drapeau européenENFANCE MALTRAITÉE DANS L’UNION EUROPÉENNE

 

Notre vocation première, nous priants d’UEDLP, est la prière pour les enfants maltraités. Depuis 11 ans, les différents bulletins ont abordé de nombreux sujets parlant de la maltraitance faite aux enfants. Aujourd’hui nous voudrions aborder le sujet grave de la législation européenne au sujet des enfants. Il ne s’agit pas, en ces temps de crise, de prendre position pour ou contre l’Europe, mais de nourrir notre prière et notre oraison. Au-delà des drames familiaux, les désaccords entre les États Européens sur le divorce entre binationaux ou la législation de certains autres sont la source de vraies maltraitances.

Récemment nous a été confiée la souffrance d’un enfant de 6ème dans un collège auvergnat. A 11 ans, Léo ( le prénom a été changé pour plus de discrétion) est en échec scolaire depuis la rentrée. Il s’intéresse fort peu aux cours et ne cesse de s’agiter, d’agir et de parler comme un enfant de 5 à 6 ans. Il ne souffre pas d’une

quelconque pathologie neuropsychiatrique et raisonne avec pertinence.

La source de sa souffrance ?

 Depuis de nombreuses années, suite à leur divorce,  ses parents -  mère française et père allemand - , se déchirent pour sa garde. Cet été, sa mère est allée « kidnapper » Léo qui vivait en Allemagne depuis quelque temps avec son père après que lui-même ait refusé le retour de son fils vers la France à l’issue de vacances. L’enfant est arrivé en France totalement désorienté et, bien que bilingue, il peine beaucoup pour suivre les cours.

Cet exemple a éveillé notre intérêt pour une émission "Avenue de l’Europe",  diffusée le 19 novembre dernier, sur France 3, qui traitait de deux scandales concernant les enfants dans l’Union Européenne :

1 - En Allemagne, - c’est le cas de Léo - , l’accord sur les divorces entre binationaux n’est pas respecté. Chaque année, 350 000 mariages binationaux sont célébrés dans l’Union européenne mais en parallèle ce sont 170 000 divorces qui sont prononcés. Et là, c’est un véritable casse-tête pour les couples de nationalités différentes : quelle est la loi à appliquer ? Est-ce celle du pays du mari, ou celle du pays de la femme ?

30 000 de ces divorces concernent des couples franco-allemands.

Souvent le père ou la mère possède un droit de visite des autorités françaises mais justice, police et services sociaux allemands font tout ce qui est en leur pouvoir pour que l’enfant séjournant en Allemagne ne puisse pas rencontrer son parent français quand il leur rend visite sur le territoire allemand et pire refuse que l’enfant quitte ce pays pour aller chez son parent français, en France.  Ce litige franco-allemand existe depuis plus de vingt ans.

Il y aurait à cette heure près de 150 affaires en cours  et environ 2000 enfants qui seraient retenus outre-Rhin, au mépris du droit européen et international.

Un espoir peut-être : en 2012 L’Allemagne et la France devraient signer un accord pour éviter ces situations dramatiques.

Que notre prière commune soutienne les discussions préalables et pour qu’enfin un accord mette fin à cette maltraitance faite aux enfants binationaux.

 

2 - En Grande-Bretagne, cela fait des années que le gouvernement a pris des mesures radicales au nom de la protection de l'enfance. Des milliers d'enfants sont retirés tous les ans de force à leurs parents par les services sociaux pour être placés à l'adoption.

Le  gouvernement britannique de Tony Blair a, en 2002, fixé à ses services sociaux de protection des mineurs des objectifs chiffrés en matière d’adoption d’enfants et a accompagné cette mesure d’un bonus financier pour les plus « performants ». Cette mesure était apparemment envisagée afin de récompenser les services sociaux qui réussiraient à faire placer les enfants difficiles à adopter, c’est-à-dire ceux âgés ou atteints de pathologies.

Mais cette politique, dictée par des motifs d’apparence humanitaire débouche depuis quelques années sur des dérives qui brisent irrémédiablement des vies et des familles.

De nombreux parents britanniques dénoncent de véritables enlèvements d’enfants pour des motifs complètement futiles ou totalement faux.

Les services sociaux privilégient les bébés car ceux-ci, très faciles à faire adopter, leur permettent aisément d’atteindre les « quotas » d’adoption et donc de bénéficier du bonus financier.

Faisant état d’une simple inquiétude sur la capacité d’une future mère à s’occuper de son enfant à naître, -  le reportage montrait une mère sourde qui s’était vu retirer son enfant dès la naissance sous prétexte qu’elle n’entendrait pas ses pleurs -  et alors même qu’il n’existe aucun fait présent et avéré de maltraitance, les services sociaux sollicitent, mais surtout obtiennent, des autorisations judiciaires d’enlever des bébés à peine nés dans les maternités.

Des centaines de femmes sont accusées de "future négligence" ou "futur dommage émotionnel" de leur enfant, dès les premiers jours de la grossesse… On leur enlève le nourrisson à la naissance et on leur enlèvera ainsi chaque nouveau bébé.

Sur 10 000 enfants par an environ retirés à leurs parents, John Hemming, député libéral démocrate de Birmingham, estime à environ 1000 enfants adoptés à tort par an dans le Royaume-Uni.

øøø

Que dire de plus …

Aussi unissons-nous dans la prière et  :

Prions avec Saint Benoit, patron de l’Europe, en communion avec le Bienheureux Jean-Paul II, auteur de cette prière :

"  O saint Patriarche, nous vous invoquons. Levez vos bras paternels largement ouverts vers la Très Sainte Trinité et priez pour le monde, pour l'Église, et particulièrement pour l'Europe, pour votre Europe dont vous êtes le patron céleste.

Pour que celle-ci n'oublie pas, ne refuse pas, ne rejette pas l'extraordinaire trésor de la foi chrétienne qui, pendant des siècles a animé et fécondé l'histoire et le progrès moral, civil, culturel, artistique de ses différentes nations.

Que, par la vertu de sa matrice chrétienne, elle soit porteuse et génératrice d'unité et de paix parmi les peuples du continent et ceux du monde entier.

Qu'elle garantisse à tous ses citoyens la sérénité, la paix, le travail, la sécurité, les droits fondamentaux, comme ceux qui concernent la religion, la vie de famille, le mariage. Amen. "

 

Prions aussi avec Sainte Brigitte de Suède, Sainte Catherine de Sienne et Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix, copatronnes de l'Europe pour ces enfants, leurs parents, mais aussi les personnes des services sociaux, les juges, de la police et les législateurs :

     " Que Notre Dieu, Père et Miséricordieux, répande sur eux l’Esprit afin que les enfants ne soient plus les victimes des systèmes administratifs et législatifs de ces pays.

       Que chacun des protagonistes de ces affaires reconnaisse en Jésus la source inépuisable d’Amour Infini qui lui est inlassablement proposée et qu’il s’y abreuve pour que chacune de ses décisions ne soit dictée que par l’Amour et la compassion.

       Prions Marie, Mère entre toutes les mères, et demandons-lui d’intercéder auprès de la Divine Trinité pour qu’enfants et parents trouvent la consolation et l’apaisement au cœur de leurs épreuves. Amen "