UEDLP - Un Enfant Dans La Prière

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19 novembre 2016

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21 mai 2007

Mars 2012 De petites flammes de Miséricorde en Foyer de Miséricorde

De petites flammes de Miséricorde

en Foyer de Miséricorde

IMG_7367Nous, nous croyons à la force aussi humble qu'efficace de la prière, parce que Dieu ne peut achever l'œuvre de salut qu'avec l'accueil, l'ouverture de nos cœurs.

Le monde nouveau n'est pas le fruit de nos bras, mais le don de Dieu que nous accueillons et qu'alors nous pouvons un peu apporter à ce monde.

UEDLP, c'est de l'infiniment petit pour de l'infiniment grand.

C'est pour cela qu'UEDLP est aussi modeste dans sa proposition : un priant, deux prénoms, et l'humble, simple et fidèle prière dans le secret de son cœur.

C'est pour cela aussi, pour la priorité de la prière, qu'UEDLP est aussi sobre de moyens. Une enveloppe ou un mail par trimestre, et quelques timbres reçus.

UEDLP, c'est de l'infiniment petit pour de l'infiniment grand.

Il nous est arrivé dans telle ville, dans telle région, d'inviter les priants à se retrouver le temps d'une messe, d'un partage, d'un petit repas partagé.

Dernièrement, en janvier à la cathédrale de Senlis, le curé et la paroisse nous ont reçus, pour dire et proposer UEDLP. Vingt et un nouveaux priants nous ont rejoints.

Ce fut l'occasion d'inviter à cette messe les cinquante priants du Doyenné. Une vingtaine d'entre eux ont eu la joie de pouvoir venir, prier, et aussi se saluer.

Un moment d'amitié fraternelle, de ceux qui se connaissaient, de ceux qui ne se connaissaient pas, de ceux qui se connaissaient sans se savoir unis dans cette belle prière.

Joie simple, fraiche, évangélique.

Nous nous sommes dit qu'il pourrait être voulu par certains, une fois de temps en temps, de se rencontrer pour un tel moment.

Oui, mais à quelques conditions : la légèreté, la rareté, qu'UEDLP ne succombe pas à l'inflation. Et la liberté surtout, de la prière et même, de ne pas répondre à une invitation.

Et nous en informer soit par courrier, soit par mail ( voir le cartouche au dos de la feuille ) pour que nous soyons, à distance, en communion avec vous par la prière, par le cœur, tout simplement et rien de plus.

Alors si dans une paroisse, un doyenné, certains voulaient une fois en passant, ou une fois l'an, se saluer, se rencontrer, ils pourraient être un instant, quelques petites flammes de Miséricorde réunies en un Foyer de Miséricorde.

Foyer, ce mot si beau, si chrétien, comme le Foyer des Focolari, comme les Foyers de Charité, ...

Se retrouver autour du 15 février, fête de Saint-Claude La Colombière ? Ou le 2ème dimanche après Pâques, depuis Jean-Paul II, appelé dimanche de la Miséricorde ? Ou à la fin printemps, le jour du Sacré Cœur ?

Se retrouver avec un moment fraternel, avec nos deux prénoms, avec les prières reçues dans la 1ère enveloppe, avec les litanies du Sacré Cœur ou le Chapelet de la Miséricorde de Sœur Faustine (voir le feuillet n°50)... ou encore pourquoi pas, avec un acte d'offrande des deux prénoms à l'offertoire de la messe, dans vos cœurs ou même formellement si le curé le veut bien ? (Profitez-en pour l'inviter à être des nôtres ... la prière d'un prêtre, d'un pasteur, d'un père, a sa particularité dans le cœur de Dieu!).

UEDLP, c'est de l'infiniment petit pour de l'infiniment grand.

Voilà, de-ci de-là, une rencontre des Petites Flammes de Miséricorde réunies un instant en un Foyer de Miséricorde.

Mais surtout, dans la liberté, dans la légèreté, dans la simplicité, dans la joie, ... et dans le cœur du Seigneur, source de toute Miséricorde, pour l'enfant, pour l'adulte, pour nous, pour l'humanité.

En février, à Chantilly, s’est réuni le 1er "Foyer de Miséricorde" : des Petites Flammes de Miséricorde du Secteur pastoral du Noyonnais (diocèse de Beauvais) : un repas partagé avec simplicité et bonheur, riche d'échanges sur notre union, suivi d'une messe toute simple au cours de laquelle, chacun a pu nommer, mi-prière universelle, mi-offertoire, les deux prénoms reçus voici 5 ou 8 ans ou même 3 semaines.

Et aussi, cette famille où des enfants ont voulu prendre leur part à la prière de leurs parents. Comme le dit Grâce du haut de ses dix ans : "Si nous sommes des petites Flammes de Miséricorde, c'est Jésus qui sera le soufflet pour souffler sur les braises et faire que les flammes soient belles."

… Petit  "Foyer de Miséricorde"  domestique.

 

" L'Esprit et l'Église disent : 'Viens Seigneur Jésus'.", Apo 22, 17.

Enfin, juste à rappeler :

Du Seigneur Lui-même : "Je suis venu apporter un feu sur la terre, et comme je voudrais qu'il soit déjà allumé !" Luc 12, 49

Et aussi, de Jean-Paul II qui rappelait aux jeunes des JMJ de France en 1997, ce mot de Sainte Catherine de Sienne : "Si vous êtes ce que vous devez être, vous mettrez le feu au monde".

Et aussi la mémoire de l'apparition à Paray-le-Monial, du Cœur incandescent du Seigneur Jésus à Sainte Marguerite-Marie.

 

Petites Flammes, petits Foyers, ... bonne combustion !

                                                                                                     Père Bruno

  +~+~+

Dieu, Père miséricordieux, qui as révélé Ton amour
dans ton Fils Jésus-Christ, et l'as répandu sur nous
dans l'Esprit Saint Consolateur, nous Te confions aujourd'hui
le destin du monde et de chaque homme.


Penche-toi sur nos péchés, guéris notre faiblesse,
vaincs tout mal, fais que tous les habitants de la terre
fassent l'expérience de Ta Miséricorde,
afin qu'en Toi, Dieu Un et Trine,
ils trouvent toujours la source de l'Espérance.


Père éternel, pour la douloureuse Passion
et la Résurrection de ton Fils, accorde-nous Ta miséricorde,
ainsi qu'au monde entier !
Amen.

Bx Jean-Paul II le 17 août 2002

lors de la célébration de la dédicace du nouveau sanctuaire

de la Divine Miséricorde à Cracovie

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20 mai 2007

déc 2011 Enfance maltraitée dans l'Union Européenne

drapeau européenENFANCE MALTRAITÉE DANS L’UNION EUROPÉENNE

 

Notre vocation première, nous priants d’UEDLP, est la prière pour les enfants maltraités. Depuis 11 ans, les différents bulletins ont abordé de nombreux sujets parlant de la maltraitance faite aux enfants. Aujourd’hui nous voudrions aborder le sujet grave de la législation européenne au sujet des enfants. Il ne s’agit pas, en ces temps de crise, de prendre position pour ou contre l’Europe, mais de nourrir notre prière et notre oraison. Au-delà des drames familiaux, les désaccords entre les États Européens sur le divorce entre binationaux ou la législation de certains autres sont la source de vraies maltraitances.

Récemment nous a été confiée la souffrance d’un enfant de 6ème dans un collège auvergnat. A 11 ans, Léo ( le prénom a été changé pour plus de discrétion) est en échec scolaire depuis la rentrée. Il s’intéresse fort peu aux cours et ne cesse de s’agiter, d’agir et de parler comme un enfant de 5 à 6 ans. Il ne souffre pas d’une

quelconque pathologie neuropsychiatrique et raisonne avec pertinence.

La source de sa souffrance ?

 Depuis de nombreuses années, suite à leur divorce,  ses parents -  mère française et père allemand - , se déchirent pour sa garde. Cet été, sa mère est allée « kidnapper » Léo qui vivait en Allemagne depuis quelque temps avec son père après que lui-même ait refusé le retour de son fils vers la France à l’issue de vacances. L’enfant est arrivé en France totalement désorienté et, bien que bilingue, il peine beaucoup pour suivre les cours.

Cet exemple a éveillé notre intérêt pour une émission "Avenue de l’Europe",  diffusée le 19 novembre dernier, sur France 3, qui traitait de deux scandales concernant les enfants dans l’Union Européenne :

1 - En Allemagne, - c’est le cas de Léo - , l’accord sur les divorces entre binationaux n’est pas respecté. Chaque année, 350 000 mariages binationaux sont célébrés dans l’Union européenne mais en parallèle ce sont 170 000 divorces qui sont prononcés. Et là, c’est un véritable casse-tête pour les couples de nationalités différentes : quelle est la loi à appliquer ? Est-ce celle du pays du mari, ou celle du pays de la femme ?

30 000 de ces divorces concernent des couples franco-allemands.

Souvent le père ou la mère possède un droit de visite des autorités françaises mais justice, police et services sociaux allemands font tout ce qui est en leur pouvoir pour que l’enfant séjournant en Allemagne ne puisse pas rencontrer son parent français quand il leur rend visite sur le territoire allemand et pire refuse que l’enfant quitte ce pays pour aller chez son parent français, en France.  Ce litige franco-allemand existe depuis plus de vingt ans.

Il y aurait à cette heure près de 150 affaires en cours  et environ 2000 enfants qui seraient retenus outre-Rhin, au mépris du droit européen et international.

Un espoir peut-être : en 2012 L’Allemagne et la France devraient signer un accord pour éviter ces situations dramatiques.

Que notre prière commune soutienne les discussions préalables et pour qu’enfin un accord mette fin à cette maltraitance faite aux enfants binationaux.

 

2 - En Grande-Bretagne, cela fait des années que le gouvernement a pris des mesures radicales au nom de la protection de l'enfance. Des milliers d'enfants sont retirés tous les ans de force à leurs parents par les services sociaux pour être placés à l'adoption.

Le  gouvernement britannique de Tony Blair a, en 2002, fixé à ses services sociaux de protection des mineurs des objectifs chiffrés en matière d’adoption d’enfants et a accompagné cette mesure d’un bonus financier pour les plus « performants ». Cette mesure était apparemment envisagée afin de récompenser les services sociaux qui réussiraient à faire placer les enfants difficiles à adopter, c’est-à-dire ceux âgés ou atteints de pathologies.

Mais cette politique, dictée par des motifs d’apparence humanitaire débouche depuis quelques années sur des dérives qui brisent irrémédiablement des vies et des familles.

De nombreux parents britanniques dénoncent de véritables enlèvements d’enfants pour des motifs complètement futiles ou totalement faux.

Les services sociaux privilégient les bébés car ceux-ci, très faciles à faire adopter, leur permettent aisément d’atteindre les « quotas » d’adoption et donc de bénéficier du bonus financier.

Faisant état d’une simple inquiétude sur la capacité d’une future mère à s’occuper de son enfant à naître, -  le reportage montrait une mère sourde qui s’était vu retirer son enfant dès la naissance sous prétexte qu’elle n’entendrait pas ses pleurs -  et alors même qu’il n’existe aucun fait présent et avéré de maltraitance, les services sociaux sollicitent, mais surtout obtiennent, des autorisations judiciaires d’enlever des bébés à peine nés dans les maternités.

Des centaines de femmes sont accusées de "future négligence" ou "futur dommage émotionnel" de leur enfant, dès les premiers jours de la grossesse… On leur enlève le nourrisson à la naissance et on leur enlèvera ainsi chaque nouveau bébé.

Sur 10 000 enfants par an environ retirés à leurs parents, John Hemming, député libéral démocrate de Birmingham, estime à environ 1000 enfants adoptés à tort par an dans le Royaume-Uni.

øøø

Que dire de plus …

Aussi unissons-nous dans la prière et  :

Prions avec Saint Benoit, patron de l’Europe, en communion avec le Bienheureux Jean-Paul II, auteur de cette prière :

"  O saint Patriarche, nous vous invoquons. Levez vos bras paternels largement ouverts vers la Très Sainte Trinité et priez pour le monde, pour l'Église, et particulièrement pour l'Europe, pour votre Europe dont vous êtes le patron céleste.

Pour que celle-ci n'oublie pas, ne refuse pas, ne rejette pas l'extraordinaire trésor de la foi chrétienne qui, pendant des siècles a animé et fécondé l'histoire et le progrès moral, civil, culturel, artistique de ses différentes nations.

Que, par la vertu de sa matrice chrétienne, elle soit porteuse et génératrice d'unité et de paix parmi les peuples du continent et ceux du monde entier.

Qu'elle garantisse à tous ses citoyens la sérénité, la paix, le travail, la sécurité, les droits fondamentaux, comme ceux qui concernent la religion, la vie de famille, le mariage. Amen. "

 

Prions aussi avec Sainte Brigitte de Suède, Sainte Catherine de Sienne et Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix, copatronnes de l'Europe pour ces enfants, leurs parents, mais aussi les personnes des services sociaux, les juges, de la police et les législateurs :

     " Que Notre Dieu, Père et Miséricordieux, répande sur eux l’Esprit afin que les enfants ne soient plus les victimes des systèmes administratifs et législatifs de ces pays.

       Que chacun des protagonistes de ces affaires reconnaisse en Jésus la source inépuisable d’Amour Infini qui lui est inlassablement proposée et qu’il s’y abreuve pour que chacune de ses décisions ne soit dictée que par l’Amour et la compassion.

       Prions Marie, Mère entre toutes les mères, et demandons-lui d’intercéder auprès de la Divine Trinité pour qu’enfants et parents trouvent la consolation et l’apaisement au cœur de leurs épreuves. Amen "


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19 mai 2007

sept 2011 Le chapelet de la Divine Miséricorde

Bonjour à tous et à toutes.

Pour beaucoup, l’heure de la rentrée a sonné. C’est souvent le moment de reprendre un emploi du temps plus régulier, de retrouver sa place dans telle ou telle équipe paroissiale, de retrouver les collègues ou de nouveaux élèves  ( un clin d’œil aux enseignants ). C’est aussi, parfois, l’occasion de démarrer une nouvelle activité, de s’inscrire à un club ou à une association …

Aussi aujourd’hui, nous voulons vous proposer une nouvelle source de prière que certains, beaucoup peut-être, connaissent déjà, et tant mieux : prier avec un  chapelet bien particulier ...

"Le Chapelet de la Divine Miséricorde"

Pourquoi une telle démarche dans le cadre de l’UEDLP ?

Parce que l'œuvre de Dieu est maillée de mille et mille fils, pour tisser l'étoffe de sa Parole ou le filet de pêche de ses enfants. Il est évident qu'UEDLP n'est qu'un de ces fils que Dieu lui-même tisse en notre époque. Notre prière appartient à tout un mouvement que Dieu suscite et fait croître sur le thème de la Miséricorde.

Il nous est donc paru évident de trouver ressource dans la prière du chapelet de la Miséricorde. Le Seigneur, de façon puissante, nous appelle à la miséricorde pour les enfants et plus encore pour les adultes, et en donne un chemin selon son cœur. Telle est cette belle intuition de prière qui ne peut qu'éclairer notre chemin de "petites flammes de Miséricorde".

Ce chapelet est du don du ciel par Sœur Faustine, et de l'Église par Jean-Paul II. Ce dernier en institua, en dévotion privée, mais ô combien encouragée, la neuvaine, du Vendredi Saint au Dimanche de la Miséricorde, en Octave de Pâques ... et le ciel voulut que ce grand pape mourut, ou plutôt passa au ciel, le samedi 2 avril 2005 à 21h53, en la fête de la Divine Miséricorde.

La fête de la Divine Miséricorde a été décrétée depuis le 5 mai 2000 dans la liturgie de l’Église Universelle par notre Pape Jean-Paul II.

sainte_faustineDieu a choisi cette jeune fille polonaise Sœur Faustine (Hélène Kowalska 1905-1938), qui vivait une vie intérieure très profonde, mais simple et sans instruction comme l’apôtre de sa miséricorde.

Le 14 septembre 1935 : notre Seigneur enseigne ce chapelet à Sœur Faustine. Jésus lui a confié une mission adressée à toute l’humanité.

« Ma miséricorde enveloppera les âmes qui réciteront ce chapelet pendant leur vie et surtout à l’heure de la mort…les profondeurs de ma miséricorde sont émues pour tous ceux qui récitent ce chapelet. Inscris ces mots, ma fille, parle au monde de ma miséricorde. Que l’humanité toute entière apprenne à connaître mon insondable miséricorde ; c’est un signe pour les derniers temps. Après viendra le jour de la justice ».

image002Le 22 février 1931 au soir : Apparition du Christ

de la Miséricorde où Il lui demande de peindre

ce tableau qui figure avec l’inscription

« Jésus, j’ai confiance en Toi »

Le 10 janvier 1934, Jésus ordonne à Sœur

Faustine de célébrer cette fête le premier

dimanche après Pâques.

Le 18  avril 1993, Sœur Faustine est béatifiée

par le Pape Jean-Paul II à Rome et canonisée

le 30 avril 2000.

Ce que dit le Seigneur à Sœur Faustine sur la fête de la Miséricorde Divine :

« En ce jour-là les écluses de ma miséricorde sont ouvertes. Je déverse un océan de grâces sur les âmes qui s’approcheront de la source de ma miséricorde. Toute âme qui s’approchera de la confession et de la sainte communion recevra le pardon complet de ses fautes et remise de leur punition, je désire accorder une indulgence plénière à ces âmes.  Qu’aucune âme n’ait peur de s’approcher de Moi, même si ses péchés sont comme l’écarlate. Ma miséricorde est si grande que pendant l’éternité, aucun esprit, ni humain ni angélique, ne saurait approfondir tout ce qui est sorti des profondeurs de ma miséricorde… La fête de la Miséricorde est issue de mes entrailles. »

Parmi les promesses associées à ce chapelet par Jésus Christ à Sainte Faustine on peut citer:

  • « Ma fille, incite les âmes à dire ce chapelet que je t’ai donné. Il me plaît de leur accorder tout ce qu’elles me demanderont en disant ce chapelet
  •  « Les prêtres le donneront aux pécheurs comme une ultime planche de salut; même le pécheur le plus endurci , s’il récite ce chapelet une seule fois obtiendra la grâce de mon infinie miséricorde.»

 

AUSSI PRIONS LE CHAPELET DE LA DIVINE MISÉRICORDE pour les enfants victimes mais aussi pour les adultes maltraitants

Le Christ à Sœur Faustine : « Ma fille, à chaque fois que tu entendras l’horloge sonner trois heures, plonge-toi toute entière en ma Miséricorde, adore-la et glorifie-la. […] A cette heure-là, tu peux tout obtenir pour toi et pour les autres. […] En cette heure, je ne saurais rien refuser à l’âme qui me prie par ma Passion. C’est une heure de grande miséricorde pour le monde entier »

 

chapeletA réciter sur un chapelet normal, de préférence à 15 heures.

Commencer par : Je crois en Dieu, Notre Père, Je vous salue Marie.

Puis, sur les gros grains : Père Eternel, je t’offre le Corps et le Sang, l’Âme et la Divinité de ton Fils bien-aimé, notre Seigneur Jésus-Christ, en réparation de nos péchés et ceux du monde entier.

Sur les 10 petits grains : Par sa douloureuse passion, sois miséricordieux pour nous et le monde entier.

A la fin de chaque dizaine : Dieu Saint, Dieu Fort, Dieu Eternel, sois miséricordieux pour nous et le monde entier.

A la fin du chapelet, par 3 fois : Jésus, j’ai confiance en toi.

Pour finir : Sang et Eau sortis du Sacré-Cœur de Jésus comme source de miséricorde, soyez miséricordieux pour nous et le monde entier.

Acte de consécration du monde entier à la Miséricorde Divine
par Jean Paul II

Lors de son voyage en Pologne en août 2002, le pape Jean Paul II a célébré la dédicace du nouveau sanctuaire de la Divine Miséricorde à Cracovie. Au cours de l’homélie, il a confié solennellement le monde entier à la Divine Miséricorde:

Dieu, Père miséricordieux, qui as révélé Ton amour dans ton Fils Jésus-Christ,
et l'as répandu sur nous dans l'Esprit Saint Consolateur, nous Te confions aujourd'hui le destin du monde et de chaque homme.
Penche-toi sur nos péchés, guéris notre faiblesse, vaincs tout mal, fais
que tous les habitants de la terre fassent l'expérience de ta miséricorde,
afin qu'en Toi, Dieu Un et Trine, ils trouvent toujours la source de l'espérance.
Père éternel, pour la douloureuse Passion et la Résurrection de ton Fils,
accorde-nous ta miséricorde, ainsi qu'au monde entier!
Amen.

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18 mai 2007

Juin 2011 Seigneur, envoie-moi un signe !

Seigneur, envoie-moi un signe ! 

IMG_6289Bonjour à tous et à toutes.

Notre petite chaine de prière regroupe aujourd’hui plus de 570 priants … Discrètement, avec délicatesse, Dieu nous guide sur un chemin de miséricorde et nous fait prendre part à cette immense prière qui monte jusqu’à Lui et que l’Esprit nous suggère.

Un mail reçu me donne de vous écrire ce petit éditorial : " A mon humble avis, il est important, quand même, pour un chrétien de savoir si sa prière a abouti... ou fait changer les choses. Notre prière est, dans la foi, toujours efficace, même si le résultat ne se réalise pas toujours selon nos conceptions humaines  mais selon la volonté de notre Père, infiniment bon, qui ne veut pour nous tous que le "meilleur".Car, lorsque nos demandes et nos souhaits ont abouti, et si nous le savons, en toute discrétion évidemment comme il se doit, nous pouvons alors être dans la louange et la joie, et notre Père aime cela.

En communion de prière, E.

 

Comme E., nombre d’entre vous nous demandent des nouvelles de l’enfant confié, voire de l’adulte : que devient-il ? Vit-il mieux ? Ses tourments ont-ils cesser ? Et cet adulte, a-t-il enfin mesuré sa petitesse ? A-t-il demandé pardon ? Tant de questions. Nous croyons en Dieu, en l’effet de la prière, mais il nous faut des signes.

Sans ces signes tant attendus, nous sommes dans l’expectative …et si notre prière ne portait pas de fruit ! Et si cet enfant continuait à souffrir … … " non pas cet enfant que je porte tous les jours dans la douceur de ma prière, que je dépose sur l’autel à chaque eucharistie. Non, Seigneur, pitié pour lui ! "

J’avoue avoir aussi demandé un signe … il y a 11 ans lorsque à force de réfléchir à comment aider, davantage encore, ces enfants que je pouvais croiser dans ma vie professionnelle, je suis allée à Paray le Monial. Trois jours à prier devant le Saint Sacrement, adorant le Cœur du Christ, demandant s’il fallait aller plus avant dans cette petite œuvre de prière. Ne pas savoir, ne pas oser suivre ce pressentiment que le Seigneur avait mis en mon intime, ne pas trouver en mon cœur la confiance absolue en ce que Dieu me demandait. J’avais besoin d’un signe … "Seigneur, donne-moi un signe, et je suivrai ta route, j’obéirai ".Trois jours de jeûne et de prière, et de larmes. En reprenant le train, je quittais Paray, triste, épuisée, déchirée entre cette demande insistante que Dieu m’avait faite et mon attente obstinée d’un signe.

Rentrée dans ma paroisse, une rencontre avec Père Bruno, mon père spirituel, m’a fait doucement comprendre que la foi seule suffisait et que le plus important était de faire la volonté de Dieu. Alors, un genou à terre, j’ai accepté. Dans la foi, le Seigneur m’avait progressivement amenée à répondre à son appel. Les personnes à qui je m’étais ouverte de ce projet ont tout de suite dit oui pour former une petite équipe de rédaction et Père Bruno acceptait d’être le prêtre-accompagnateur de l’UEDLP. A la messe du lendemain, nous avions prévu notre première annonce et de fait les premiers priants nous rejoignaient.

Mais ma foi n’étant que faiblesse, après une réunion de travail tardive, je décidais de me rendre, bien qu’il soit très tard, dans un oratoire accessible à cette heure avancée du soir. Après avoir accepté le matin, trouvé une équipe et un prêtre, prévu le lancement le lendemain d’UEDLP, je me retrouvais face au Saint Tabernacle, demandant encore un signe… : "Seigneur, j’ai accepté de répondre à ta demande mais si c’est vraiment ta demande, envoie-moi un signe, fait que quelqu’un vienne prier à l’instant dans cet oratoire !".Alors devant tant d’incrédulité, j’ai enfin reçu un signe : une personne est entrée dans cet oratoire, au cœur de la nuit. Le Seigneur avait eu pitié de moi et surtout de mon manque de foi.

Un témoignage cependant peut nous réconforter : une enseignante qui nous avait demandé de trouver un priant pour un jeune garçon qui était en souffrance, a vu quelques jours après que l’enfant soit confié, une très nette amélioration dans le vécu de ce jeune qui a recommencé à sourire et à vouloir accepter de l’aide.
Sinon, rien d'autre .... mais notre prière a-t-elle besoin de ces signes, a-t-elle besoin de savoir si l'enfant va bien ou pas ? Notre prière est en communion avec les Saints, elle est confiante en l'Amour de Dieu et elle sait que Dieu peut tout. Ce que nous ne pouvons voir ou savoir est toujours dans la main de Dieu. Dieu est Père et il sait plus que nous ce qui est bien et bon pour chacun de ses enfants.

N'est-il pas le sens de la totale gratuité de notre prière que d'en abandonner le fruit  à Dieu seul ;  n'est-il pas de Lui rendre grâce pour l'humilité qu'Il a de nous donner de prier ?

Faut-il toujours mesurer notre louange et ce que nous savons, ou bien la laisser s'épanouir à la seule pensée de l'envergure de l'œuvre de Miséricorde de Dieu ?

Mais si vous êtes comme moi, à demander quand même un signe, alors posons-nous la question de ce qui a changé en nous, dans notre prière.

Aurions-nous été capable de prier pour un maltraitant comme nous le faisons aujourd'hui ? Aurions-nous été capable de suivre ce chemin de conversion du cœur qui, confronté à nos propres faiblesses, nous donne de mesurer, un petit iotas de plus, l'incommensurable Miséricorde de Dieu pour nous tous.

Le signe n'est-il pas tout simplement le chemin parcouru dans notre vie, notre prière, notre foi ? Certains nous ont d’ailleurs témoigner avoir retrouver le goût de la prière journalière.

Nous sommes plus de 550 aujourd'hui à être chaque jour un peu plus des petites flammes de miséricorde qui brillent dans les ténèbres de l'incrédulité. Nous sommes plus de 550 petits signes qui démontrent que Dieu nous aime plus que tout. Vous êtes pour moi plus de 550 petits signes de sa Lumineuse Miséricorde.

Alors que notre prière commune s'élève dans un humble chant  de louange à Notre Dieu Trois fois Saint. Pardon pour notre manque de foi, Seigneur ! Merci Seigneur pour tant de bonté ! Merci Père !

Mona

 

 Et tout ce que vous demanderez dans une prière pleine de foi, vous l'obtiendrez. "

Matthieu  21,22

 

" Les autres disciples dirent à Thomas : ' Nous avons vu le Seigneur ! ' Mais il leur dit : ' Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, ..., non, je ne croirais pas '. Huit jours après ... "

Jean 20,24


Donc aujourd'hui, moi du moins, je n'ai pas besoin de signes. Pourquoi ? C'est que j'ai appris à avoir foi dans le Seigneur, indépendamment de tout signe. L'infidèle a besoin de garantie ; mais moi qui suis un fidèle, je n'ai besoin ni de garantie, ni de signe ; bien que je ne parle pas une langue miraculeusement, je sais que j'ai été purifié de mes péchés. Les hommes d'alors n'auraient pas cru, s'ils n'avaient pas reçu un signe; voilà pourquoi des signes leur furent donnés comme garantie de la foi qu'on leur demandait. Pour prouver que ce n'était pas aux fidèles, mais aux infidèles que des signes étaient donnés, afin de les rendre fidèles, Paul dit : " Les signes ne sont pas pour ceux qui croient, mais pour ceux qui ne croient pas " (I Cor., XIV, 22). Comprenez-vous que Dieu ne nous fait pas outrage, que c'est au contraire par estime pour nous qu'il a supprimé la manifestation des signes ? Il a voulu montrer que notre foi est indépendante des garanties et des signes, voilà pourquoi Dieu a fait ce qu'il a fait : les hommes d'autrefois demandaient avant tout un signe, une garantie pour croire Dieu  sur les choses invisibles ; mais moi, indépendamment de tout cela, je montre une foi entière : Voilà donc pourquoi il n'y a plus de signes aujourd'hui. 

Saint Jean Chrysostome (354-407)

Extrait de la Première Homélie sur la Pentecôte

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Mars 2011 Les 2, puis 3, puis 4 prénoms d' "UEDLP

 

IMG_2723Les 2, puis 3, puis 4 prénoms d' "Un Enfant Dans La Prière" !

 

Voici plus de 11 ans qu'UEDLP a vu le jour. Dès le début l'évidence des deux prénoms - de l'enfant et de l'adulte - était là, dans le cœur de la petite équipe fondatrice, mais, que de chemin depuis, quel mûrissement dans nos cœurs !

~ Une œuvre gratuite, au sens de sans retour : nous ne savons rien d'autre que ce prénom à la différence d'autres associations. Je pense à cet enfant du Tibet "adopté" à distance par ma propre sœur, afin qu'aidé, il reste dans son milieu naturel. Courriers, photos, infos de sa scolarité rythme le soutien ... Pour l'enfant qui m'est confié à moi, Père Bruno, je ne peux qu'imaginer qu'elle doit avoir dans les 20 ou 25 ans. Bonne route "jeune fille" !

~ Une œuvre durable, au sens de sans fin : un militant du Secours Catholique arrête un jour, au plus tard à sa mort. Mais un engagement dans la prière ne peut que continuer au ciel. Thérèse de Lisieux continue sa mission. C'est pourquoi nous ne rayons jamais un priant passé au ciel. A ce jour, nous sommes 551, dont 29 au ciel.

 

Mais bien vite, nous avons appris que l'intuition de Dieu que nous avions porté dans notre projet, nous invitait à nommer un troisième prénom, le nôtre ! Et de fait, alors qu'il était évident de prier pour un enfant maltraité, combien il nous était moins évident de prier pour un adulte ayant maltraité un de ces petits. Notre groupe n'a jamais osé s'appeler "Un Enfant Et Un Adulte Dans La Prière", et à chaque nouveau membre qui nous contacte, nous donnons d'abord dans le premier courrier, le nom de l'enfant qui lui est confié et, ensuite, celui de l'adulte, comme s'il fallait un peu de temps pour se familiariser avec quelque chose de plus difficile ! Il y eut cette demande, unique mais oh combien symptomatique, d'une personne nous demandant juste le prénom d'un enfant. Impossible à UEDLP.

Ainsi donc, il devient évident que nous devions prier aussi pour nous-mêmes. C'est le cadeau d'UEDLP, que de nous faire sentir que nous n'aimons pas le pauvre et que, de prier pour lui, c'est pour nous un effort pas facile. Si Jésus nous a commandé de prier pour nos ennemis et ceux qui nous font souffrir, il sait ce qu'il fait et combien il nous donne de mettre ainsi, par cette prière difficile, le doigt sur la pauvreté, autre mais réelle, de notre propre cœur.

 

Est-ce là tout ? Non. Peu à peu, l'effort combiné à la grâce produit son fruit. Une paroissienne engagée en aumônerie de maison de retraite voulu confier deux prénoms à une des mamies. Elle la voyait douloureuse, ulcérée par une autre résidente qu'elle jugeait comme méchante et insupportable. Ma paroissienne ne jugeait ni la plaignante malheureuse, ni l'autre, dite méchante. Mais elle s'était dit qu'en confiant ces deux prénoms à la résidente malheureuse, peut-être que celle-ci en recevrait un fruit de grâce et de lucidité, qu'elle pourrait prendre un peu de distance avec sa propre douleur, et se dire que si elle priait pour un adulte maltraitant, elle pouvait peut-être aussi entrer en démarche de miséricorde pour cette insupportable voisine, et prier pour elle ?!

La leçon est intéressante. Notre miséricorde, notre charité va en cercles concentriques ; on aime et pardonne plus à ceux qui nous sont chers, et plus on s'éloigne de notre cœur, moins l'autre à ce crédit à notre regard, et nous avons de moins en moins de bienveillance pour ceux-là. C'est simple. Il est plus facile de prier pour l'enfant maltraité que pour l'adulte maltraitant. Mais il est plus facile de prier pour l'adulte maltraitant qui m'est lointain, inconnu, que pour l'adulte que m'agresse moi, concrètement.

Ce que Dieu nous dit de son amour, c'est que Lui, il aime le lointain comme le prochain, et le prochain comme le lointain. Il a pour chacun d'entre nous le meilleur amour qu'une mère donne à son enfant, riche, ou pauvre de blessure ou de péché. Pour être saint comme Dieu nous y appelle, il nous faudrait porter à celui qui nous agace et nous insupporte, l'amour que nous portons à notre propre enfant dans sa misère.

 

Je me rappelle cette autre paroissienne, engagée dans une aumônerie de psychiatrie. Elle était généreuse, créative, communicante, bref, elle me paraissait le beau visage de la charité de notre Église. Mais hélas, le prêtre aumônier ne semblait pas penser la même chose de cette dame et d'après elle, celui-ci, borné, imbus de son pourvoir clérical, la contredisait sur tout, lui reprochant ce que d'autres trouvaient efficace chez elle, mais qui de son autorité à lui, contrevenait à la règle de l'aumônerie dans un tel établissement. Le cœur et la loi, bref, deux points de vue irréconciliables, et une détresse sans borne chez ma paroissienne de plus en plus marginalisée. Il me fallut du temps pour lui faire toucher du doigt cette question de "son pauvre à elle". Il ne s'agissait pas des malades, mais ... de son aumônier. Je ne jugeais pas du fond, mais me mettant dans sa logique à elle, je l'invitais à distinguer sa légitime bataille si telle était sa logique, pour essayer de défendre son point de vue, et le chemin spirituel pour aimer le pauvre, là, à son point de vue, cet aumônier.

 

Je poursuivais avec elle mon explication … par rapport aux malades eux-mêmes. Ils sont bien des pauvres de notre société et de notre monde. Mais dans cette relation d'aumônerie, ma paroissienne était tout à la fois Jésus qui va les visiter, et elle était la chrétienne qui va visiter Jésus en hôpital. Ils sont Jésus pour elle et elle est Jésus pour eux. Le don est symétrique, et pour chacun. Je reçois Jésus et je porte Jésus. Mais ceci dit, et oh combien important, je continuais. « Eux, ils sont tes pauvres réels, mais apparents. Les servir selon ton cœur, selon ta conscience, selon l'Evangile, c'est généreux, mais c'est aussi beau, bon, gratifiant, valorisant, et finalement, ils sont même souvent, sympas, et aussi victimes eux-mêmes de bien des choses, et de les aider te fait du bien.

Tout ça c'est juste et bon, mais ... ils ne sont pas "ton pauvre", celui qui te brime, t'écrase, te gène, t'agace, t'insupporte ... celui là, à aider, ou pour qui prier si on ne peut même pas l'aider, c'est cet aumônier. C'est lui ton pauvre, et en voici le signe, la preuve : c'est que pour lui, tu as infiniment plus de mal à prier. Pour tes malades, ça va de soi, mais pour lui, ce clerc qui, fort de sa bonne conscience, agit comme un aveugle et fait le contraire de ce que le bon sens chrétien attendrait d'un aumônier, là, ça dépasse la mesure, l'entendement, le possible. »

Le voici ce "quatrième prénom" de la chaine de miséricorde.

Etre "Petite flamme de Miséricorde",

     - pour un enfant maltraité, lointain

- pour un adulte maltraitant, lointain,

     - pour moi, au cœur dur, je le vois alors que j'ai moins d'entrain

       à aimer le pauvre adulte maltraitant, à prier pour lui,

- et finalement, pour ce prochain que je découvre, bien connu de moi

seul, encore plus difficile à porter dans ma prière.

Les trois premiers prénoms, nous les connaissons, nous vous en avons confié deux, et le troisième, c'est le votre. Le quatrième ... à vous de le chercher, devant Dieu, de le regarder, et de commencer à prier pour lui, pour elle ! Qui est-il ? Mon curé ? Ma belle-mère ? Mon patron ? Ma collègue ? Mon voisin ? ...

Et peut-être pourriez-vous vous demander de qui vous êtes, vous-même, le pauvre. A l’occasion de ce temps de Carême, pourriez-vous aller à sa rencontre… et renouer, avec lui, un contact fraternel…

Bon carême, bon examen de conscience, bonne prière.

                                                          Père Bruno

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17 mai 2007

Déc 2010 Bonne Année et témoignages

IMG_1105a"Bonne année des chrétiens"

Tout le monde connait le 1er janvier, "l'Année Civile". Les scolaires connaissent début septembre, la "Nouvelle Année scolaire". On parle parfois dans les médias de l'année du Rat ou du Chien, pour le "Nouvel An Chinois".

Le dimanche 28 novembre, 1er de l'Avent, l'Église a fêté et célébré le "Nouvel An des chrétiens".

Nous voici déjà aux portes de Noël, en ce temps de l’Avent. Puisse ce merveilleux chemin de lumière toucher vos cœurs. "Bonne année 2011", bien sûr, mais surtout "Bonne année des chrétiens, jusqu'à ce qu'il vienne".

A cette occasion, nous voulions vous laisser la parole. Aussi vous trouverez sur ce bulletin des témoignages que des priants nous ont fait parvenir…. 4 petites bougies de notre Avent !


 activites_avent_photo1_flameTout d’abord celui d’une maman toute émue devant le chemin, si rafraichissant, de sa petite fille de 9 ans et de son fils de 11 ans :

« Hier midi, la maîtresse de Katleen vient me voir , me disant que ma fille avait eu l'air très fatigué toute la matinée, ayant même du mal à garder les yeux ouverts. Étonnée, je regarde la miss qui nous avoue "Ben c'est parce que j'ai prié le chapelet toute la nuit!". Effectivement, le matin en venant la réveiller je l'avais trouvée la chapelet à la main. Du coup, le soir au moment de la prière, elle a demandé pardon à Dieu ... d'avoir trop prié! Je lui ai alors rappelé l'enseignement de Jésus qu'il y a "un temps pour tout"...

  Bastien n'est pas en reste. Vendredi dernier, en rentrant du collège, il me saute littéralement dessus :"Maman, je suis allé à la messe à midi, c'était trop bien, vraiment super ... tu devrais venir!". Il va d'ailleurs falloir que je demande des précisions à l’aumônier parce que je n'ai pas réussi à savoir en quoi c'était particulièrement super!

Le lendemain samedi, je lui annonce que ce sera son père qui ira le chercher parce que moi étant sur place, j'irai directement à la messe. "Je viens, me dit-il, je demanderai à Papa de me déposer". Et il était bien là à 18h30.

    Le lendemain dimanche, il m'annonce qu'il veut à nouveau venir. Pour le pousser un peu dans ses retranchements, je lui dis non et lui propose de rester à la maison, seul avec son frère, à faire ce qu'ils veulent ... y compris « chatter » sur internet avec les copains-copines ou jouer à des jeux vidéo dont je n'autorise l'usage qu'au compte-gouttes! Même pas tenté, il a refusé et, tout heureux, il est venu participer à sa 3ème messe en 3 jours!

Et après on s'étonne que je ne cesse de rendre grâce! »


activites_avent_photo1_flameUn second témoignage celui de M-F, enseignante et priante de l’UEDLP :

« Bonjour Mona

Permettez-moi de venir vous rejoindre quelques instants…

Comme vous je suis un professeur de l’Education Nationale, professeur du public, et cela fait un certain temps déjà que je voulais vous écrire ceci :

 Ayant entendu parler – tout à fait par hasard - d’une chaine de prière qui priait silencieusement et intensément, dans une discrétion absolue, pour les enfants maltraités mais aussi pour les adultes maltraitants, après avoir beaucoup hésité – car j’avoue avoir douté au départ de cette réelle discrétion - j’ai fait le pas de confier à cette prière peu banale, par l’intermédiaire d’un courrier envoyé à Père Bruno, un de mes élèves dont on peut dire que son cerveau a « explosé » suite aux tortures infligées par son père… Quelques jours après l’accueil de ce jeune adolescent dans la chaine de prière je l’ai vu entrer, pour la première fois, dans ma classe avec de la lumière dans les yeux et je l’ai entendu rire lui dont le regard éteint me vrillait le cœur et qui demeurait prostré intérieurement, broyé par l’intensité des souffrances : sa transformation a été si spectaculaire et si radicale que j’en ai été bouleversée… Et si sur le plan humain il nous faut lucidement compter avec le temps, il y a cependant quelque chose qui s’est comme « enclenché » et rééquilibré au plus profond de cet adolescent…

 C’est pourquoi j’aimerais pouvoir dire, avec le plus de délicatesse possible, à tous ceux qui peuvent se sentir « frustrés » de ne rien connaître des enfants qui nous sont confiés que c’est bien parce que nous en faisons l’offrande et que nous vivons ce détachement intérieur, lui aussi absolu, que le Seigneur… Lui… peut agir avec une efficacité qui découle de la fulgurance de son Amour… J’ai compris, peu à peu, que ce silence qui nous détache de nous-mêmes pour ne plus penser qu’à la souffrance de ceux que

– chaleureusement encordés les uns aux autres - nous portons dans cette chaîne de prière, était vital pour que nous puissions écouter le poignant et intense Appel du Seigneur : « Que veux-tu que Je fasse pour toi… » et y répondre dans le même souffle et avec la même intensité : « Seigneur que Tu « réenfantes » cet enfant qui souffre, et que Tu guérisses aussi cet adulte maltraitant de ses propres blessures… » Se tisse alors au fond de nous une extraordinaire liberté intérieure qui nous permet d’insister auprès de Lui dans cet émouvant dialogue : « Seigneur si Tu le veux Tu peux les guérir… »

 N’être qu’un humble médiateur, un silencieux intercesseur … c’est offrir au Seigneur, en blottissant ces êtres qui souffrent tout contre Son Cœur… à Lui…, la possibilité d’agir et de les envelopper de toute Sa puissance d’amour : «  Car de Lui sortait une force qui les guérissait tous… » (Lc 6,19)

 Voilà ce que je voulais vous écrire depuis un certain temps déjà et pardonnez-moi d’avoir un peu tardé à le faire : je ne peux pas, Mona, vous remercier plus profondément, vous et le Père Bruno, de ce que vous faites pour ces enfants, mais aussi pour ces adultes maltraitants, qu’en vous « offrant » ce témoignage : car cet enfant dont je vous parle est réellement sur le chemin de la … guérison intérieure…

Respectueusement mais aussi affectueusement. MFB  


activites_avent_photo1_flameUne lettre de J, priante de la Réunion :

«  Cette lettre pour vous remercier et vous encourager toujours de vous occuper de ces personnes ne détresse. Nous avons tous, tellement besoin de ces prières et que d’autres prient pour nous. C’est une belle vocation que vous avez et merci de remplir votre mission avec Simplicité, Charité et Amour. Que Dieu vous bénisse et vous conduise encore plus loin, dans votre aide à l’humanité. Voici vos timbres et j’attends avec impatience vos bulletins. J’espère aussi pour les personnes pour lesquelles je prie, que brillent des rayons d’Espoir, de Pardon et d’Amour d’une nouvelle vie. »


activites_avent_photo1_flamePour finir un poème de D.M, qui ne sait rien de l’enfant, comme chacun des enfants pour lesquels nous prions, l’imagine souffrant de la maltraitance de son père :.

Pour William et les enfants martyrs comme lui

 « Les malheureux enfants martyrs  

que Dieu n’aime pas voir souffrir  

sont les gouttes de sang de son Fils  

qui tombent au fond des abysses.  

William, je te connais pas  

pourtant je sais que tu souffres   

la malveillance de ton papa 

t’expédie au fond du gouffre. 

Tu as très peur en entendant   

ces colères et ces hurlements   

fragile et inquiet tu as mal           

sous ces terribles mains brutales. 

En te donnant cet innocent 

le Bon Dieu t’a fait confiance  

mais que fais-tu, toi, père violent 

de cet enfant sans défense.  

  Ton univers est le chagrin

Mais qu’as-tu fait Chérubin

Pour mériter ce châtiment

  Toi que Dieu aime tellement.
Lorsqu’un tout petit enfant naît

Aimons-le durant ces années

 Durant lesquelles il grandira

Replié au creux de nos bras.

  Ne pleure pas petit martyr

 Dieu t’envoie un bel ange gardien

 C’est ton ami pour l’avenir

 Lui au moins, ne veut que ton bien.

Mon Dieu protège tes enfants

Qui souffrent tant si loin de Toi

Ils sont le Saint Sang de ton Fils

Qui tombent au fond des abysses. »


Que le Seigneur vous bénisse pour ces beaux courriers qui nous vont droit au cœur et qui nous nous aident à cheminer et à grandir …

Père Bruno

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16 mai 2007

Septembre 2010 L'Eucharistie au coeur de notre vie

Septembre 2010
Bonjour à toutes et à tous. La rentrée est proche … quelques jours de répit avant ce changement de rythme pour chacun.
Dans le tumulte de la vie, n’oublions pas non plus de prendre le temps de la prière. Monseigneur Guy-Marie Riobé, à qui on demandait comment prier, a répondu : " Comment prier ? Il faut d'abord avoir la  force de tailler dans notre emploi du temps, des rendez-vous avec le silence ... Savoir nous arrêter, savoir nous faire, comme dit Isaïe, un cœur écoutant ..." Alors, que le Seigneur nous donne à tous la grâce de prendre le temps du cœur à cœur régulier avec Lui, moment précieux où, sous l’action de l’Esprit, notre créateur n’a de cesse de nous façonner à son image.

Des nouvelles de notre petite action de prière :

~ Gertrude HENDRICKX  nous a quittée sur rejoindre la Maison du Père ce mercredi 30 juin. Dès la création de l’UEDLP, Gertrude ainsi que son mari Jean-Louis décédé le 9 janvier 2008, a beaucoup œuvré pour que notre action de prière se développe. Dès novembre 2000, elle nous a rejoint et fit avec succès la promotion d'UEDLP dans la région de Breteuil (Oise ) où de nombreux priants ont accueilli un enfant blessé et un adulte maltraitant dans leur prière. Par le passé, ils avaient eux-mêmes accueilli chez eux des enfants en souffrance en plus de leurs 4 filles. De 2002 à 2007, Jean-Louis et Gertrude ont activement participé à la rédaction du feuillet trimestriel, témoignant humblement de leur foi et nous accueillant si simplement et avec tant de gentillesse dans leur petit appartement. Chaque rencontre avec Gertrude et Jean-Louis était la démonstration de l’œuvre d’Amour de Dieu en chacun de nous. Les mots d'humilité, de discrétion, de disponibilité, de gentillesse, de joie simple, d'espérance, de prière et de louange peuvent définir bien modestement ce que Gertrude et Jean-Louis ont été à chacune de nos rencontres. Nous sommes certains, qu'avec Jean-Louis, elle est déjà à prier pour nous tous priants, enfants et maltraitants.

Gertrude_et_Jean_Louis

Père Bruno, Gertrude et Jean-Louis

~ Depuis le mois de janvier, 59 nouveaux priants nous ont rejoints dont 22 à l’Ile de la Réunion, principalement autour de la paroisse de Saint Benoit. Un grand merci au Père Christian CHASSAGNE. Ainsi nous sommes désormais 524 priants. Notre prière pour que ce nombre continue à croitre. Que chacun soit béni et que l’œuvre d’Amour et de Miséricorde du Cœur Glorieux de Notre Sauveur nous amènent tous, doucement, à devenir des petites flammes de sa Divine Miséricorde pour les enfants qui nous sont confiés mais aussi, et surtout, pour les adultes maltraitants.

~ + ~ + ~

L'EUCHARISTIE AU CŒUR DE NOTRE VIE

 6842juzzNous savons que la foi qui nous habite n’est présente que par le désir et la bonté de Notre Dieu pour nous tous et qu’elle doit se nourrir de la prière, de la lecture régulière de la Parole et de l’Eucharistie. Aussi pour vous proposons deux textes pour nourrir notre méditation sur cette invitation hebdomadaire, et si possible journalière, à sa Table :

L’Eucharistie, lien entre la première création et la nouvelle création

« …il est nécessaire que le peuple chrétien, qui rend grâce par l'eucharistie, ait conscience de le faire au nom de la création tout entière, aspirant ainsi à la sanctification du monde et travaillant intensément à cette fin… La liturgie elle-même nous éduque à tout cela quand, durant la présentation des dons, le prêtre adresse à Dieu une prière de bénédiction et de demande en relation avec le pain et le vin, « fruit de la terre », « de la vigne » et du « travail des hommes ». Par ces paroles, en plus d’impliquer dans l'offrande à Dieu toute l'activité et l'effort humains, le rite nous pousse à considérer la terre comme création de Dieu, qui produit pour nous ce dont nous avons besoin pour notre subsistance. La terre n'est pas une réalité neutre, une simple matière à utiliser indifféremment selon l'instinct humain. Elle se place au cœur même du bon dessein de Dieu, par lequel nous sommes tous appelés à être fils et filles dans l'unique Fils de Dieu, Jésus Christ (Ep 1,4-12). Les légitimes préoccupations concernant les conditions écologiques de la création en de nombreuses parties du monde trouvent des points d’appui dans la perspective de l'espérance chrétienne, qui nous engage à oeuvrer de manière responsable pour la sauvegarde de la création. Dans la relation entre l'eucharistie et le cosmos, en effet, nous découvrons l'unité du dessein de Dieu et nous sommes portés à saisir la profonde relation entre la création et la « nouvelle création », inaugurée dans la résurrection du Christ, nouvel Adam. Nous y participons déjà maintenant en vertu du baptême (Col 2,12s) ; ainsi, pour notre vie chrétienne nourrie de l'eucharistie, s'ouvre la perspective du monde nouveau, du ciel nouveau et de la terre nouvelle, où la Jérusalem nouvelle descend du ciel, de chez Dieu, « toute prête, comme une fiancée parée pour son époux » (Ap 21,2) »

Benoît XVI
Sacramentum caritatis


Rassemblés des quatre vents au banquet de Dieu


Au sujet de l'Eucharistie, rendez grâces ainsi :       D'abord pour le calice : Nous te rendons grâces, ô notre Père, pour la sainte vigne de David ton serviteur que tu nous as révélée par Jésus, ton Enfant. Gloire à toi dans les siècles !       Puis pour le pain rompu : Nous te rendons grâces, ô notre Père, pour la vie et la connaissance que tu nous as révélées par Jésus, ton Enfant. Gloire à toi dans les siècles ! De même que ce pain que nous rompons, autrefois disséminé sur les collines, a été recueilli pour n'en faire plus qu'un, qu'ainsi ton Église soit rassemblée des extrémités de la terre dans ton Royaume ! Car à toi sont la gloire et la puissance dans les siècles.       Après vous être rassasiés, rendez grâces ainsi : Nous te rendons grâces, ô Père saint, pour ton saint nom que tu as fait habiter en nos cœurs, pour la connaissance, la foi et l'immortalité que tu nous a révélées par Jésus, ton Enfant. Gloire à toi dans les siècles ! C'est toi, Maître tout-puissant, qui as créé l'univers, à la louange de ton nom ; tu as donné en jouissance nourriture et breuvage aux enfants des hommes ; mais à nous, tu as fait la grâce d'une nourriture spirituelle et d'un breuvage pour la vie éternelle, par Jésus, ton Enfant. Par-dessus tout, nous te rendons grâces de ce que tu es puissant. Gloire à toi dans les siècles ! Souviens-toi, Seigneur, de ton Église, pour la délivrer du mal, pour la rendre parfaite dans ton amour. Rassemble-la des quatre vents, cette Église sanctifiée, dans ton Royaume que tu lui as préparé. Car à toi sont la puissance et la gloire dans les siècles. « Vienne le Seigneur » (Ap 22,20) et que passe ce monde Hosanna à la maison de David ! Celui qui est saint, qu'il s'approche. Celui qui ne l'est pas, qu'il fasse pénitence. « Marana tha ! » (1Co 16,22). Amen.

La Didachè (rédigée entre 60 et 120),
catéchèse judéo-chrétienne

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14 mai 2007

Avril 2010 l'Église face au scandale de la pédophilie

6a00d83451619c69e20120a650279b970b_120wiL’ÉGLISE FACE AU SCANDALE DE LA PÉDOPHILIE

 

Face au scandale de la pédophilie qui frappe aussi durement notre Église, plus encore aujourd’hui, nous pouvons maintenir notre prière et devenir plus avant des « petites flammes de Miséricorde » pour les prêtres et pour leurs jeunes victimes.

 

Pour nourrir notre réflexion et notre prière, voici, en partie, l’homélie que prononça Père Bruno le jour du Vendredi Saint 2010 dans sa paroisse de Chantilly.

 

Il faut évoquer en ce Vendredi Saint, ce mal abyssal qui émerge dans les médias, des crimes de nombre de ministres.


1 - Il ne faut pas relativiser ce mal, le noyer dans le contexte. Il ne faut pas d'abord défendre notre Église, une parmi les institutions de ce monde toutes concernées.

Même si on sent bien que certains, dehors et dedans (comment ne pas souffrir des attaques de Hans Kung !), en profitent pour attaquer de façon massive autant que ciblée, notre Eglise, notre Pape, le célibat des ministres, il n'est pas souhaitable de nous attacher à nous défendre devant le monde, devant la société, devant les médias.


2 - Il faut d'abord oser regarder ce mal, abyssal, énorme, répugnant.

Ce mal qui indique la désespérance, mot ancien, ou le nihilisme, mot moderne.

Le péché des ministres me semble à la mesure des 2 autres grands péchés de notre humanité.

- Même si je sais, loin de toute thèse rejetée de "peuple déicide" que toute l'humanité a concouru et concourt au rejet de la Lumière, le premier péché est cette hallucinante incompréhension particulière d'Israël devant la miséricorde du Messie. St-Paul en parle dans son épitre aux Romains, ch. 9 à 11.

- Le deuxième est le péché des païens dans la Shoah, contre le Peuple juif, choisi par le Dieu qui fait alliance.

- Le troisième péché majeur est en train d'apparaitre, la pédophilie de ministres chrétiens et catholiques, transformant un ministère de Père, vraie "Icône de Dieu-Père" en "Idole obscurcissant l'image du Père". […]

Ce mal, il nous faut le regarder - non pas de nous même, nous serions vaincus - mais dans le regard de Dieu sur ce mal qu'il vient affronter. Ce mal vaincu par la croix.

- Parce que nous regardons depuis la terre aux milieu de peuples sans foi, il nous faut ensuite regarder d'abord la souffrance des enfants

La lettre de Benoît XVI aux catholique d'Irlande le dit bien. J'espère que vous l'avez lue.

 

Il faut ensuite regarder la souffrance de Dieu lui-même

La vénération de la croix ! Si nous avions un peu de vrai amour, nous devrions être broyés de sanglots, de compassion envers l'innocent ainsi torturé. Mais non seulement, nous la regardons juste gentiment, pieusement, dévotement, mais nous l'imaginons brève. "Juste" quelques heures effrayantes. Combien disent aujourd'hui que "tant souffrent plus chaque jour sur la terre".

Quel aveuglement sur la souffrance de Dieu.

Cette souffrance d'amour, de compassion de Dieu pour nous n'a pas duré que trois heures sur la croix, mais depuis le premier péché d'Adam et Ève, jusqu'à la fin de ce monde.

De même que la transfiguration manifesta 3 heures durant, la gloire de Dieu, la croix manifesta 3 heures durant la souffrance de Dieu. Mais elles sont, gloire et souffrance coéternelles, en ce Dieu qui aime !

Alors oui, en ce jour, en ces quelques heures, on voit décliné toutes les sources de cette souffrance d'amour, rendue visible dans la douleur de Jésus : méchants jubilants - foules versatiles - guéris ingrats - chefs romains - chefs juifs - apôtres, Judas et Pierre.

Il a mal de ses plaies, visibles, de son corps.

Mais il y a ce mal invisible, intérieur, du cœur.

Il a plus mal de notre pauvreté, bêtise, méchanceté, ingratitude, lâcheté.

Il a mal de la douleur du Père envers lui méprisé, et envers nous pécheurs endurcis.

Il a mal des méchancetés des méchants, des souffrances des victimes, de ce mélange en nous d'être à la fois, victime, coupable et complice.

Il a mal parce que nous relativisons sans cesse le mal que nous faisons, en l'excusant.

Il a plus mal parce qu'il aime plus et ressent plus le scandale du mal.

 

Il faut ensuite regarder la souffrance de l'humanité, qui ne sait où trouver une lumière, une porte à son angoisse, parce que la Parole de vie du Christ est obscurcie de façon dramatique.

 

Il faut enfin, regarder la souffrance de l'Église, témoin, missionnée pour dire la victoire du bien contre la mal et qui se voit dénudée, elle même source de maux, de crimes inimaginables, par leur gravité, par leur ampleur.    

 

3 - Il faut ensuite parler du statut du témoignage de l'Église.

Ses ennemis crient de joie contre elle, parce qu'elle porte une lumière que le monde, au sens du monde pêcheur ne veut pas accepter, par péché et par folle ignorance. Beaucoup trouveront leur satisfaction aux pêchés de l'Église pour déployer les leurs en toute quiétude. Il ne faut pas oublier que cette société démocratique, des Droits de l'Homme, toute à la fois libérale et libertaire, a légalisé en Hollande voici quelques années, un parti politique demandant officiellement la liberté de commerce sexuel avec les plus jeunes adolescents. Il ne faut aussi que voir le commerce de la pornographie dans les rues et des médias ! Quel scandale organisé, militant, criminel.

 

Mais, nous le sentons bien, nous le croyons, l'Église doit poursuivre son propre ouvrage dans ce réel.

Quel est donc désormais, aux yeux du monde, sa légitimité ?

Je me rappelle ces mots du Pape Paul VI à l'ONU, dans les années du Concile : L'Église vient devant les nations, "Experte en humanité". Jean-Paul II a repris ces mots.

Après ces révélations que valent ces 3 mots, "Experte en humanité" ?

 

Ils ont probablement été dits par Paul VI en pensant aux nombreux aspects positifs de notre histoire.

- En pensant à la Révélation par laquelle Dieu a donné à Israël et à l'Église, un savoir sur l'humanité, créée bonne, homme et femme pour l'Alliance. Cette humanité blessée à mort par le péché. Cette humanité aimée et sauvée.

- En pensant à l'histoire de l'Église, qui malgré ses péchés, a apporté au monde tant de progrès et d'œuvres, d'institutions, de communautés vouées à la charité.

- En pensant à tant de saintes et de saints aux parcours si éloquents, modèle d'humanité réconciliée.

Après ces révélations, que valent ces 3 mots, "Experte en humanité" ?

 

Il me semble que nous sommes appelés non pas à abandonner cette prétention, mais à la creuser, à l'approfondir.

Nous en avions vu les côtés positifs, nous sommes acculés à en regarder les côtés négatifs.

Dieu est venu pour les pécheurs, mais entrer en communion avec lui, n'éteint pas en nous instantanément le mal.

- Le Kyrie au début des messes et l'appel aux sacrements de réconciliation toute notre vie, nous redisent notre commune pauvreté.

- De même l'écriture nous averti. Si le premier peuple de l'Alliance a pêché (l'adultère d'Israël et le non-accueil du Messie), l'Église doit s'attendre a devoir un jour découvrir son propre péché, le même péché. Si les rois, les prêtres et les prophètes d'Israël furent souvent pécheurs, il doit en être de même pour l'Église greffée sur Israël, et notamment pour ses ministres !

 

Notre expertise en humanité ne pourra plus seulement être du beau côté, du beau visage de l'Église : "venez voir ce que Dieu a fait de beau avec nous", mais sera complétée par cette vérité : "Venez avec nous. Chaque jour, nous sommes mystérieusement témoins de la Miséricorde de Dieu pour nous ".

 

4 - Il nous faut alors retrouver ces réalités chrétiennes bien négligées en ces temps modernes : la Miséricorde de Dieu, le mal engendré par quelqu'un, le Mauvais, et le péché de toute l'humanité.

 

La Miséricorde. De Saint-Jean par Sainte Marguerite-Marie de Paray-le-Monial jusqu'à Sainte Faustine. La consécration et la dévotion au Cœur du Christ sont d'actualité, car elles se rapportent au Cœur de l'Éternel.

 

Le Mauvais. Notre étonnement devant l'abime du mal nous dit bien combien nous avons refoulé ce que l'Écriture, la Tradition le Magistère, la Liturgie, la Vie Mystique nous disent du Diable. La modernité nous a déstabilisés. Obligés de recadrer notre savoir devant les découvertes modernes, nous avons mal discerné. Dans l'épitre aux Éphésiens, ch.6, Saint-Paul nous dit pourtant : "Revêtez l'équipement de Dieu pour le Combat, afin de pouvoir tenir contre les manœuvres du Démon, car nous n'avons pas à lutter contre des hommes, mais contre les forces invisibles, les puissances des ténèbres qui dominent le monde, les esprits du mal qui sont au dessus de nous". Paul n'invente rien. Le Seigneur lui même, en la Passion que nous venons d'écouter le dit : Luc, 22, 31 : "Simon, Simon, Satan vous a réclamés pour vous passer au crible comme le froment, mais j'ai prié pour toi...", et en Jean 13, 26-27 "Jésus donna à Judas la bouchée et après, Satan entra en Judas. Jésus lui dit : 'ce que tu fais, fais-le vite' !"

Quelle inconscience et légèreté pour avoir ainsi abandonné un combat surnaturel dans lequel nous avons été appelé à prendre position! Sans négliger les découvertes de la psychologie moderne, il faudra bien que l'on redonne l'exorcisme dans notre Église !

 

Le péché de tous, jusqu'aux ministre de Dieu.

Comment ne pas évoquer le cas limite du Père Marcial Marciel, fondateur des Légionnaires du Christ. Indépendamment du fait que cette dynamique Congrégation moderne n'est pas bien reçue en France à cause de sa tonalité trop communautaire, il ne peut être niée qu'elle est œuvre de Dieu et que le Père Marcial est un authentique fondateur. Nous apprenons, douloureusement, et cette jeune congrégation encore plus douloureusement, que peut se dévoiler au cœur même de la vie des grands fondateurs, un mélange inextricable, inimaginable, de vertu et de péchés, de sainteté et de crimes !

 

Être "experts en humanité" pour l'Église demande à entendre ce que Dieu nous dit, par sa Providence, quand il laisse monter, se révéler la misère des siens, évêques et prêtres de son Eglise.

Il faudra des décennies pour travailler, assainir ces drames de l'humanité pécheresse, où se mélangent  de façon hallucinante, vertu et péché, dans un travail tout à la fois spirituel, moral et psychologique.

Ce n'est qu'à ce prix que le devoir de témoignage sera surmonté, pour la gloire de Dieu et le Salut du monde. En fin des temps, tout autant et pareillement, Israël et l'Église se retrouveront dans la joie de la Miséricorde servie pour toute l'humanité, mais d'abord toujours reçue pour nous, peuple de l'Alliance.

 

Nous allons maintenant vénérer la croix du Christ et être invités à la table de son corps.

En ce moment, je prierai pour les Enfants abusés, pour l'Église d'Irlande et du monde entier, pour le Père Marcial Marciel, le fondateur des Légionnaires du Christ, et pour Hans Kung à la critique si perverse, et pour notre pape Benoît XVI concentré sur son ouvrage de faire la Vérité : que le Seigneur leur donne et nous donne à tous, cette humble expertise en humanité : l'Evangile dans nos vies. »

 

Père Bruno DANIEL, Vendredi Saint 02.04.2010

 

øøø

 

Pour poursuivre notre prière nous vous proposons de prier avec notre Pape pour et avec les chrétiens d’Irlande mais cette prière qui concluait la Lettre Apostolique aux chrétiens d’Irlande est valable pour toutes les Églises sur tous les continents :

 

Prière pour l'Église en Irlande

Dieu de nos pères,
renouvelle-nous dans la foi qui est pour nous vie et salut,
dans l'espérance qui promet pardon et renouveau intérieur,
dans la charité qui purifie et ouvre nos cœurs
à t'aimer, et à travers toi, tous nos frères et sœurs.

Seigneur Jésus Christ,
puisse l'Église en Irlande renouveler son engagement millénaire
à la formation de nos jeunes sur le chemin de la vérité,
de la bonté, de la sainteté et du service généreux à la société.

Esprit Saint, consolateur, avocat et guide,
inspire un nouveau printemps de sainteté et de zèle apostolique
pour l'Église en Irlande.

Puissent notre tristesse et nos larmes,
notre effort sincère pour redresser les erreurs du passé, 
et notre ferme intention de repentir,
porter des fruits abondants de grâce
pour l'approfondissement de la foi

dans nos familles, nos paroisses, nos écoles et nos communautés,
pour le progrès spirituel de la société irlandaise,
et pour faire grandir la charité, la justice, la joie et la paix,
dans la famille humaine tout entière.

A toi, Sainte Trinité,
avec une confiance totale dans la protection pleine d'amour de Marie,
Reine de l'Irlande, Notre Mère,
et de saint Patrick, de sainte Brigitte et de tous les saints,
nous nous en remettons, ainsi que nos enfants,
et les besoins de l'Église en Irlande.

Amen

øøø

 

Nous vous invitons également à prier pour les prêtres pauvres dont nous venons de parler mais aussi pour tous les ministres, en particulier, pour celui de votre paroisse, avec les deux prières suivantes, dont la première a été écrite par Père Bruno :

 

« De tous chrétiens -‘heureux les cœurs purs, ils verront Dieu’-, tu demandes et attends, Seigneur Dieu notre Père, une sainteté incarnée : chasteté de corps, d’esprit et d’âme.

Des chrétiens en font publiquement profession.

En premier, les religieuses et religieux, par l’un de leurs trois vœux.

Les guides et scouts aussi, mouvement éducatif, en font une loi explicite : ‘le scout est pur et rayonne la pureté’.

Évêques et prêtres de ton Église catholique, notre personne est toute consacrée, et doit servir en état de pure louange à ta gloire.

Tu as dis dans l’Ancien Testament, que ceux qui approchaient des mystères sacrés de la vie et de la mort devaient, en ces périodes, se réserver entièrement à leur tache sainte : soldats à la guerre, femmes en leurs cycles et aux naissances, prêtres affectés au culte.

Le culte eucharistique, principalement au jour de la résurrection mais aussi désormais quotidien, a révélé l’évidence du nécessaire célibat des ministres de la Nouvelle Alliance. Serviteurs des noces de l’Époux et de l’Épouse, au service de la communion, de ce commerce amoureux ‘de corps à corps’, plus que tout autre et pour la plus grande efficacité de ta grâce, évêques et prêtres doivent servir à l’autel, non seulement avec une foi pure, mais aussi, unité de l’incarnation oblige, en état de grâce, leur personne pure ou, en cas de péché en pensée ou en acte, purifiée !

Ministre moi-même, humblement, je te prie pour moi en particulier, et aussi pour chacun de mes frères ministres : Que nous trouvions, ou au besoin retrouvions, ce sens plénier inhérent à notre ministère de l’autel et cette vie conforme à la sainteté du service du Corps de l’Époux que nous représentons sacramentellement ‘in persona Christi’, et dont nous sommes les premiers bénéficiaires comme membre du Corps de l’Épouse de ton Fils, notre Saint Église.

Avec l’intercession de Notre-Dame et de Saint Joseph, la protection de Saint-Michel et de nos Anges Gardiens, donne-nous Seigneur d’être dans l’Esprit-Saint, ces dignes ministres de et par Jésus-Christ notre Seigneur. Amen »

 

øøø

 

Prière pour implorer la grâce de garder la chasteté

 

Seigneur Jésus-Christ, époux de mon âme, joie de mon cœur, toi mon cœur et mon âme : devant toi je me prosterne à genoux, te priant et te suppliant de toutes mes forces de me faire persévérer et croître chaque jour dans la vraie foi. Que pour cela, très doux Jésus, je repousse toute impiété, que je reste toujours étranger aux désirs de la chair et aux concupiscences terrestres qui combattent contre l’âme, et qu’avec ton aide je conserve sans tache la chasteté.

 

O Marie, Vierge très sainte et immaculée, Vierge des vierges, notre Mère très aimante, purifie chaque jour mon cœur et mon âme, demande pour moi la sainte crainte du Seigneur et de ne me fier en rien à mes propres forces.

 

Saint Joseph, gardien de la virginité de Marie, garde mon âme de tout péché.

 

Vous toutes, Vierges saintes, qui suivez l’agneau divin partout où il va, prenez toujours soin du pauvre pécheur que je suis, afin que je ne pèche ni en pensées ni en paroles, ni par action ni par omission, et que jamais je ne m’éloigne du très chaste cœur de Jésus. Amen.


øøø

Que notre Seigneur, Dieu de tout Amour et de toute Miséricorde, soutienne ces ministres si pauvres dans leur combat contre eux-mêmes et qu’il leur soit donné de faire la Vérité dans leur vie et dans la vie des enfants qu’ils ont blessés.


Que ces enfants reçoivent de l’Esprit Saint le discernement, et qu’ils ne confondent pas l’humanité pécheresse des serviteurs de notre Seigneur, avec l’Humanité du Christ, don d’Amour jusqu’au sacrifice de la Croix.


Que notre prière monte vers Notre Dieu de toute Miséricorde pour eux mais aussi pour nous dont le cœur est éprouvé par ces scandales, voire écœuré. Gardons notre bienveillance pour tous ces ministres qui blessent tant le Cœur Sacré de notre Seigneur Jésus et continuons à prier pour eux, continuons notre ouvrage, celui de faire briller, bien modestement, la petite flamme de miséricorde de notre prière au sein même des ténèbres. 

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13 mai 2007

Déc 2009 Une maltraitance bien spéciale, la calomnie

IMG_0564Une maltraitance bien spéciale, la calomnie

 

Un sujet difficile : le contexte d’abord grâce à Père Bruno :

Chacun peut un jour se retrouver victime de rumeurs ; que l’on soit auparavant innocent, victime ou même coupable, on peut tous être salis. Un innocent devient victime. Une victime est traitée en coupable. Mais il est aussi illégitime qu’un coupable se voit charger en plus, en trop. Mais aussi, nous pouvons tous salir un frère par nos paroles, ou insinuation, ou par un simple silence complice !

Au pénitent qui s’accusait de médisance, un confesseur donna deux pénitences à accomplir. Pour la première, il l’envoya d’abord monter sur une colline pour y plumer une poule et l’invita à revenir le voir pour la seconde. Le pénitent surpris s’exécutât et revient. Le confesseur lui demanda pour la seconde pénitence, de remonter et de ramasser toutes les plumes. Le pénitent désolé dit qu’avec le vent du sommet, elles étaient sûrement dispersées, et qu’il ne saurait les retrouver. Le confesseur conclu : Ainsi vos paroles sur votre frère. Elles volent. N’oubliez jamais que si Dieu pardonne, votre frère lui, en souffrira encore pendant des années !

 

Que faire quand on me rapporte une rumeur, du mal qu’aurait fait un frère … d’abord, il faut bien distinguer entre médisance et calomnie.

~ Une « rumeur de médisance », c’est divulguer une mauvaise action vraiment commise par une personne.

~ Une « rumeur de calomnie », c’est propager sur quelqu’un une mauvaise action inventée, inexistante.

La calomnie est bien plus grave. Mais la médisance, qui propage sans but de construire, du vrai-négatif est déjà une mauvaise action.

Alors, si je ne sais pas en fait s’il y a médisance ou calomnie, si la personne dont on parle a vraiment fait tel mal ou bien, si elle est innocente et injustement accusée, que faire ?

Je peux commencer par proposer les « trois filtres », et demander successivement :

Ce que vous rapportez de tel frère ou sœur :

- Est-ce sûr et certain ? Ou bien rapporté par des tiers à l’infini …

- Est-ce positif ou négatif ?

- Est-ce utile que je sache ? 

S’il y a « non, non et non », alors, je ne veux pas entendre.

Par contre, si j’accepte d’écouter complaisamment, alors, je deviens responsable de ce que j’ai accepté d’écouter !

~ S’il est très probable que tel frère ou sœur a commis une mauvaise action, c’est une rumeur de médisance. Quelle est ma réaction ?

Je ne suis pas obligé de la rapporter à mon tour à une nouvelle personne, bien au contraire.

Je demande à celui qui m’a parlé, d’apporter ou de chercher des preuves.

Surtout, je vais voir la personne dont on parle pour l’informer et, au besoin, fraternellement comme Saint-Paul nous le demande, lui poser des questions et si elle a vraiment péché, l’inviter à la conversion.

Enfin, je suis aussi à ma façon un pécheur, je prie humblement et fraternellement pour elle afin qu’elle se convertisse.

~ S’il me parait qu’il s’agit probablement d’une calomnie. Je prie pour celui qui me la rapporte ; par sa calomnie, il a probablement fait un grave tort à une sœur ou un frère innocent. Et je prie pour la personne qui est évoquée. Elle a besoin de ma prière. Innocente et victime, souvent inconsciente de la rumeur qui tourne sur elle, je peux même aller rencontrer cette personne, pour l’informer et l’assurer de ma solidarité.

Quelques faits bien signifiants que Mona a rencontrés :

~ Je me souviens de ce jeune de Cinquième, appelons-le Kévin. Un élève comme les autres, qu’est-il devenu, je ne sais pas. Je prie souvent pour lui. Ce n’était pas un enfant maltraité comme ceux que notre cœur couvre de sa tendresse. Des parents charmants au mariage sans reproches, une situation plus que correcte socialement. Alors pourquoi parler de Kévin ? Parce que Kévin a été maltraité par la rumeur, la calomnie au point qu’il a voulu arrêter sa vie à 12 ans. Un de ses camarades d’abord, et d’autres ensuite, trop contents de faire mal, ont lancé puis amplifié une rumeur absurde, abjecte, déclarant que Kévin était « un bâtard ». Devant cette vague de méchanceté terrible, d’autres ont suivi, trop contents de colporter l’infamie, excusant leur participation à grands coups de « pourquoi pas », «  quelqu’un m’a dit ». Kévin, préadolescent plein de vie, s’est alors muré dans la solitude et le silence, ses notes ont chuté, il a douté de sa mère, de son père. La rumeur, la calomnie l’ont presque tué, lui et sa famille.

~ Je me souviens aussi de Léa, ou était-ce Marine, 11ans, victime d’attouchements ou de viol qui s’est retrouvée soudain accusée par la calomnie être la source de son martyr : « cette jeune fille s’habillait trop court vêtu, vous comprenez …. Pas étonnant qu’elle ait des ennuis, elle n’a eu ce qu’elle méritait … » Mais que dire de l’innocence bafouée. Non pas celle du corps à jamais perdu mais celle du cœur, de l’âme. Si seulement la victime était coupable, si seulement elle avait commis la faute dont on l’accuse elle aurait pu comprendre les accusations, elle aurait pu demander pardon pour sa faute. Mais la victime qui n’a rien à se reprocher que peut-elle faire, si ce n’est souffrir encore plus de la calomnie et la méchanceté de ceux jugent.

 

~ Je me souviens encore d’Agathe, mais peut-être portait-elle un autre prénom. 15 ans, une fille sans histoire jusqu’au moment où son amitié avec Axel, ou est-ce Gaëtan, est devenue suspecte. Il n’y avait rien d’autre entre eux qu’une amitié, une belle et grande amitié, chaste et lumineuse, pleins de sourires et de connivence. Rien d’autre. Mais une amitié de ce type entre un garçon et une fille, cela cache certainement autre chose, vous ne trouvez pas ? Alors sous le regard complice des habitants du quartier, trop heureux de pouvoir déverser leur fiel, Agathe est devenue « la trainée ». Les gens qui l’a connaissaient, hormis deux ou trois, ne l’ont plus saluée et ont continué à dérouler la liste haineuse et puante de leurs accusations mensongères, des mots dits injustement, des allusions lancées à la cantonade, des regards moqueurs ou sentencieux, des surnoms chuchotés confortés par l’adage : « il n’y a pas de fumée sans feu … ». Le jour où ils ont appris l’infamante accusation, tous deux ont été terrassés par la douleur, par l’incompréhension. Pourquoi tant de méchanceté ? Agathe a depuis quitté le quartier, mais a continué à être l’amie d’Axel, leur amitié plus forte encore car ayant survécu à la vague de boue qui avaient failli les noyer. Ils ont même pardonné à leurs délateurs : face à tant de bêtise on ne peut que pardonner. Agathe sait que sa réputation est à jamais perdue aux yeux de certains trop étroits d’esprit, trop pêcheurs, et ce bien au-delà du quartier, la rumeur propageant fort loin son venin nauséabond.

 

Qui d’entre nous n’a pas jugé sur des éléments subjectifs … Qui d’entre nous n’a pas été amené un jour à être témoin, voire acteur, d’un jugement bafouant l’innocence sur des « a priori », des « on-dit ». Un vieux prêtre m’a dit une fois que ce dont on accuse quelqu’un révèle en fait notre propre petitesse.

 

Pour finir mon propos je me permets de retranscrire la fin d’une « Lettre de Taizé » de juin 2003 :

« En donnant sa vie jusqu’au bout, Jésus partage le sort de toutes les victimes innocentes et assure ainsi que leur peine n’a pas été vaine. Il porte leurs souffrances

à l’intérieur de sa propre relation avec celui qu’il appelle Abba, Père, et, puisque le Père l’écoute toujours (voir Jean 11,42), nous avons la garantie que cette souffrance n’est pas perdue. Elle entraîne la disparition de l’ancien ordre mondial marqué par l’injustice, et l’apparition « de nouveaux cieux et d’une nouvelle terre, où la justice habitera » (2 Pierre 3,13). […] Loin de tolérer ne fût-ce qu’un seul instant la souffrance des innocents, dans son Fils unique, Dieu boit avec eux cette coupe amère jusqu’à la lie et, ce faisant, la transforme en coupe de bénédiction pour tous. »


Notre prière enfin ancrée dans la Bible :

 «  Et il leur dit: "Vous aussi, vous êtes à ce point sans intelligence? Ne comprenez-vous pas que rien de ce qui pénètre du dehors dans l'homme ne peut le souiller, parce que cela ne pénètre pas dans le cœur, mais dans le ventre, puis s'en va aux lieux d'aisance" (ainsi il déclarait purs tous les aliments). Il disait: "Ce qui sort de l'homme, voilà ce qui souille l'homme. Car c'est du dedans, du cœur des hommes, que sortent les desseins pervers: débauches, vols, meurtres, adultères, cupidités, méchancetés, ruse, impudicité, envie, diffamation, orgueil, déraison. Toutes ces mauvaises choses sortent du dedans et souillent l'homme. »  Marc 7, 18-22

 

« Le diable, votre père, était homicide dès le commencement et n'était pas établi dans la vérité, parce qu'il n'y a pas de vérité en lui : quand il profère le mensonge, il parle de son propre fond, parce qu'il est menteur et père du mensonge.

Mais parce que je dis la vérité, vous ne me croyez pas.

Qui d'entre vous me convaincra de péché ? Si je dis la vérité, pourquoi ne me croyez-vous pas? Qui est de Dieu entend les paroles de Dieu ; si vous n'entendez pas, c'est que vous n'êtes pas de Dieu. »  Jean 8, 42-51

 

Alors prions le Christ Jésus, l’Innocent, de nous éclairer dans nos jugements, de nous épargner de céder à cette tentation mortifère de la calomnie.

Prions le Christ Jésus pour tous les calomniateurs, les propagateurs de propos médisants, afin que leurs cœurs s’ouvrent enfin à la seule Vérité.

Prions enfin le Christ Jésus pour toutes les victimes de la médisance et de la calomnie, que leurs cœurs s’ouvrent à la Miséricorde pour ce qui les ont trainés dans la boue et qu’ils puissent un jour les aimer et leur pardonner.

Père Bruno - Mona. 18 décembre 2009

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Septembre 2009 Prier pour le pauvre

IMG_6034PRIER POUR LE PAUVRE


Un courrier envoyé en mai dernier par Danièle m’a interpelée.

Elle écrit : « Aujourd’hui je voudrais vous parler d’une notion qui m’irrite au plus haut point depuis le début : celle de « pauvre » adulte qui a fait souffrir.

  1. J’associe cela au jugement de « pauvre type » = minable, moins que rien. Je n’ai pas envie de prier pour un pauvre type ( ou une pauvre femme ) dont on ne tirera jamais rien parce qu’il a commis un acte trop horrible. Je veux prier Dieu,      Sainte Trinité, et Marie mère des hommes, pour un être humain qui est      prisonnier du Mal et qui a besoin de vivre son chemin de Damas.
  2. Si lui est pauvre, moi qui suis-je ? Pauvre mais pas autant que lui. Riche, certainement, mais comment partager ma richesse avec lui. Je ne pense pas que sa pauvreté soit celle du pauvre pécheur. Il ne se sait pas pécheur. Et si lui pauvre est digne du pardon de Dieu, moi qui ne suis qu’un pauvre pécheur ( pécheresse a un autre sens ), mon péché étant nettement moindre que le sien, je n’ai pas d’effort à faire.

Alors que plus on découvre la miséricorde de Dieu, plus on découvre comme on est loin de Lui. Mais ,baptisé(e) et réconcilié(e), nourri(e) de sa Vie, je suis déjà dans la Vie éternelle.

C’est difficile à expliquer, mais il est plus facile pour moi de prier pour l’enfant et chaque adulte maltraitant si je prie, en sautant le mot "pauvre" pour un adulte qui a gravement blessé un ( ou des ) enfant(s). »


Tout d’abord, merci Danièle pour ce courrier.

Que puis-je répondre ?

  •   Quand a été créé l’UEDLP, le mot pauvreté pour l’adulte a été une évidence : pauvre pour l’enfant et pauvre aussi pour lui-même, pauvre de l’amour que chacun nous portons, ou devrions porter, puisque tous créés à l’image de Dieu, pauvre de miséricorde, pauvre de justice, pauvre de tendresse, pauvre de compassion.

En aucun cas, l’adulte maltraitant n’est un « pauvre type », un minable, un rebut de la société, un paria. Non. C’est un homme ou une femme comme vous et moi, un frère ou une sœur en Christ. Aimé comme nous, tout autant, par Dieu dans son Amour incommensurable.

  • Oui, il a commis un acte horrible, insupportable. Il n’y a pas de mots pour exprimer le drame de ces enfants. Et combien même le crime est affreux, combien l’Amour et la Miséricorde de Dieu dépassent tout ce que nous pouvons en imaginer. Que dire de cet Amour fou de Dieu pour nous, allant jusqu’à offrir son propre Fils en sacrifice. Le Cœur du Père et le Cœur du Fils souffrant à l’unisson de nos péchés, du péché de cet adulte, de notre péché.
  •  Oui cet adulte est pauvre, comme nous sommes pauvres. Pauvre d’aimer, pauvre d’espérer, pauvre de pardonner, pauvre de Miséricorde. Notre seule richesse ne nous appartient pas. Elle est le don précieux de Dieu qui demeure avec nous, en nous par l’Eucharistie.
  •  « pauvre pas autant que lui ». J’ose dire : ײoui, je suis pauvre, autant que lui ײ. Bien-sûr je n’ai pas maltraité un enfant, mais combien de fois  ai-je maltraité l’Enfant, la  Promesse pour notre salut. Combien de fois ma dureté, mon orgueil, mes mensonges, mes calculs, mes regards, mes jugements envers les autres ou envers moi-même n’ont – ils pas torturé son Cœur d’Enfant à la Crèche, son Cœur d’Enfant sur la Croix.

Mes propos peuvent paraitre excessifs à certains.  Alors prenons un autre exemple : qui de Pierre reniant Jésus, son ami, son compagnon, ou du  ײbon ײ larron est le plus pauvre ? Quels sont les crimes qui ont amené cet homme à subir la mort par la croix ? Hormis les personnes qui représentaient un risque pour l’Empire Romain, seuls les assassins de grand chemin étaient condamnés à la « peine de la croix » [1]. Ainsi donc le bon larron était peut-être, certainement, un assassin de grand chemin. Et pourtant, Jésus agonisant sur le bois de le croix, lui reconnaît l’honneur d’être à ses côtés au ciel, parce que le pauvre a reconnu en lui le Messie. Et pendant ce temps là, Pierre est celui qui a renié le Sauveur.  Qui des 2 est le plus pauvre : l’ami qui trahit, alors qu’il est riche du compagnonnage de Jésus ou le larron, pauvre de ses crimes, qui accueille la richesse du regard aimant du Christ ?  Face à Dieu nous sommes tous pauvres, pauvres d’aimer. Dieu nous aime, quelque soit le jugement que nous portons sur notre péché, et il ne veut que notre cœur pour y répandre l’Amour.

  •  Oui l’adulte est prisonnier du Mal, du Mauvais. Et par notre prière il s’agit bien de participer, à notre mesure, au combat de la Lumière contre des ténèbres qui tentent, même vaincues par la Croix, de recouvrir la terre. C’est pour cela aussi que chaque priant de l’UEDLP est une ײ petite flamme ײ de la Miséricorde Divine dans la nuit du péché et du mal. Notre humble, notre insignifiante prière, participe à ce combat mené au Saint Nom de Jésus pour la seule Gloire de Dieu.
  •  Il ne faut pas non plus regarder l’adulte maltraitant comme quelqu’un qui ne se sait pas pécheur. Hormis quelques exceptions liés à la maladie psychiatrique,  nombreux sont les maltraitants qui  savent qu’ils font mal.

Ainsi le silence imposé aux victimes de maltraitances sexuelles : il est fréquent que l’adulte dise à l’enfant de ne rien raconter ( sinon il va le tuer, ou bien se suicider, ou la famille va exploser … ). La notion de bien et de mal est souvent très pointue chez les pédophiles qui s’attaquent à des enfants de plus en plus jeunes. Ils savent que le viol des très jeunes est un anéantissement de la pureté par le mal.

Quand le Christ demande au Père de pardonner à ceux qui le maltraitent, il sait que ceux-ci mesurent la violence de leurs gestes mais, qu’aveuglés par leur colère, ils ignorent, qu’au travers du Fils, c’est le Cœur brûlant d’Amour du Père qui est maltraité.

  •  Et oui, quand Dieu vient frapper à notre cœur cela provoque souvent des remous. Plus l’Esprit nous donne d’avancer dans la compréhension de la Miséricorde Infinie de Dieu, plus nous nous sentons loin de lui. Plus notre petitesse se révèle à nous, plus nous appréhendons, bien modestement, ce puits d’Amour du Cœur de Dieu et du Christ Sauveur.
  • Pour finir ce long propos, je voudrais vous proposer de prier et de méditer ces deux strophes d’un poème de Sainte Thérèse de Lisieux :

Moi si j'avais commis tous les crimes possibles,
Je garderai toujours la même confiance,
Car je sais bien que cette multitudes d'offenses,
N'est qu'une goutte d'eau dans un brasier ardent [...]
Non, tu n'as pas trouvé créature sans tache,
Au milieu des éclairs tu nous donnas ta loi,
Et dans ton cœur sacré, ô Jésus je me cache
Non je ne tremble pas, car ma vertu, c'est toi.

Et que le Seigneur continue à tous nous modeler, nous éclairer, pour que, par notre participation à cette prière de l’UEDLP, nous devenions un peu plus chaque jour de modestes ײ petites flammes de Sa Miséricorde ײ. 

Mona


[1] In Digeste du jurisconsulte CALISTRATE sous l’empereur Septime-Sévère ( 193-211 )

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Juillet 2009 Avec le Curé d'Ars

2009-2010 Une Année sacerdotale 

 

st_Jean_Marie_VianneyLe 19 juin dernier, en la solennité du Sacré Cœur, Journée de la sanctification sacerdotale, notre Pape a ouvert l’Année sacerdotale, à l’occasion du 150e anniversaire de la mort du saint curé d’Ars.

Benoît XVI a déclaré à cette occasion : « Puisse cette nouvelle année jubilaire constituer une occasion propice pour approfondir la valeur et l’importance de la mission sacerdotale et pour demander au Seigneur de faire à son Eglise le don de nombreux et saints prêtres. »

 

Mais quel rapport avec notre action UEDLP ?

Notre prière pour les enfants maltraités et aussi celle pour les personnes qui sont auteurs de maltraitance. Parmi ces personnes, et les derniers événements en Irlande nous l’ont rappelé, il se trouve des prêtres. Depuis des années déjà ( comme lors de l’Assemblée des Evêques de France  à Lourdes en 2000 ) l’Eglise a décidé de ne plus protéger les prêtres coupables de pédophilie et de les amener, par la conversion et la repentance, à se livrer à la Justice. Depuis un long chemin pour l’Eglise, chemin certes douloureux mais surtout salvateur, s’est engagé pour faire la vérité ( comme en 2002 pour les prêtres aux Etats-Unis ).

Bien sûr, en tant que membres de l’Eglise, membres du corps du Christ, nous sommes  particulièrement affectés par la pauvreté de ces prêtres.

Mais malgré la fragilité des hommes face au péché, Dieu de toute Miséricorde continue, au delà de notre propre entendement, à faire confiance et à appeler des hommes à son service.

 

Permettez - nous de citer un long extrait de la lettre que Benoît XVI a adressé aux prêtres à l’occasion de l’ouverture de cette année sacerdotale :

« Le Sacerdoce, c’est l’amour du cœur de Jésus », avait coutume de dire le Saint Curé d’Ars. Cette expression touchante nous permet avant tout d’évoquer avec tendresse et reconnaissance l’immense don que sont les prêtres non seulement pour l’Église, mais aussi pour l’humanité elle-même. Je pense à tous ces prêtres qui présentent aux fidèles chrétiens et au monde entier l’offrande humble et quotidienne des paroles et des gestes du Christ, s’efforçant de Lui donner leur adhésion par leurs pensées, leur volonté, leurs sentiments et le style de toute leur existence. Comment ne pas mettre en évidence leurs labeurs apostoliques, leur service inlassable et caché, leur charité ouverte à l’universel ? Et que dire de la courageuse fidélité de tant de prêtres qui, bien que confrontés à des difficultés et à des incompréhensions, restent fidèles à leur vocation : celle d’« amis du Christ », qui ont reçu de Lui un appel particulier, ont été choisis et envoyés ?

Mais l’expression utilisée par le Saint Curé évoque aussi le Cœur transpercé du Christ et la couronne d’épines qui l’entoure. Et notre pensée se tourne alors vers les innombrables situations de souffrance dans lesquelles sont plongés bien des prêtres, soit parce qu’ils participent à l’expérience humaine de la douleur dans ses multiples manifestations, soit parce qu’ils sont incompris par ceux qui bénéficient de leur ministère : comment ne pas nous souvenir de tant de prêtres bafoués dans leur dignité, empêchés d’accomplir leur mission, parfois même persécutés jusqu’au témoignage suprême du sang ?

Il existe aussi malheureusement des situations, jamais assez déplorées, où l’Église elle-même souffre de l’infidélité de certains de ses ministres. Et c’est pour le monde un motif de scandale et de refus. Ce qui, dans de tels cas peut être surtout profitable pour l’Église, ce n’est pas tant la pointilleuse révélation des faiblesses de ses ministres, mais plutôt une conscience renouvelée et joyeuse de la grandeur du don de Dieu, concrétisé dans les figures splendides de pasteurs généreux, de religieux brûlant d’amour pour Dieu et pour les âmes, de directeurs spirituels éclairés et patients. A cet égard, les enseignements et les exemples de saint Jean-Marie Vianney peuvent offrir à tous un point de référence significatif : le Curé d’Ars était très humble, mais il avait conscience, comme prêtre, d’être un don immense pour son peuple : « Un bon pasteur, un pasteur selon le cœur de Dieu, c’est là le plus grand trésor que le bon Dieu puisse accorder à une paroisse, et un des plus précieux dons de la miséricorde divine ». Il parlait du sacerdoce comme s’il ne réussissait pas à se convaincre de la grandeur du don et de la tâche confiés à une créature humaine : « Oh ! que le prêtre est quelque chose de grand ! s’il se comprenait, il mourrait... Dieu lui obéit : il dit deux mots et Notre Seigneur descend du ciel à sa voix et se renferme dans une petite hostie... ». Et, pour expliquer à ses fidèles l’importance des sacrements, il disait : « Si nous n’avions pas le sacrement de l’Ordre, nous n’aurions pas Notre-Seigneur. Qui est-ce qui l’a mis là, dans le tabernacle ? Le prêtre. Qui est-ce qui a reçu notre âme à son entrée dans la vie ? Le prêtre. Qui la nourrit pour lui donner la force de faire son pèlerinage ? Le prêtre. Qui la préparera à paraître devant Dieu, en lavant cette âme pour la dernière fois dans le sang de Jésus-Christ ? Le prêtre, toujours le prêtre. Et si cette âme vient à mourir [à cause du péché], qui la ressuscitera, qui lui rendra le calme et la paix ? Encore le prêtre... Après Dieu, le prêtre c’est tout... Le prêtre ne se comprendra bien que dans le ciel ». Ces affirmations, jaillies du cœur sacerdotal du saint curé, peuvent nous sembler excessives. Elles manifestent toutefois en quelle haute considération il tenait le sacrement du sacerdoce. Il semblait submergé par le sentiment d’une responsabilité sans bornes : « Si l’on comprenait bien le prêtre sur la terre, on mourrait non de frayeur, mais d’amour ... Sans le prêtre, la mort et la passion de Notre-Seigneur ne serviraient de rien... C’est le prêtre qui continue l’œuvre de Rédemption, sur la terre... A quoi servirait une maison remplie d’or, si vous n’aviez personne pour ouvrir la porte ? Le prêtre a la clef des trésors célestes : c’est lui qui ouvre la porte ; il est l’économe du bon Dieu, l’administrateur de ses biens.... Laissez une paroisse vingt ans sans prêtre : on y adorera les bêtes... Le prêtre n’est pas prêtre pour lui... il est pour vous ».

¤ Notre prière avec le saint curé, si vous le voulez bien, sera aujourd’hui d’abord pour tous ces prêtres qui se sont égarés, pour tous ceux dont la faiblesse de la chair et l’infidélité aux règles du sacerdoce ont fait souffrir des enfants, ont blessé l’Eglise par la voie du scandale, ont détourné les plus indécis ou les plus fragiles vers d’autres religions, vers d’autres croyances, voire vers l’athéisme.

 

¤ Notre prière avec Saint Jean-Marie Vianney aussi pour les enfants qui souffrent, pour ces enfants devenus adultes qui portent dans leur chair et dans leur mémoire le poids du péché des ministres. Notre prière pour que leur cœur s’ouvre au pardon et à la Miséricorde pour eux et pour ceux qui les ont blessés.

 

¤ Notre prière enfin pour tous les prêtres et pour notre Eglise et que chacun d’entre nous, membre du Corps du Christ, puissions à l’instar du Curé d’Ars s’écrier du fond du cœur :

« Mon Dieu, faites-moi la grâce de vous aimer autant qu’il est possible que je vous aime »


Méditons et prions avec saint Jean-Marie Vianney :

 « Ce n’est pas le pécheur qui revient à Dieu pour lui demander pardon ; mais c’est Dieu lui-même qui court après le pécheur et qui le fait revenir à lui. Ce bon sauveur est si rempli d’amour pour nous qu’il nous cherche partout ! »

 « Toutes les bonnes œuvres réunies n’équivalent pas au sacrifice de la messe, parce qu’elles sont les œuvres des hommes, et la sainte messe est l’œuvre de Dieu »

------------

Prière du Curé d’Ars

Je vous aime, ô mon Dieu,
et mon seul désir est de vous aimer
jusqu'au dernier soupir de ma vie.
Je vous aime, ô mon Dieu infiniment aimable,
et j'aime mieux mourir en vous aimant
que de vivre un seul instant sans vous aimer.
Je vous aime, Seigneur,
et la seule grâce que je vous demande,
c'est que mon cœur vous le répète autant de fois que je respire.
Mon Dieu, faites-moi la grâce de souffrir en vous aimant
et de vous aimer en souffrant.
Je vous aime, ô mon divin Sauveur,
parce que vous avez été crucifié pour moi ;
je vous aime, ô mon Dieu,
parce que vous me tenez ici-bas crucifié pour vous.
Je vous aime.
Mon Dieu, à proportion que je m'approche de ma fin,
faites-moi la grâce d'augmenter mon amour et de le perfectionner.

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Février 2009 Aimer comme

Ce 15 février, fête de Saint Claude la Colombière, nous fêtons les 9 ans de notre humble chaîne de prières. Encore merci à tous et à chacun des 453 priants qui nous ont rejoints dans cette belle mission de devenir prière pour les enfants en souffrance et les adultes maltraitants.

Que dans ce temps de Carême où l’Esprit nous mène au désert, l’intercession de Saint Claude, confesseur de Sainte Marguerite-Marie - disciple du Sacré Cœur - , permette à tous de laisser le Seigneur Notre Dieu œuvrer dans nos vies et que nos cœurs deviennent de toutes petites flammes de Miséricorde pour aimer comme Lui nous aime.

øøø

Aimer comme …

 

IMG_2211Voici un autre mot reçu. Notre but n’est pas de nous lancer dans un « courrier des lecteurs », mais ces quelques mots disent bien la tonalité des réactions, des questions que notre intercession pose à chacun. C’est l’occasion de préciser, et tenter de mieux traduire l’intuition d’UEDLP.

 

« Venant de recevoir le bulletin n°40, j’avoue ne pas très bien comprendre la réaction d’Albert peut-être parce que je ne ressens pas trop la difficulté à prier pour « mon » bourreau (en reprenant le terme employé par le Père Bruno – le « mon » étant celui que vous avez recommandé à ma prière). Peut-être est-ce parce que je me sens tout aussi pécheur que lui … même si ce n’est pas dans le même domaine.

Et puis dans le pater, ne demandons-nous pas à Notre Père de nous pardonner comme nous pardonnons tandis que le « Je confesse à Dieu » nous demandons à nos frères de prier pour nous.

C’est peut-être prier pour la 3ème personne comme le rappelle Père Bruno, c'est-à-dire pour moi, que j’aurais le plus de difficulté …

Un grand merci à Florence pour sa très belle prière et son quatrième paragraphe rédigé par le Père Bruno.  Pierre-Louis. »   

Permettez-nous quelques remarques :

- D’abord, les avis divergents sont tous légitimes, nous sommes en chemin. L’Évangile nous invite tous à progresser, à nous convertir. L’expression de nos avis partagés permet d’entendre peut-être un peu plus ce que l’Esprit dit à notre cœur, comme dans l’Apocalypse, ce qu’il dit aux Eglises.

- Rappel, par discrétion, tout prénom est changé : le prénom inventé permet seulement de savoir si l’auteur est masculin ou féminin.

- Surtout, pour nous, l’avis d’Albert est infirment recevable. « Prier pour la deuxième personne » n’est pas évident. Cela relève du commandement du Seigneur. Y réussir demande à être sauvé, à se laisser sauver, à aimer l’autre comme Jésus l’aime.

- Du reste l’avis de Pierre-Louis est son symétrique. Il faut aimer son prochain comme soi-même. Quand certains ont du mal à prier pour le méchant, le 2ème, d’autres ont du mal à prier pour le 3ème, pour eux-mêmes !

- En fait, tous savent prier pour le 1er, l’enfant maltraité. Et quand certains ont du mal à prier pour le 2nd, d’autres ont du mal à prier pour le 3ème. Certains ont du mal à aimer les méchants, d’autres ont du mal à s’aimer soi-même. Le salut, c’est d’arriver à « aimer l’autre comme soi-même et comme le Seigneur l’aime et m’aime ».

- Le commandement de Jésus qui nous invite à prier pour nos ennemis et nos persécuteurs est fait

o non pas pour informer Dieu de la situation. Il la connait et son amour ne nous a pas attendus pour donner son sang autant pour les victimes que pour les coupables,

o non pour d’abord changer ces autres,

o mais déjà pour nous ouvrir les yeux, à nous même, sur notre pauvre amour,

- incapable de nous aimer nous même comme lui-même nous aime,

- incapable d’aimer les méchants comme lui même les aime.

- En fait, si je peux me permettre, ce qui est le plus juste théologiquement chez Pierre-Louis, c’est :

o d’abord sa référence aux prières du Seigneur et de l’Eglise, modèles et maitresses de toutes justes prières,

o la découverte que, pour des réalités bien différentes, « je me sens tout aussi pécheur que lui ».

- C’est toute l’histoire et l’unique histoire des pharisiens et des publicains. Dans notre monde marqué par le péché, il n’y a que :

o des méchants pécheurs qui ont vraiment du mal à se mettre en route,

o des gentils croyants qui sont quasiment tous, comme le dit Jésus, « sépulcres blanchis », c’est à dire beau dehors, mais sans miséricorde dedans pour les autres, les pécheurs, les gros pécheurs publics.

- De ces gentils croyants, deux solutions :

o soit ils sont bons… comme Dieu est bon, et vont donc suivre Jésus en sa folle, en son excessive miséricorde pour les méchants pécheurs,

o soit ils ne sont pas bons comme Dieu est bon, incapables de vouloir pour les méchants pécheurs la miséricorde du Seigneur. Finalement et logiquement, comme ils ne sont pas bons comme Dieu est bon, ils ne sont pas bons du tout. Ils sont pécheurs et sans miséricorde, condamnables et condamnés. Et comme ils ne veulent pas la miséricorde pour les pécheurs, les autres pécheurs publics, il ne peut y avoir non plus de miséricorde pour eux, pécheurs privés !

- Et cette clef, c’est tout l’esprit d’UEDLP. Si peu à peu, confrontés à ces difficultés de l’appel à la prière universelle, nous voyons où ces questions nous emmènent, alors soit nous décrochons, soit nous changeons. Ce ne sera peut-être pas la 1ère ou la 2ème personne qui changera mais nous même qui deviendront plus et vrais disciples du Seigneur de toute miséricorde. Ce ne sera plus nous qui vivrons en nous, mais le Christ qui vivra en nous, et nous pourrons, en ce temps, servir la guérison des 1ers et 2nds.

- Et finalement, le mot important de la Bible et de l’Évangile, n’est pas le mot aimer. Il est galvaudé, mis à toutes les sauces, même les plus tristes et sales. Le mot important dans la bouche de Jésus, c’est le mot comme.

 

Père Bruno

 

øøø

 

Ø Certains priants nous demandent s’il faut continuer de prier pour l’enfant qui leur a été confié, car devenu grand voire lui-même adulte, et demandent éventuellement qu’un autre prénom leur soit confié :

 

Même s’ils sont devenus adultes, ces « enfants » ont toujours besoin du soutien de notre prière. La blessure demeure, elle reste profonde des années, parfois même toute une vie. Ils ont aussi besoin de notre prière pour que leur cœur s’ouvre au pardon, se convertisse pour aimer la personne qui leur a fait du mal. Aux yeux de Dieu ils restent des enfants comme nous tous enfants d’un même Père.


Ø D’’autres nous écrivent pour avoir des nouvelles de l’enfant qui est confié à leur prière ou souhaiteraient rentrer en contact avec lui.

 

À cela nous ne pouvons répondre que "confidentialité et distance" .

Des éducateurs, psychologues, enseignants, infirmières… tout en conservant le secret professionnel, acceptent de nous confier seulement des prénoms. D’autres personnes au hasard de rencontre se confient… vous mêmes connaissez-vous peut-être tel ou tel prénom d’enfant ( ou de maltraitant )... Nous ne pouvons donc pas vous donner de plus amples renseignements sur ces enfants - la plupart du temps nous ne connaissons nous-mêmes que leur prénom - et dans le cas où nous en saurions plus, vous comprendrez aisément que la confidentialité doit être totale pour le bien de ces enfants.

Notre seule action pour eux est la prière. Votre prière, notre prière, est celle des membres du Corps du Christ pour d’autres membres souffrants du Corps du Christ, pour le Christ lui-même. Elle est, au-delà de nos bonnes volontés et de nos pauvretés, la prière de l’Eglise, du Peuple Sacerdotal, c’est à dire de chrétiens articulés, organisés, incorporés à l’unique prière du Christ.

Ces demandes nous montrent votre tendresse, votre compassion pour ces enfants. Elles nous redisent également combien ces enfants ont du prix aux yeux de Dieu, tout comme ces pauvres adultes qui les maltraitent, tout comme nous tous, enfants d’un même Père.

Nous savons combien il peut être frustrant ce manque d’informations, de contacts,  mais il en va ainsi de la gratuité de notre prière qui, en communion avec les Saints, nous redit le mystère de la Foi et cet Amour fou que Dieu a pour nous.

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Décembre 2008 - D’une prière païenne à une prière chrétienne

Décembre 2008

080511_fleur_inconnue1Afin de passer progressivement d’une prière païenne à une prière chrétienne.

 

D’abord ce message d’Albert* laissé sur internet :

Je prie très souvent pour les enfants martyrs, et je ne vous cache pas que je ne prie pas pour les personnes qui font du mal à nos enfants.
Il est trop facile de dire qu' ils ne sont pas conscients de leurs actes

Je suis Catholique pratiquant…. Bien sûr, il faut savoir pardonner , mais dans ce cas je ne leur trouve aucune excuse ...

Si je peux m' inscrire pour prier pour un enfant seulement , merci de me faire savoir la marche à suivre.

Fraternellement dans l' amour de la Sainte Famille .

 

Auquel le Père Bruno a répondu :

Cher monsieur,

Votre courrier est important. Il touche les sentiments de quasiment tous ceux qui entrent dans notre chaine de prières.

- Si nous prions pour les « bourreaux », et ils le sont, ce n‘est pas parce qu’ils sont ou ne sont pas conscients.

- Si nos prions pour eux, ce n’est pas qu’ils ont des excuses.

Dieu seul sait leur conscience. Et sur la terre, les juges et les psychologues approchent ces criminels comme ils le peuvent, avec leur profession et leur déontologie.

 

Nous prions pour eux, parce que le Seigneur est venu pour les malades et les pécheurs. Et ceux-ci le sont énormément.

Si nous prions pour eux, c’est pour désirer tendre à devenir comme notre Seigneur qui verse sa bénédiction « sur les bons et les méchants ». C’est tout le scandale de la « juste miséricorde » de Dieu. Bien sûr, un jour viendra le jugement, et certains iront au ciel, d’autres en enfer. En attendant notre mort, « Dieu ne veut pas la mort du pécheur, mais qu’il se convertisse ». En priant pour ceux-ci, nous voulons entrer dans le même esprit de Dieu. Sans quoi, notre propre salut serait compromis, puisque nous ne voudrions pas tendre, même si mal et difficilement aujourd’hui, à aimer « comme » Dieu aime.

Telle est la finalité de notre chaine.

- En priant pour une victime, prier comme tout humain sait le faire.

- En priant pur un bourreau, prier comme le Christ le fait.

- Finalement, prier pour nous, afin de passer progressivement d’une prière païenne à une prière chrétienne.

Ainsi, pour choisir de nous rejoindre, il faut entendre, au-delà du scandale humain de notre proposition, l’appel évangélique, et non pas prier pour 2 personnes : victimes et bourreaux, mais pour trois : victimes, bourreaux et soi-même.

Sans quoi, un prénom de plus ne changerait rien à votre prière déjà là, vous l’évoquez, « pour les enfants martyrs ».

En grande union dans la Miséricorde de notre Dieu et Sauveur, Jésus-Christ. Avec la tendresse maternelle de sa Mère Marie.

Bien fraternellement. Père Bruno.

 

Ensuite il y a eu les courriers de Florence* :

Bonjour Mona, bonjour Père Bruno, et bonjour à tous les priants qui ont pris en charge avec l’aide de notre Seigneur, l’aide spirituelle pour un enfant blessé, anonyme, mais qui nous devient très vite familier.

Nous avons également pour mission d’implorer Notre Père, d’aider par la prière un adulte maltraitant, et d’essayer peu à peu de le faire parvenir à prendre conscience de ses actes cruels qu’il a commis envers un enfant ;

Cela fait à peu près un mois que je prie pour le petit B, et je ne sais si ma prière quotidienne fait effet sur ce petit bonhomme, grâce à l’intercession du Saint-Esprit. Je me rends compte que je change moi-même – Je vis la célébration de l’Eucharistie, bien qu’interdite de communion, avec une intensité que je n’avais jamais connue, une concentration plus forte dans la méditation que je craignais de ne jamais pouvoir atteindre – Car la distraction est facile, si facile …

J’aimerai savoir si mon action commence à faire évoluer Benoît vers une prise de conscience de sa dignité d’enfant, pour moi, petit rouage, ce serait déjà merveilleux.

Comme je vous l’ai peut-être dit, j’ai travaillé pendant 11 années avec des enfants en grande difficulté, voire incurables dans certains cas, dans un Institut Médico-Educatif.

Je sais, pour en avoir fait la triste expérience que, pour ces enfants, l’ébauche d’un progrès dans la socialisation, dans la qualité du rapport à l’Autre, est une grande fragilité, et qu’un week-end passé chez les parents ou l’un d’eux, a souvent raison de toute une semaine de travail. Et en septembre, on repart souvent à zéro.

C’est pourquoi, je comprends que Benoît, malgré mon impatience, aie besoin de temps pour se redresser et ne plus regarder les adultes avec crainte, d’apprendre qu’il est aussi digne de respect et d’Amour que tout autre enfant.

Lorsque je fais mes courses, je regarde toujours les yeux, l’expression des petits, et par petits, j’entends déjà des enfants d’un an – que de fois ai-je non pas rencontré le regard de ces petits, car ils ne regardent pas, et si je tente un sourire, je le regrette aussitôt, car je vois des yeux remplis de peur et / ou d’incompréhension. Alors je jette un regard discret aux parents qui l’accompagnent, et je comprends tout de suite que l’enfant n’est pas élevé dans l’Amour, loin s’en faut.

Quant à de plus grands, ils reçoivent une gifle, et non une pichenette, pour une peccadille, ce que j’aurais considéré pour mes propres enfants comme un jeu, ou une recherche de découverte, quand bien même il faut rappeler à l’ordre.

C’est sans doute à cette catégorie d’adultes pauvres qu’appartient S. dont vous m’avez confié l’accompagnement , et j’avoue que si je prie autant et aussi intensément pour elle que pour « B », c’est plus difficile pour moi car je me sens moins proche d’elle que du petit. Cela prouve que j’ai encore beaucoup de chemin à faire pour accepter dans sa plénitude d’être humain, une personne qui a maltraité un enfant.

Merci d’avoir créé ce mouvement pour eux tous.

Merci aussi pour nous qui nous transformons, apprenons à mieux regarder ceux qui nous entourent, et progressons dans le chemin que le Seigneur a tracé pour nous sur cette terre.

Avec ma sincère dévotion.  

Florence ANGEL. 9 septembre 2008

 

Et le 19 septembre :

Mona, Père Bruno, bonjour.

En pensant à B, au cours de la journée, parmi d’autres activités, il m’est venu une prière – Oh ! Elle vaut ce qu’elle vaut, je n’ai rien d’une poétesse.

C’est mon âme qui s’exprime, ressentant la douleur d’un enfant maltraité. Je vous la livre en toute humilité.

(De Père Bruno : dans l’esprit de notre vocation, de prière, de conversion, de guérison en trois directions -victimes, bourreaux et nous-mêmes, je me permets d’ajouter un quatrième paragraphe à cette juste et belle prière reçue de Florence qui a composé les trois premiers paragraphes. J’espère ne pas trahir quoi que ce soit. Ce thème particulièrement important pour nous à UEDLP se retrouve dans son premier courrier.)

 

Pour l’enfant battu

Fragile oiseau maltraité,

Seigneur, nous te prions.

 

Pour celui qui a battu l’enfant,

Qui a tué l’oiseau innocent

Seigneur, nous implorons ton pardon.

 

Pour tous les enfants de ce monde fou

Qui subissent injustice et maltraitance,

Qui sont privés d’Amour,

Seigneur, accorde ta pitié et ton réconfort.

 

Pour nous qui, « comme les païens »,

Prions plus facilement pour la victime que pour le bourreau,

Quand tu es venu pour les pécheurs,

Seigneur, révèle-nous jusqu’où va ta miséricorde.

 Bien à vous.    Florence ANGEL*

 

*Les prénoms et noms  ont été modifiés par discrétion

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Août 2008 - Ingrid Bétancourt et le Pardon

INGRID BETANCOURT ET LE PARDON

IMG_7251Comme vous le savez, Ingrid Betancourt a été libérée début juillet. Beaucoup de battage médiatique certes, mais aussi une nouvelle et belle occasion de plus de rendre grâce à Notre Dieu et Père.

Mais pourquoi revenir sur cet événement ?

Pour parler du PARDON.

Parce que nous portons dans notre prière ces enfants maltraités et ces adultes maltraitants, notre prière doit être une intercession pour que le pardon se fasse dans leurs vies, dans leurs cœurs : pardon de l’enfant maltraité à son bourreau, pardon de l’enfant maltraité à lui même qui, si souvent, se sent coupable de la maltraitance subie, pardon de notre cœur aux bourreaux – et à lire vos messages cela est bien plus difficile, pardon enfin du bourreau à lui même quand il prend conscience de son crime et péché.

Dans différents interviews au journal LA CROIX du 9 juillet[1] et aux magazines LE PELERIN[2] et LA VIE[3], Ingrid Betancourt a parlé du pardon témoignant ainsi de l’œuvre de Miséricorde de Dieu en son cœur :

"La seule réponse à la violence, c'est une réponse d'amour".

"C'est très difficile d'aimer son ennemi. On ne peut pas aimer quelqu'un qui vous fait autant de mal. Mais je trouvais dans le Christ une espèce de tremplin. Je disais : 'Je le déteste mais pour toi je vais arrêter de dire que je le déteste'. Et le fait de ne pas mettre ce mot de haine dans ma bouche était un grand apaisement. " 

"Je pense que j'ai réussi à pardonner véritablement. A mes geôliers, oui, mais pas seulement. On doit pardonner aux compagnons qui de temps en temps ont eu des moments difficiles, à ces amis qui ne se sont pas rappelés de vous, ces gens sur qui vous comptiez et qui vous ont fait défaut, ces personnes que vous aimiez et que vous avez entendu dire des horreurs comme : 'Si elle a été prise en otage, c'est qu'elle l'a cherché' (...). Il y a beaucoup de choses à pardonner".

Ingrid Betancourt se dit également "transformée" par la prière. Face à la violence, "il y a deux chemins. Soit on se laisse enlaidir, on devient aigre, hargneux, vindicatif, on laisse son cœur se remplir de rancune. Soit on choisit l’autre chemin, celui que Jésus nous a montré. Il nous demande : «Bénis ton ennemi». A chaque fois que je lisais la Bible, je sentais que ces mots s’adressaient à moi, comme s’Il était en face de moi, qu’Il savait ce qu’il fallait me dire. Et cela m’arrivait droit au cœur".

 « Si je n’avais pas eu le Seigneur à mes côtés, je ne pense pas que j’aurais réussi à grandir dans la douleur. Être otage vous place dans une situation de constante humiliation. Vous êtes victime de l’arbitraire complet, vous connaissez le plus vil de l’âme humaine.”

Elle a aussi découvert la Vierge Marie : « une Marie forte, une Marie intelligente, une Marie qui a de l’humour. Je pensais à sa souffrance de mère, et je lui demandais sans cesse : “Marie, s’il te plaît, occupe-toi de maman et de mes enfants.” (…) Et en disant cela, je sentais qu’elle m’écoutait. Et je m’apaisais. »

Ingrid Betancourt a été l’otage des FARC, de la jungle …

et nos enfants, ceux qui sont au cœur de notre prière, ne sont-ils pas eux aussi otage de la pauvreté, de la cruauté des hommes, et leurs bourreaux ne sont-ils pas eux aussi des geôliers qui emprisonnent leur vie, peut-être bien plus longtemps encore que ces 6 longues années endurées par elle, dans une souffrance sourde et parfois destructrice.

Ingrid, avec sa propre lecture, nous remémore aussi la parole du Christ en  Matthieu 5,43-47. Que notre prière soit cela : Amour et Bénédiction !

Et nous deviendrons humblement cette petite flamme de la Miséricorde de Notre Dieu.

Nous deviendrons des témoins de son Amour qui est plus grand que la pauvreté des adultes, que la blessure des enfants, que toutes nos bonnes volontés.

Nous rendrions aussi disponible notre propre vie, notre propre cœur pour que Dieu y déracine nos incertitudes d’aimer, nos incapacités d’aimer et de pardonner, pour que nous devenions progressivement, laborieusement capable d’aimer et de pardonner à l’image du Christ sur la croix.

 


[1] La Croix du 10 juillet 2008

[2] sur http://www.pelerin.info

[3] sur http://www.lavie.fr

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Mai 2008 - Miséricorde

2L_FiaccoleChrétiens, nous sommes tous appelés à devenir instrument de la Miséricorde de Dieu et la mission qu’Il nous confié de prier pour ces enfants nous invite tout particulièrement à le devenir.
En Pologne, le 17 août 2002, lors de la célébration de la dédicace du nouveau sanctuaire de la Divine Miséricorde à Cracovie, Jean Paul II disait

En dehors de la Miséricorde de Dieu, aucune autre source d'espérance n'existe pour l'homme"

La Miséricorde sauvera le monde !

Mais, nous qui sommes de plus en plus souvent confrontés à la misère de l’humanité blessée et blessante dans notre vécu mais aussi par le bombardement des médias, sommes-nous capables et prêts à comprendre qu’il y a urgence à aimer notre prochain par les yeux de Dieu, notre Père.

Il faut nous laisser toucher au cœur par cet amour miséricordieux du Père qui malgré les errements de ses enfants nous aime toujours plus, toujours d’avantage.
Ouvrir les yeux et regarder le petit, le méchant, le maladroit, le calculateur, le pauvre, le bourreau avec ce même regard de tendresse que nous avons pour un enfant. Nous laisser toucher par sa petitesse comme Notre Dieu est touché en son Divin Cœur par notre petitesse.

Dieu n’est que Miséricorde, car il est Dieu. Et Dieu ne peut renier cet amour fou du pauvre, sinon il ne serait pas Dieu !
Il faut demander la grâce d’aimer du regard d’Amour et de Miséricorde de Dieu. Nous laisser toucher au cœur, aux tripes par la petitesse même incompréhensible, même révoltante du pauvre. Dieu ne demande que cela, n’est que cela !

Et le Christ en sa Passion n’est que cela ! Comment dire cette brûlure intense qui consume son Divin Cœur, alors même qu’il devrait hurler sa haine contre tous ceux qui le martyrisent. Son cœur n’est qu’amour, son regard n’est qu’amour, sa vie terrestre qui s’achève sur la Croix n’est qu’amour, don de miséricorde.
Aimer jusque là, jusque la souffrance d’aimer, celle que vous explose le cœur et le fait se consumer au feu du Cœur Sacré du Christ.

Il faut demander cela, il faut nous laisser pétrir, travailler pour un jour devenir une braise d’Amour, une petite flamme de miséricorde, être une toute petite braise de la Divine Miséricorde.
Prier pour les pauvres de cœur, les méchants, les bourreaux est pour nous un chemin de conversion essentiel. Notre Sauveur qui a donné sa vie pour nous, et encore plus pour eux, les aime passionnément et Il souffre pour eux sur le bois de la croix et il souffre aussi de notre fermeture de cœur pour les adultes si pauvres pour lesquels nous avons tant de mal à prier en vérité.

Il faut que nous nous convertissions sur ce point : les aimer comme Dieu les aime en commençant humblement par la prière même si elle est sèche, même si elle est plus difficile.
C’est dans la pauvreté de notre prière pour plus pauvres que nous que le Seigneur nous attend pour nous convertir encore plus avant. Aimer ceux que notre cœur ne peut pas aimer ou si difficilement, si étroitement.

Que chacun de nous devienne une petite Flamme de Miséricorde, et que si nous sommes plusieurs à prier ensemble que notre petite assemblée devienne « un foyer de Miséricorde » ( pardon de reprendre l’expression de foyer tant liée à Marthe Robin ), notre prière puisant sa force et son inspiration dans la contemplation et l’adoration du Cœur Sacré de Notre Seigneur.

Il faut que notre cœur s’ouvre à la prière pour ceux qui nous semble les plus pécheurs, ces adultes maltraitants, nos frères.

C’est un beau chemin de conversion qui demande beaucoup mais c’est le chemin de la Divine Miséricorde queine cesse de s’offrir par le Doux Cœur du Christ Jésus : convertir notre cœur pour qu’il batte à l’unisson avec le Sien, qui, en sa Passion, aime infiniment tous ceux qui l’abandonnent, le torturent et le crucifient, c’est à dire nous tous et surtout ceux que nous reconnaissons comme plus pécheurs que nous, parce que leur péché est hors de notre entendement, qu'il est horrible, terrible et qu'il anéantit toute dignité aux enfants pour lesquels nous prions.

Mona - Mai 2008

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Février 2008 - Chiffres de l'ODAS

sourire_enfantPrier pour les enfants maltraités implique malheureusement d’être confronté à la conscience de la pauvreté du monde, et plus que de longues phrases, certains chiffres sont éloquents :

Lors d’une émission télévisée[1] des chiffres terrifiants étaient donnés :

  Ø 3 enfants meurent de maltraitance chaque semaine

  Ø dans 26,5 % des cas ces coups viennent de la mère de l’enfant

et dans 24,4% c’est le père qui est en cause et 5,6% le beau-père. Ainsi 56,5% des cas de maltraitance ont lieu dans le cercle familial étroit.

L’ODAS , Observatoire de l’Enfance en Danger, dans son rapport pour 2005 donnait aussi des chiffres alarmants[2]. Entre 1998 et 2005 le nombre d’enfants maltraités est passé de 19 000 à 20 000 et celui des enfants en danger de 64 000 à 77 000.

Entre 2004 et 2005 le nombre d’enfants en danger a augmenté de 2% !

Les types de maltraitance évoluent : les abus sexuels tendent à diminuer ( - 800 ) mais les négligences lourdes augmentent ( +700 ) ainsi que les violences psychologiques ( +1300 ). A noter également l’augmentation de la marginalisation et de l’errance de certains enfants ( 3800 cas en 2004, 5100 en 2005 ). Enfin les carences éducatives et les conflits de couple sont les principaux motifs facteurs de danger pour l’enfant.

De tels chiffres ne peuvent laisser indifférent : ils nous disent la souffrance de ces jeunes et la pauvreté de ce monde devenu si superficiel qu’il en oublie ses enfants. Comment ne pas rappeler la phrase de Jean-Paul II :

" Sauvons les enfants pour sauver l'espoir de l'humanité "

Notre prière doit être compassion pour ces enfants mais elle doit aussi, et surtout, être Miséricorde pour les adultes maltraitants, trop pauvres ou trop blessés, trop défigurés par le péché.
Notre Dieu est Miséricorde
, alors nous-mêmes, avec nos pauvretés, nos limites, nos impossibilités d’aimer, devenons de toutes petites flammes de la Miséricorde de Notre Dieu et Père pour ces adultes si pauvres et pour que ces enfants ne soient pas à leur tour défigurés à jamais par la pauvreté de leurs bourreaux.

Adressons nos prières à Notre Seigneur Jésus Christ, à son Divin Cœur en qui est Toute Miséricorde, et demandons Lui également de purifier notre pauvre cœur pour qu’il puisse aimer les pauvres, tous les pauvres, nos frères en humanité, et surtout ceux dont la pauvreté nous paraît encore plus insupportable, à savoir les maltraitants.



 

[1] France 2, « Toute une histoire » émission du 14 septembre 2007

 

[2] publiés dans la revue de l’UNASEA (Union Nationale des Associations de Sauvegarde de l'Enfance, de l'Adolescence et des Adultes ) «  Forum » n°36 de janvier 2007    

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Novembre 2007 - de Toussaint à l'Avent

102_0279Cette lettre vous est écrite au moment où nous allons célébrer la magnifique fête de la Toussaint :

Béni soit le Seigneur d’avoir racheté et sauvé une telle couronne de pécheurs qui sont devenus, par sa Miséricorde, des Saints. Daigne le Seigneur guérir et sauver toute l’humanité.

Permettez-nous un peu de promotion pour faire vivre l’édition catholique, et de rappeler ce somptueux livre édité pour le Jubilée de l’an 2000, « Le Livre des Merveilles », « 365 histories vraies à lire chaque jour où l’on voit DIEU à l’œuvre dans le monde ». Mame/Plon, Paris 1999, 1345 pages. Il s’agit d’une vraie merveille, c’est le cas de le dire. Bientôt Noël, voici un cadeau pour 1 ou 3 ou 15 membres de votre famille, de vos frères et sœurs chrétiens, ou pour ces connaissances que vous voulez évangéliser. Si c’est un peu cher à force d’en offrir, invoquez la Providence.

Cette lettre vous est donc aussi écrite au moment où nous allons faire mémoire de nos défunts et intercéder pour les âmes du purgatoire :

-Faire mémoire d’abord, parce que Dieu n’oublie pas les morts, il les relève, et dans l’espérance ou la communion des Saints, l’Eglise est tout à la fois du ciel et de la terre.

Nous pouvons aussi faire mémoire des membres de notre chaîne déjà passés au ciel, notamment dernièrement de Rosa Alloux et de Marie-Antoinette Gautier. Nous l’avons voulu ainsi, ils sont toujours comptés dans notre groupe, car ils sont plus vivants que nous et, si nous prions pour eux, nous espérons qu’ils peuvent déjà faire monter une encore plus belle prière pour ces enfants qui ont tant besoin d’être aimés selon le Cœur de Dieu.

- Intercéder, puisqu’à part les canonisés, nous ne savons pas grand-chose des « temps »  de purification. Et la prière pour les âmes du purgatoire est une solidarité spirituelle qui mérite le mouvement de notre cœur.

Pour nous, membre d’UEDLP, peut-être pourrions-nous ce 2 novembre, porter charitablement notre prière vers ceux, vers tous ceux qui, durant leur vie, ont été des maltraitants. Plus que d’autres, à cause de leur misère, ils ont besoin d’ouvrir leur cœur à la Miséricorde.

Daigne le Seigneur, avec l’Évangile de Saint Luc 18, 9-14 en ce 30ème dimanche, nous rappeler que tous, nous sommes graciés, et donc appelés à entrer dans le mouvement « d’action de grâce », et aussi, si l’on peut dire, dans un mouvement « d’action des graciés » qui intercèdent pour tous leurs frères, notamment ceux qui « apparaissent » les plus pauvres, et pour qui, à cause de notre propre pauvreté, nous pourrions avoir difficulté à intercéder !

Le temps que cette lettre vous arrive, nous serons tournés vers la Venue du Christ-Roi, ou déjà introduits dans l’Avent.

- Le Christ-Roi, la plus belle fête de l’année des chrétiens.

Non seulement avec Noël nous saluons l’aurore du salut, non seulement avec Pâques et Pentecôte, nous célébrons la victoire de Dieu en sa Miséricorde, non seulement avec la fête du Corps et du Sang du Seigneur et celle du Sacré-Cœur, nous célébrons d’accès à la grâce par l’Eglise et ses Sacrements, mais avec le Christ-Roi, terme de l’année liturgique, nous célébrons le jour de la victoire définitive pour tous ceux qui l’auront humblement espéré, où il n’y aura plus ni cris, ni larmes, ni pleurs, car nous verrons Dieu face à face, et les temps du combat seront achevés.

- L’entrée dans l’Avent, c’est l’occasion de vous souhaiter une « Bonne Année ». Oui, de même qu’il y a l’année civile et l’année scolaire, de même qu’on nous rabâche abondamment l’année des Chinois, du singe ou du rat, je vous invite à fêter le nouvel an, le samedi 1er décembre, oui décembre, au soir. Cela à deux avantages :

Vous étonnez et amusez vos amis qui n’y ont jamais pensé.

Vous évangélisez discrètement en leur rappelant que l’essentiel de votre temps est rythmé par l’Eternel. Si dans l’Incarnation, Dieu a pris le temps, c’est pour que ce temps puisse être liturgique et nous orienter vers l’éternel et vers l’éternité.

Alors oui, « BONNE ANNÉE des CHRÉTIENS »
à vous tous, frères et sœurs d’UEDLP.

Père Bruno
novembre 2007

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Juin 2007 - Les Anges Gardiens

angegardienAvec l’arrivée du monde moderne, l’Église s’est trouvée dans la nécessité de faire le point, de trier dans son patrimoine, pour discerner ce qui relevait de la Vérité et ce qui n’était que mythologie.
La correction a été sévère, excessive.
Dieu et la Résurrection ont, pour certains, été recyclés aux oubliettes des temps primitifs.
Sur mon chemin, enfant, jeune puis séminariste, la « mode » n’était pas aux anges.
Avec la nouvelle maturité, sérénité de notre Eglise, on peut légitimement revenir à ces sujets.
C’est même nécessaire, parce que c’est révélé et donc utile à notre chemin.
Entre temps, la nature ayant horreur du vide, loin de nos travaux de réflexion, les commerçants de magie, d’ésotérisme, de New-Age ont aussi fait commerce de ce monde plus ou moins bien connu de toutes les religions du monde.

S’il est un domaine où les fausses pistes sont dangereuses, c’est bien celui-là.
Combien de chrétiens utilisent la magie-blanche en croyant être en terrain chrétien !
Un conseil : entre le rien et la fumisterie, lisez la Bible et le catéchisme de l’Eglise catholique.
Et que, grâce à Dieu, vos saints Anges Gardiens veillent sur vous.

Dans la belle fête du Cœur du Christ.
Père Bruno - juillet 2006

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