Un Enfant Dans La Prière - UEDLP

"Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu'ils font." Luc 23,34

13 mai 2007

Bonjour et bienvenue !


"Sauvons les enfants
pour sauver l'espoir de l'humanité" Jean-Paul II

 

Saint_Claude_la_Colombi_reLe 15 février 2000, jour de Saint Claude La Colombière ( père spirituel de sainte Marguerite-Marie Alacoque ),   a été créée l'action "UEDLP - Un Enfant Dans La Prière" sous l'impulsion du  Père Bruno DANIEL,  curé dans le diocèse de Beauvais ( France ) et de quelques chrétiens dont Mona Le Cunff, convaincus que la prière peut tout, notamment à aider les enfants maltraités à faire un chemin de résilience et aider les adultes maltraitants à avancer sur un chemin de la guérison et à assumer leurs responsabilités.

Approuvée par l’évêque du diocèse en 2005, l'UEDLP a reçue en juillet 2009 la Bénédiction Apostolique de notre Pape, Benoit XVI 

Elle regroupe aujourd'hui plus de 460 priants, dont plusieurs prêtres et religieuses, un peu partout en France - notamment sur l'ile de la Réunion -, et dans quelques pays francophones.

Les médias se font de plus en plus souvent l’écho de faits de maltraitance sur des enfants sous différentes formes : pédophilie, inceste, violences physiques, cruauté morale, négligences lourdes…
En France et dans le monde, des milliers d’enfants de toutes confessions en souffrent aujourd’hui.

Bien-sûr, des hommes et des femmes viennent en aide à ces enfants et agissent chaque jour pour que cette souffrance recule : médecins, infirmières, psychologues, éducateurs, enseignants … et combien tant d’autres…

L’action « UEDLP- Un Enfant Dans La Prière » consiste à prier pour ces enfants maltraités. Ils ont besoin de notre prière, de toute la force et la tendresse de notre prière.

Nous savons dans notre cœur que
 l’Amour Miséricordieux de Dieu peut tout et même si nous n’agissons pas directement auprès de ces enfants, notre prière leur est un soutien.

Il s’agit que de prière et non d’action directe : n’est confié à chaque priant qu’un prénom d’enfant et qu’un prénom d’adulte ( sans aucun rapport entre eux ), rien d’autre.

- Aucun contact, aucune précision (sur l’âge, le niveau de maltraitance, le lieu de vie …. ) n’est donnée sur les personnes confiées.

- Aucune nouvelle non plus sur le devenir de l'enfant ou de l'adulte. C'est certainement là un des éléments les plus frustrants puisque nous ne voyons pas l'action directe de notre prière.

Il s’agit simplement d’unir notre prière à celle du Christ en communion avec les saints dans la  certitude que Dieu est au cœur de chacune de nos vies et que sa Divine Providence agit toujours, même parfois, de façon bien surprenante à nos yeux.

Chacun prie selon son cœur et à son rythme, chez lui ( pas de réunion ). Quatre fois par an un petit feuillet est envoyé pour faire le lien, rien d’autre.

Cette action est également gratuite (possibilité de faire parvenir 10 timbres par an si on le souhaite )

C’est aussi, dans le chemin de conversion de notre cœur à l’Amour de Dieu,  accepter doucement de prier pour un adulte maltraitant.

Tant prier pour un enfant maltraité est dans la logique d’une tendre prière, tant s’engager de prier doucement pour un adulte maltraitant demande de laisser la Miséricorde de Dieu investir notre cœur. Doucement, il s’agit d’accepter d’ouvrir les yeux sur nous-mêmes, sur notre amour de pauvre, incapable d’aimer les méchants, mais aussi incapable de nous aimer comme Dieu nous aime. C'est ainsi permettre à  Dieu d’œuvrer dans notre vie pour que notre cœur devienne " une petite flamme de sa Miséricorde", notre prière puisant sa force et son inspiration dans la contemplation et l'adoration du Cœur Sacré de Notre Sauveur.

Pour rejoindre l'UEDLP et obtenir le prénom d’un de ces enfants et d’un adulte ou pour plus d’informations,
merci de nous contacter à l’adresse suivante :

"UEDLP - UN ENFANT DANS LA PRIERE"
3, allée des Coquelicots    60290 Neuilly sous Clermont   
France

ou sur : 
uedlp@wanadoo.fr
site Internet :  http://uedlp.new.fr

A l’avance merci.            

Père Bruno DANIEL ( diocèse de Beauvais )
Mona


Nativit_" L'Enfant de Bethléem est un nouvel appel qui nous est adressé pour faire tout ce qui est possible afin que soit mis un terme aux épreuves de ces enfants", pour "faire tout ce qui est possible afin que la lumière de Bethléem touche le coeur des hommes [...]. Ce n'est qu'à travers la conversion des coeurs, ce n'est qu'à travers un changement au plus intime de l'homme que peut être dépassée la cause de tout ce mal"

                                                                     Benoit XVI - Messe de Noël 2008


Et si vous avez connaissance d'un enfant en danger, n'hésitez pas à appeler le 119. Merci.

119

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Prière de l'UEDLP

un_enfant_dans_la_pri_reSeigneur,

Nous te confions tous les enfants
trahis – Jésus renié par Pierre
humiliés – Jésus en prison

battus – Jésus fouetté
blessés – Jésus couronné d’épines
meurtris – Jésus sous le poids de la croix
torturés – Jésus cloué sur le bois
abandonnés – "Père pourquoi m’as tu abandonné ?"
violés –  Jésus transpercé de la lance
assassinés – Jésus mort sur la croix.

Seigneur,
Nous te confions tous ces enfants maltraités.
En chacun d’eux souffre ton Fils,
En chacun d’eux souffre ton cœur de Père.

Seigneur,
Nous te confions tous ces adultes trop pauvres.
En chacun d’eux se montre ta Miséricorde
En chacun d’eux se révèle la démesure de la Rédemption.

Seigneur,
En tous et en chacun de nous
Se montre ton Amour infini,
Ton Amour de Père.
Amen

Mona - 15 décembre 2001

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Septembre 2009 Prier pour le pauvre

IMG_6034PRIER POUR LE PAUVRE


Un courrier envoyé en mai dernier par Danièle m’a interpelée.

Elle écrit : « Aujourd’hui je voudrais vous parler d’une notion qui m’irrite au plus haut point depuis le début : celle de « pauvre » adulte qui a fait souffrir.

  1. J’associe cela au jugement de « pauvre type » = minable, moins que rien. Je n’ai pas envie de prier pour un pauvre type ( ou une pauvre femme ) dont on ne tirera jamais rien parce qu’il a commis un acte trop horrible. Je veux prier Dieu,      Sainte Trinité, et Marie mère des hommes, pour un être humain qui est      prisonnier du Mal et qui a besoin de vivre son chemin de Damas.
  2. Si lui est pauvre, moi qui suis-je ? Pauvre mais pas autant que lui. Riche, certainement, mais comment partager ma richesse avec lui. Je ne pense pas que sa pauvreté soit celle du pauvre pécheur. Il ne se sait pas pécheur. Et si lui pauvre est digne du pardon de Dieu, moi qui ne suis qu’un pauvre pécheur ( pécheresse a un autre sens ), mon péché étant nettement moindre que le sien, je n’ai pas d’effort à faire.

Alors que plus on découvre la miséricorde de Dieu, plus on découvre comme on est loin de Lui. Mais ,baptisé(e) et réconcilié(e), nourri(e) de sa Vie, je suis déjà dans la Vie éternelle.

C’est difficile à expliquer, mais il est plus facile pour moi de prier pour l’enfant et chaque adulte maltraitant si je prie, en sautant le mot "pauvre" pour un adulte qui a gravement blessé un ( ou des ) enfant(s). »


Tout d’abord, merci Danièle pour ce courrier.

Que puis-je répondre ?

  •   Quand a été créé l’UEDLP, le mot pauvreté pour l’adulte a été une évidence : pauvre pour l’enfant et pauvre aussi pour lui-même, pauvre de l’amour que chacun nous portons, ou devrions porter, puisque tous créés à l’image de Dieu, pauvre de miséricorde, pauvre de justice, pauvre de tendresse, pauvre de compassion.

En aucun cas, l’adulte maltraitant n’est un « pauvre type », un minable, un rebut de la société, un paria. Non. C’est un homme ou une femme comme vous et moi, un frère ou une sœur en Christ. Aimé comme nous, tout autant, par Dieu dans son Amour incommensurable.

  • Oui, il a commis un acte horrible, insupportable. Il n’y a pas de mots pour exprimer le drame de ces enfants. Et combien même le crime est affreux, combien l’Amour et la Miséricorde de Dieu dépassent tout ce que nous pouvons en imaginer. Que dire de cet Amour fou de Dieu pour nous, allant jusqu’à offrir son propre Fils en sacrifice. Le Cœur du Père et le Cœur du Fils souffrant à l’unisson de nos péchés, du péché de cet adulte, de notre péché.
  •  Oui cet adulte est pauvre, comme nous sommes pauvres. Pauvre d’aimer, pauvre d’espérer, pauvre de pardonner, pauvre de Miséricorde. Notre seule richesse ne nous appartient pas. Elle est le don précieux de Dieu qui demeure avec nous, en nous par l’Eucharistie.
  •  « pauvre pas autant que lui ». J’ose dire : ײoui, je suis pauvre, autant que lui ײ. Bien-sûr je n’ai pas maltraité un enfant, mais combien de fois  ai-je maltraité l’Enfant, la  Promesse pour notre salut. Combien de fois ma dureté, mon orgueil, mes mensonges, mes calculs, mes regards, mes jugements envers les autres ou envers moi-même n’ont – ils pas torturé son Cœur d’Enfant à la Crèche, son Cœur d’Enfant sur la Croix.

Mes propos peuvent paraitre excessifs à certains.  Alors prenons un autre exemple : qui de Pierre reniant Jésus, son ami, son compagnon, ou du  ײbon ײ larron est le plus pauvre ? Quels sont les crimes qui ont amené cet homme à subir la mort par la croix ? Hormis les personnes qui représentaient un risque pour l’Empire Romain, seuls les assassins de grand chemin étaient condamnés à la « peine de la croix » [1]. Ainsi donc le bon larron était peut-être, certainement, un assassin de grand chemin. Et pourtant, Jésus agonisant sur le bois de le croix, lui reconnaît l’honneur d’être à ses côtés au ciel, parce que le pauvre a reconnu en lui le Messie. Et pendant ce temps là, Pierre est celui qui a renié le Sauveur.  Qui des 2 est le plus pauvre : l’ami qui trahit, alors qu’il est riche du compagnonnage de Jésus ou le larron, pauvre de ses crimes, qui accueille la richesse du regard aimant du Christ ?  Face à Dieu nous sommes tous pauvres, pauvres d’aimer. Dieu nous aime, quelque soit le jugement que nous portons sur notre péché, et il ne veut que notre cœur pour y répandre l’Amour.

  •  Oui l’adulte est prisonnier du Mal, du Mauvais. Et par notre prière il s’agit bien de participer, à notre mesure, au combat de la Lumière contre des ténèbres qui tentent, même vaincues par la Croix, de recouvrir la terre. C’est pour cela aussi que chaque priant de l’UEDLP est une ײ petite flamme ײ de la Miséricorde Divine dans la nuit du péché et du mal. Notre humble, notre insignifiante prière, participe à ce combat mené au Saint Nom de Jésus pour la seule Gloire de Dieu.
  •  Il ne faut pas non plus regarder l’adulte maltraitant comme quelqu’un qui ne se sait pas pécheur. Hormis quelques exceptions liés à la maladie psychiatrique,  nombreux sont les maltraitants qui  savent qu’ils font mal.

Ainsi le silence imposé aux victimes de maltraitances sexuelles : il est fréquent que l’adulte dise à l’enfant de ne rien raconter ( sinon il va le tuer, ou bien se suicider, ou la famille va exploser … ). La notion de bien et de mal est souvent très pointue chez les pédophiles qui s’attaquent à des enfants de plus en plus jeunes. Ils savent que le viol des très jeunes est un anéantissement de la pureté par le mal.

Quand le Christ demande au Père de pardonner à ceux qui le maltraitent, il sait que ceux-ci mesurent la violence de leurs gestes mais, qu’aveuglés par leur colère, ils ignorent, qu’au travers du Fils, c’est le Cœur brûlant d’Amour du Père qui est maltraité.

  •  Et oui, quand Dieu vient frapper à notre cœur cela provoque souvent des remous. Plus l’Esprit nous donne d’avancer dans la compréhension de la Miséricorde Infinie de Dieu, plus nous nous sentons loin de lui. Plus notre petitesse se révèle à nous, plus nous appréhendons, bien modestement, ce puits d’Amour du Cœur de Dieu et du Christ Sauveur.
  • Pour finir ce long propos, je voudrais vous proposer de prier et de méditer ces deux strophes d’un poème de Sainte Thérèse de Lisieux :

Moi si j'avais commis tous les crimes possibles,
Je garderai toujours la même confiance,
Car je sais bien que cette multitudes d'offenses,
N'est qu'une goutte d'eau dans un brasier ardent [...]
Non, tu n'as pas trouvé créature sans tache,
Au milieu des éclairs tu nous donnas ta loi,
Et dans ton cœur sacré, ô Jésus je me cache
Non je ne tremble pas, car ma vertu, c'est toi.

Et que le Seigneur continue à tous nous modeler, nous éclairer, pour que, par notre participation à cette prière de l’UEDLP, nous devenions un peu plus chaque jour de modestes ײ petites flammes de Sa Miséricorde ײ. 

Mona


[1] In Digeste du jurisconsulte CALISTRATE sous l’empereur Septime-Sévère ( 193-211 )

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Juillet 2009 Avec le Curé d'Ars

2009-2010 Une Année sacerdotale 

 

st_Jean_Marie_VianneyLe 19 juin dernier, en la solennité du Sacré Cœur, Journée de la sanctification sacerdotale, notre Pape a ouvert l’Année sacerdotale, à l’occasion du 150e anniversaire de la mort du saint curé d’Ars.

Benoît XVI a déclaré à cette occasion : « Puisse cette nouvelle année jubilaire constituer une occasion propice pour approfondir la valeur et l’importance de la mission sacerdotale et pour demander au Seigneur de faire à son Eglise le don de nombreux et saints prêtres. »

 

Mais quel rapport avec notre action UEDLP ?

Notre prière pour les enfants maltraités et aussi celle pour les personnes qui sont auteurs de maltraitance. Parmi ces personnes, et les derniers événements en Irlande nous l’ont rappelé, il se trouve des prêtres. Depuis des années déjà ( comme lors de l’Assemblée des Evêques de France  à Lourdes en 2000 ) l’Eglise a décidé de ne plus protéger les prêtres coupables de pédophilie et de les amener, par la conversion et la repentance, à se livrer à la Justice. Depuis un long chemin pour l’Eglise, chemin certes douloureux mais surtout salvateur, s’est engagé pour faire la vérité ( comme en 2002 pour les prêtres aux Etats-Unis ).

Bien sûr, en tant que membres de l’Eglise, membres du corps du Christ, nous sommes  particulièrement affectés par la pauvreté de ces prêtres.

Mais malgré la fragilité des hommes face au péché, Dieu de toute Miséricorde continue, au delà de notre propre entendement, à faire confiance et à appeler des hommes à son service.

 

Permettez - nous de citer un long extrait de la lettre que Benoît XVI a adressé aux prêtres à l’occasion de l’ouverture de cette année sacerdotale :

« Le Sacerdoce, c’est l’amour du cœur de Jésus », avait coutume de dire le Saint Curé d’Ars. Cette expression touchante nous permet avant tout d’évoquer avec tendresse et reconnaissance l’immense don que sont les prêtres non seulement pour l’Église, mais aussi pour l’humanité elle-même. Je pense à tous ces prêtres qui présentent aux fidèles chrétiens et au monde entier l’offrande humble et quotidienne des paroles et des gestes du Christ, s’efforçant de Lui donner leur adhésion par leurs pensées, leur volonté, leurs sentiments et le style de toute leur existence. Comment ne pas mettre en évidence leurs labeurs apostoliques, leur service inlassable et caché, leur charité ouverte à l’universel ? Et que dire de la courageuse fidélité de tant de prêtres qui, bien que confrontés à des difficultés et à des incompréhensions, restent fidèles à leur vocation : celle d’« amis du Christ », qui ont reçu de Lui un appel particulier, ont été choisis et envoyés ?

Mais l’expression utilisée par le Saint Curé évoque aussi le Cœur transpercé du Christ et la couronne d’épines qui l’entoure. Et notre pensée se tourne alors vers les innombrables situations de souffrance dans lesquelles sont plongés bien des prêtres, soit parce qu’ils participent à l’expérience humaine de la douleur dans ses multiples manifestations, soit parce qu’ils sont incompris par ceux qui bénéficient de leur ministère : comment ne pas nous souvenir de tant de prêtres bafoués dans leur dignité, empêchés d’accomplir leur mission, parfois même persécutés jusqu’au témoignage suprême du sang ?

Il existe aussi malheureusement des situations, jamais assez déplorées, où l’Église elle-même souffre de l’infidélité de certains de ses ministres. Et c’est pour le monde un motif de scandale et de refus. Ce qui, dans de tels cas peut être surtout profitable pour l’Église, ce n’est pas tant la pointilleuse révélation des faiblesses de ses ministres, mais plutôt une conscience renouvelée et joyeuse de la grandeur du don de Dieu, concrétisé dans les figures splendides de pasteurs généreux, de religieux brûlant d’amour pour Dieu et pour les âmes, de directeurs spirituels éclairés et patients. A cet égard, les enseignements et les exemples de saint Jean-Marie Vianney peuvent offrir à tous un point de référence significatif : le Curé d’Ars était très humble, mais il avait conscience, comme prêtre, d’être un don immense pour son peuple : « Un bon pasteur, un pasteur selon le cœur de Dieu, c’est là le plus grand trésor que le bon Dieu puisse accorder à une paroisse, et un des plus précieux dons de la miséricorde divine ». Il parlait du sacerdoce comme s’il ne réussissait pas à se convaincre de la grandeur du don et de la tâche confiés à une créature humaine : « Oh ! que le prêtre est quelque chose de grand ! s’il se comprenait, il mourrait... Dieu lui obéit : il dit deux mots et Notre Seigneur descend du ciel à sa voix et se renferme dans une petite hostie... ». Et, pour expliquer à ses fidèles l’importance des sacrements, il disait : « Si nous n’avions pas le sacrement de l’Ordre, nous n’aurions pas Notre-Seigneur. Qui est-ce qui l’a mis là, dans le tabernacle ? Le prêtre. Qui est-ce qui a reçu notre âme à son entrée dans la vie ? Le prêtre. Qui la nourrit pour lui donner la force de faire son pèlerinage ? Le prêtre. Qui la préparera à paraître devant Dieu, en lavant cette âme pour la dernière fois dans le sang de Jésus-Christ ? Le prêtre, toujours le prêtre. Et si cette âme vient à mourir [à cause du péché], qui la ressuscitera, qui lui rendra le calme et la paix ? Encore le prêtre... Après Dieu, le prêtre c’est tout... Le prêtre ne se comprendra bien que dans le ciel ». Ces affirmations, jaillies du cœur sacerdotal du saint curé, peuvent nous sembler excessives. Elles manifestent toutefois en quelle haute considération il tenait le sacrement du sacerdoce. Il semblait submergé par le sentiment d’une responsabilité sans bornes : « Si l’on comprenait bien le prêtre sur la terre, on mourrait non de frayeur, mais d’amour ... Sans le prêtre, la mort et la passion de Notre-Seigneur ne serviraient de rien... C’est le prêtre qui continue l’œuvre de Rédemption, sur la terre... A quoi servirait une maison remplie d’or, si vous n’aviez personne pour ouvrir la porte ? Le prêtre a la clef des trésors célestes : c’est lui qui ouvre la porte ; il est l’économe du bon Dieu, l’administrateur de ses biens.... Laissez une paroisse vingt ans sans prêtre : on y adorera les bêtes... Le prêtre n’est pas prêtre pour lui... il est pour vous ».

¤ Notre prière avec le saint curé, si vous le voulez bien, sera aujourd’hui d’abord pour tous ces prêtres qui se sont égarés, pour tous ceux dont la faiblesse de la chair et l’infidélité aux règles du sacerdoce ont fait souffrir des enfants, ont blessé l’Eglise par la voie du scandale, ont détourné les plus indécis ou les plus fragiles vers d’autres religions, vers d’autres croyances, voire vers l’athéisme.

 

¤ Notre prière avec Saint Jean-Marie Vianney aussi pour les enfants qui souffrent, pour ces enfants devenus adultes qui portent dans leur chair et dans leur mémoire le poids du péché des ministres. Notre prière pour que leur cœur s’ouvre au pardon et à la Miséricorde pour eux et pour ceux qui les ont blessés.

 

¤ Notre prière enfin pour tous les prêtres et pour notre Eglise et que chacun d’entre nous, membre du Corps du Christ, puissions à l’instar du Curé d’Ars s’écrier du fond du cœur :

« Mon Dieu, faites-moi la grâce de vous aimer autant qu’il est possible que je vous aime »


Méditons et prions avec saint Jean-Marie Vianney :

 « Ce n’est pas le pécheur qui revient à Dieu pour lui demander pardon ; mais c’est Dieu lui-même qui court après le pécheur et qui le fait revenir à lui. Ce bon sauveur est si rempli d’amour pour nous qu’il nous cherche partout ! »

 « Toutes les bonnes œuvres réunies n’équivalent pas au sacrifice de la messe, parce qu’elles sont les œuvres des hommes, et la sainte messe est l’œuvre de Dieu »

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Prière du Curé d’Ars

Je vous aime, ô mon Dieu,
et mon seul désir est de vous aimer
jusqu'au dernier soupir de ma vie.
Je vous aime, ô mon Dieu infiniment aimable,
et j'aime mieux mourir en vous aimant
que de vivre un seul instant sans vous aimer.
Je vous aime, Seigneur,
et la seule grâce que je vous demande,
c'est que mon cœur vous le répète autant de fois que je respire.
Mon Dieu, faites-moi la grâce de souffrir en vous aimant
et de vous aimer en souffrant.
Je vous aime, ô mon divin Sauveur,
parce que vous avez été crucifié pour moi ;
je vous aime, ô mon Dieu,
parce que vous me tenez ici-bas crucifié pour vous.
Je vous aime.
Mon Dieu, à proportion que je m'approche de ma fin,
faites-moi la grâce d'augmenter mon amour et de le perfectionner.

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Février 2009 Aimer comme

Ce 15 février, fête de Saint Claude la Colombière, nous fêtons les 9 ans de notre humble chaîne de prières. Encore merci à tous et à chacun des 453 priants qui nous ont rejoints dans cette belle mission de devenir prière pour les enfants en souffrance et les adultes maltraitants.

Que dans ce temps de Carême où l’Esprit nous mène au désert, l’intercession de Saint Claude, confesseur de Sainte Marguerite-Marie - disciple du Sacré Cœur - , permette à tous de laisser le Seigneur Notre Dieu œuvrer dans nos vies et que nos cœurs deviennent de toutes petites flammes de Miséricorde pour aimer comme Lui nous aime.

øøø

Aimer comme …

 

IMG_2211Voici un autre mot reçu. Notre but n’est pas de nous lancer dans un « courrier des lecteurs », mais ces quelques mots disent bien la tonalité des réactions, des questions que notre intercession pose à chacun. C’est l’occasion de préciser, et tenter de mieux traduire l’intuition d’UEDLP.

 

« Venant de recevoir le bulletin n°40, j’avoue ne pas très bien comprendre la réaction d’Albert peut-être parce que je ne ressens pas trop la difficulté à prier pour « mon » bourreau (en reprenant le terme employé par le Père Bruno – le « mon » étant celui que vous avez recommandé à ma prière). Peut-être est-ce parce que je me sens tout aussi pécheur que lui … même si ce n’est pas dans le même domaine.

Et puis dans le pater, ne demandons-nous pas à Notre Père de nous pardonner comme nous pardonnons tandis que le « Je confesse à Dieu » nous demandons à nos frères de prier pour nous.

C’est peut-être prier pour la 3ème personne comme le rappelle Père Bruno, c'est-à-dire pour moi, que j’aurais le plus de difficulté …

Un grand merci à Florence pour sa très belle prière et son quatrième paragraphe rédigé par le Père Bruno.  Pierre-Louis. »   

Permettez-nous quelques remarques :

- D’abord, les avis divergents sont tous légitimes, nous sommes en chemin. L’Évangile nous invite tous à progresser, à nous convertir. L’expression de nos avis partagés permet d’entendre peut-être un peu plus ce que l’Esprit dit à notre cœur, comme dans l’Apocalypse, ce qu’il dit aux Eglises.

- Rappel, par discrétion, tout prénom est changé : le prénom inventé permet seulement de savoir si l’auteur est masculin ou féminin.

- Surtout, pour nous, l’avis d’Albert est infirment recevable. « Prier pour la deuxième personne » n’est pas évident. Cela relève du commandement du Seigneur. Y réussir demande à être sauvé, à se laisser sauver, à aimer l’autre comme Jésus l’aime.

- Du reste l’avis de Pierre-Louis est son symétrique. Il faut aimer son prochain comme soi-même. Quand certains ont du mal à prier pour le méchant, le 2ème, d’autres ont du mal à prier pour le 3ème, pour eux-mêmes !

- En fait, tous savent prier pour le 1er, l’enfant maltraité. Et quand certains ont du mal à prier pour le 2nd, d’autres ont du mal à prier pour le 3ème. Certains ont du mal à aimer les méchants, d’autres ont du mal à s’aimer soi-même. Le salut, c’est d’arriver à « aimer l’autre comme soi-même et comme le Seigneur l’aime et m’aime ».

- Le commandement de Jésus qui nous invite à prier pour nos ennemis et nos persécuteurs est fait

o non pas pour informer Dieu de la situation. Il la connait et son amour ne nous a pas attendus pour donner son sang autant pour les victimes que pour les coupables,

o non pour d’abord changer ces autres,

o mais déjà pour nous ouvrir les yeux, à nous même, sur notre pauvre amour,

- incapable de nous aimer nous même comme lui-même nous aime,

- incapable d’aimer les méchants comme lui même les aime.

- En fait, si je peux me permettre, ce qui est le plus juste théologiquement chez Pierre-Louis, c’est :

o d’abord sa référence aux prières du Seigneur et de l’Eglise, modèles et maitresses de toutes justes prières,

o la découverte que, pour des réalités bien différentes, « je me sens tout aussi pécheur que lui ».

- C’est toute l’histoire et l’unique histoire des pharisiens et des publicains. Dans notre monde marqué par le péché, il n’y a que :

o des méchants pécheurs qui ont vraiment du mal à se mettre en route,

o des gentils croyants qui sont quasiment tous, comme le dit Jésus, « sépulcres blanchis », c’est à dire beau dehors, mais sans miséricorde dedans pour les autres, les pécheurs, les gros pécheurs publics.

- De ces gentils croyants, deux solutions :

o soit ils sont bons… comme Dieu est bon, et vont donc suivre Jésus en sa folle, en son excessive miséricorde pour les méchants pécheurs,

o soit ils ne sont pas bons comme Dieu est bon, incapables de vouloir pour les méchants pécheurs la miséricorde du Seigneur. Finalement et logiquement, comme ils ne sont pas bons comme Dieu est bon, ils ne sont pas bons du tout. Ils sont pécheurs et sans miséricorde, condamnables et condamnés. Et comme ils ne veulent pas la miséricorde pour les pécheurs, les autres pécheurs publics, il ne peut y avoir non plus de miséricorde pour eux, pécheurs privés !

- Et cette clef, c’est tout l’esprit d’UEDLP. Si peu à peu, confrontés à ces difficultés de l’appel à la prière universelle, nous voyons où ces questions nous emmènent, alors soit nous décrochons, soit nous changeons. Ce ne sera peut-être pas la 1ère ou la 2ème personne qui changera mais nous même qui deviendront plus et vrais disciples du Seigneur de toute miséricorde. Ce ne sera plus nous qui vivrons en nous, mais le Christ qui vivra en nous, et nous pourrons, en ce temps, servir la guérison des 1ers et 2nds.

- Et finalement, le mot important de la Bible et de l’Évangile, n’est pas le mot aimer. Il est galvaudé, mis à toutes les sauces, même les plus tristes et sales. Le mot important dans la bouche de Jésus, c’est le mot comme.

 

Père Bruno

 

øøø

 

Ø Certains priants nous demandent s’il faut continuer de prier pour l’enfant qui leur a été confié, car devenu grand voire lui-même adulte, et demandent éventuellement qu’un autre prénom leur soit confié :

 

Même s’ils sont devenus adultes, ces « enfants » ont toujours besoin du soutien de notre prière. La blessure demeure, elle reste profonde des années, parfois même toute une vie. Ils ont aussi besoin de notre prière pour que leur cœur s’ouvre au pardon, se convertisse pour aimer la personne qui leur a fait du mal. Aux yeux de Dieu ils restent des enfants comme nous tous enfants d’un même Père.


Ø D’’autres nous écrivent pour avoir des nouvelles de l’enfant qui est confié à leur prière ou souhaiteraient rentrer en contact avec lui.

 

À cela nous ne pouvons répondre que "confidentialité et distance" .

Des éducateurs, psychologues, enseignants, infirmières… tout en conservant le secret professionnel, acceptent de nous confier seulement des prénoms. D’autres personnes au hasard de rencontre se confient… vous mêmes connaissez-vous peut-être tel ou tel prénom d’enfant ( ou de maltraitant )... Nous ne pouvons donc pas vous donner de plus amples renseignements sur ces enfants - la plupart du temps nous ne connaissons nous-mêmes que leur prénom - et dans le cas où nous en saurions plus, vous comprendrez aisément que la confidentialité doit être totale pour le bien de ces enfants.

Notre seule action pour eux est la prière. Votre prière, notre prière, est celle des membres du Corps du Christ pour d’autres membres souffrants du Corps du Christ, pour le Christ lui-même. Elle est, au-delà de nos bonnes volontés et de nos pauvretés, la prière de l’Eglise, du Peuple Sacerdotal, c’est à dire de chrétiens articulés, organisés, incorporés à l’unique prière du Christ.

Ces demandes nous montrent votre tendresse, votre compassion pour ces enfants. Elles nous redisent également combien ces enfants ont du prix aux yeux de Dieu, tout comme ces pauvres adultes qui les maltraitent, tout comme nous tous, enfants d’un même Père.

Nous savons combien il peut être frustrant ce manque d’informations, de contacts,  mais il en va ainsi de la gratuité de notre prière qui, en communion avec les Saints, nous redit le mystère de la Foi et cet Amour fou que Dieu a pour nous.

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Décembre 2008 - D’une prière païenne à une prière chrétienne

Décembre 2008

080511_fleur_inconnue1Afin de passer progressivement d’une prière païenne à une prière chrétienne.

 

D’abord ce message d’Albert* laissé sur internet :

Je prie très souvent pour les enfants martyrs, et je ne vous cache pas que je ne prie pas pour les personnes qui font du mal à nos enfants.
Il est trop facile de dire qu' ils ne sont pas conscients de leurs actes

Je suis Catholique pratiquant…. Bien sûr, il faut savoir pardonner , mais dans ce cas je ne leur trouve aucune excuse ...

Si je peux m' inscrire pour prier pour un enfant seulement , merci de me faire savoir la marche à suivre.

Fraternellement dans l' amour de la Sainte Famille .

 

Auquel le Père Bruno a répondu :

Cher monsieur,

Votre courrier est important. Il touche les sentiments de quasiment tous ceux qui entrent dans notre chaine de prières.

- Si nous prions pour les « bourreaux », et ils le sont, ce n‘est pas parce qu’ils sont ou ne sont pas conscients.

- Si nos prions pour eux, ce n’est pas qu’ils ont des excuses.

Dieu seul sait leur conscience. Et sur la terre, les juges et les psychologues approchent ces criminels comme ils le peuvent, avec leur profession et leur déontologie.

 

Nous prions pour eux, parce que le Seigneur est venu pour les malades et les pécheurs. Et ceux-ci le sont énormément.

Si nous prions pour eux, c’est pour désirer tendre à devenir comme notre Seigneur qui verse sa bénédiction « sur les bons et les méchants ». C’est tout le scandale de la « juste miséricorde » de Dieu. Bien sûr, un jour viendra le jugement, et certains iront au ciel, d’autres en enfer. En attendant notre mort, « Dieu ne veut pas la mort du pécheur, mais qu’il se convertisse ». En priant pour ceux-ci, nous voulons entrer dans le même esprit de Dieu. Sans quoi, notre propre salut serait compromis, puisque nous ne voudrions pas tendre, même si mal et difficilement aujourd’hui, à aimer « comme » Dieu aime.

Telle est la finalité de notre chaine.

- En priant pour une victime, prier comme tout humain sait le faire.

- En priant pur un bourreau, prier comme le Christ le fait.

- Finalement, prier pour nous, afin de passer progressivement d’une prière païenne à une prière chrétienne.

Ainsi, pour choisir de nous rejoindre, il faut entendre, au-delà du scandale humain de notre proposition, l’appel évangélique, et non pas prier pour 2 personnes : victimes et bourreaux, mais pour trois : victimes, bourreaux et soi-même.

Sans quoi, un prénom de plus ne changerait rien à votre prière déjà là, vous l’évoquez, « pour les enfants martyrs ».

En grande union dans la Miséricorde de notre Dieu et Sauveur, Jésus-Christ. Avec la tendresse maternelle de sa Mère Marie.

Bien fraternellement. Père Bruno.

 

Ensuite il y a eu les courriers de Florence* :

Bonjour Mona, bonjour Père Bruno, et bonjour à tous les priants qui ont pris en charge avec l’aide de notre Seigneur, l’aide spirituelle pour un enfant blessé, anonyme, mais qui nous devient très vite familier.

Nous avons également pour mission d’implorer Notre Père, d’aider par la prière un adulte maltraitant, et d’essayer peu à peu de le faire parvenir à prendre conscience de ses actes cruels qu’il a commis envers un enfant ;

Cela fait à peu près un mois que je prie pour le petit B, et je ne sais si ma prière quotidienne fait effet sur ce petit bonhomme, grâce à l’intercession du Saint-Esprit. Je me rends compte que je change moi-même – Je vis la célébration de l’Eucharistie, bien qu’interdite de communion, avec une intensité que je n’avais jamais connue, une concentration plus forte dans la méditation que je craignais de ne jamais pouvoir atteindre – Car la distraction est facile, si facile …

J’aimerai savoir si mon action commence à faire évoluer Benoît vers une prise de conscience de sa dignité d’enfant, pour moi, petit rouage, ce serait déjà merveilleux.

Comme je vous l’ai peut-être dit, j’ai travaillé pendant 11 années avec des enfants en grande difficulté, voire incurables dans certains cas, dans un Institut Médico-Educatif.

Je sais, pour en avoir fait la triste expérience que, pour ces enfants, l’ébauche d’un progrès dans la socialisation, dans la qualité du rapport à l’Autre, est une grande fragilité, et qu’un week-end passé chez les parents ou l’un d’eux, a souvent raison de toute une semaine de travail. Et en septembre, on repart souvent à zéro.

C’est pourquoi, je comprends que Benoît, malgré mon impatience, aie besoin de temps pour se redresser et ne plus regarder les adultes avec crainte, d’apprendre qu’il est aussi digne de respect et d’Amour que tout autre enfant.

Lorsque je fais mes courses, je regarde toujours les yeux, l’expression des petits, et par petits, j’entends déjà des enfants d’un an – que de fois ai-je non pas rencontré le regard de ces petits, car ils ne regardent pas, et si je tente un sourire, je le regrette aussitôt, car je vois des yeux remplis de peur et / ou d’incompréhension. Alors je jette un regard discret aux parents qui l’accompagnent, et je comprends tout de suite que l’enfant n’est pas élevé dans l’Amour, loin s’en faut.

Quant à de plus grands, ils reçoivent une gifle, et non une pichenette, pour une peccadille, ce que j’aurais considéré pour mes propres enfants comme un jeu, ou une recherche de découverte, quand bien même il faut rappeler à l’ordre.

C’est sans doute à cette catégorie d’adultes pauvres qu’appartient S. dont vous m’avez confié l’accompagnement , et j’avoue que si je prie autant et aussi intensément pour elle que pour « B », c’est plus difficile pour moi car je me sens moins proche d’elle que du petit. Cela prouve que j’ai encore beaucoup de chemin à faire pour accepter dans sa plénitude d’être humain, une personne qui a maltraité un enfant.

Merci d’avoir créé ce mouvement pour eux tous.

Merci aussi pour nous qui nous transformons, apprenons à mieux regarder ceux qui nous entourent, et progressons dans le chemin que le Seigneur a tracé pour nous sur cette terre.

Avec ma sincère dévotion.  

Florence ANGEL. 9 septembre 2008

 

Et le 19 septembre :

Mona, Père Bruno, bonjour.

En pensant à B, au cours de la journée, parmi d’autres activités, il m’est venu une prière – Oh ! Elle vaut ce qu’elle vaut, je n’ai rien d’une poétesse.

C’est mon âme qui s’exprime, ressentant la douleur d’un enfant maltraité. Je vous la livre en toute humilité.

(De Père Bruno : dans l’esprit de notre vocation, de prière, de conversion, de guérison en trois directions -victimes, bourreaux et nous-mêmes, je me permets d’ajouter un quatrième paragraphe à cette juste et belle prière reçue de Florence qui a composé les trois premiers paragraphes. J’espère ne pas trahir quoi que ce soit. Ce thème particulièrement important pour nous à UEDLP se retrouve dans son premier courrier.)

 

Pour l’enfant battu

Fragile oiseau maltraité,

Seigneur, nous te prions.

 

Pour celui qui a battu l’enfant,

Qui a tué l’oiseau innocent

Seigneur, nous implorons ton pardon.

 

Pour tous les enfants de ce monde fou

Qui subissent injustice et maltraitance,

Qui sont privés d’Amour,

Seigneur, accorde ta pitié et ton réconfort.

 

Pour nous qui, « comme les païens »,

Prions plus facilement pour la victime que pour le bourreau,

Quand tu es venu pour les pécheurs,

Seigneur, révèle-nous jusqu’où va ta miséricorde.

 Bien à vous.    Florence ANGEL*

 

*Les prénoms et noms  ont été modifiés par discrétion

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Août 2008 - Ingrid Bétancourt et le Pardon

INGRID BETANCOURT ET LE PARDON

Ingrid_Betancourt_remercie_DieuComme vous le savez, Ingrid Betancourt a été libérée début juillet. Beaucoup de battage médiatique certes, mais aussi une nouvelle et belle occasion de plus de rendre grâce à Notre Dieu et Père.

Mais pourquoi revenir sur cet événement ?

Pour parler du PARDON.

Parce que nous portons dans notre prière ces enfants maltraités et ces adultes maltraitants, notre prière doit être une intercession pour que le pardon se fasse dans leurs vies, dans leurs cœurs : pardon de l’enfant maltraité à son bourreau, pardon de l’enfant maltraité à lui même qui, si souvent, se sent coupable de la maltraitance subie, pardon de notre cœur aux bourreaux – et à lire vos messages cela est bien plus difficile, pardon enfin du bourreau à lui même quand il prend conscience de son crime et péché.

Dans différents interviews au journal LA CROIX du 9 juillet[1] et aux magazines LE PELERIN[2] et LA VIE[3], Ingrid Betancourt a parlé du pardon témoignant ainsi de l’œuvre de Miséricorde de Dieu en son cœur :

"La seule réponse à la violence, c'est une réponse d'amour".

"C'est très difficile d'aimer son ennemi. On ne peut pas aimer quelqu'un qui vous fait autant de mal. Mais je trouvais dans le Christ une espèce de tremplin. Je disais : 'Je le déteste mais pour toi je vais arrêter de dire que je le déteste'. Et le fait de ne pas mettre ce mot de haine dans ma bouche était un grand apaisement. " 

"Je pense que j'ai réussi à pardonner véritablement. A mes geôliers, oui, mais pas seulement. On doit pardonner aux compagnons qui de temps en temps ont eu des moments difficiles, à ces amis qui ne se sont pas rappelés de vous, ces gens sur qui vous comptiez et qui vous ont fait défaut, ces personnes que vous aimiez et que vous avez entendu dire des horreurs comme : 'Si elle a été prise en otage, c'est qu'elle l'a cherché' (...). Il y a beaucoup de choses à pardonner".

Ingrid Betancourt se dit également "transformée" par la prière. Face à la violence, "il y a deux chemins. Soit on se laisse enlaidir, on devient aigre, hargneux, vindicatif, on laisse son cœur se remplir de rancune. Soit on choisit l’autre chemin, celui que Jésus nous a montré. Il nous demande : «Bénis ton ennemi». A chaque fois que je lisais la Bible, je sentais que ces mots s’adressaient à moi, comme s’Il était en face de moi, qu’Il savait ce qu’il fallait me dire. Et cela m’arrivait droit au cœur".

 « Si je n’avais pas eu le Seigneur à mes côtés, je ne pense pas que j’aurais réussi à grandir dans la douleur. Être otage vous place dans une situation de constante humiliation. Vous êtes victime de l’arbitraire complet, vous connaissez le plus vil de l’âme humaine.”

Elle a aussi découvert la Vierge Marie : « une Marie forte, une Marie intelligente, une Marie qui a de l’humour. Je pensais à sa souffrance de mère, et je lui demandais sans cesse : “Marie, s’il te plaît, occupe-toi de maman et de mes enfants.” (…) Et en disant cela, je sentais qu’elle m’écoutait. Et je m’apaisais. »

Ingrid Betancourt a été l’otage des FARC, de la jungle …

et nos enfants, ceux qui sont au cœur de notre prière, ne sont-ils pas eux aussi otage de la pauvreté, de la cruauté des hommes, et leurs bourreaux ne sont-ils pas eux aussi des geôliers qui emprisonnent leur vie, peut-être bien plus longtemps encore que ces 6 longues années endurées par elle, dans une souffrance sourde et parfois destructrice.

Ingrid, avec sa propre lecture, nous remémore aussi la parole du Christ en  Matthieu 5,43-47. Que notre prière soit cela : Amour et Bénédiction !

Et nous deviendrons humblement cette petite flamme de la Miséricorde de Notre Dieu.

Nous deviendrons des témoins de son Amour qui est plus grand que la pauvreté des adultes, que la blessure des enfants, que toutes nos bonnes volontés.

Nous rendrions aussi disponible notre propre vie, notre propre cœur pour que Dieu y déracine nos incertitudes d’aimer, nos incapacités d’aimer et de pardonner, pour que nous devenions progressivement, laborieusement capable d’aimer et de pardonner à l’image du Christ sur la croix.


[1] La Croix du 10 juillet 2008

[2] sur http://www.pelerin.info

[3] sur http://www.lavie.fr

Photo : Le Figaro.fr

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Mai 2008 - Miséricorde

2L_FiaccoleChrétiens, nous sommes tous appelés à devenir instrument de la Miséricorde de Dieu et la mission qu’Il nous confié de prier pour ces enfants nous invite tout particulièrement à le devenir.
En Pologne, le 17 août 2002, lors de la célébration de la dédicace du nouveau sanctuaire de la Divine Miséricorde à Cracovie, Jean Paul II disait

En dehors de la Miséricorde de Dieu, aucune autre source d'espérance n'existe pour l'homme"

La Miséricorde sauvera le monde !

Mais, nous qui sommes de plus en plus souvent confrontés à la misère de l’humanité blessée et blessante dans notre vécu mais aussi par le bombardement des médias, sommes-nous capables et prêts à comprendre qu’il y a urgence à aimer notre prochain par les yeux de Dieu, notre Père.

Il faut nous laisser toucher au cœur par cet amour miséricordieux du Père qui malgré les errements de ses enfants nous aime toujours plus, toujours d’avantage.
Ouvrir les yeux et regarder le petit, le méchant, le maladroit, le calculateur, le pauvre, le bourreau avec ce même regard de tendresse que nous avons pour un enfant. Nous laisser toucher par sa petitesse comme Notre Dieu est touché en son Divin Cœur par notre petitesse.

Dieu n’est que Miséricorde, car il est Dieu. Et Dieu ne peut renier cet amour fou du pauvre, sinon il ne serait pas Dieu !
Il faut demander la grâce d’aimer du regard d’Amour et de Miséricorde de Dieu. Nous laisser toucher au cœur, aux tripes par la petitesse même incompréhensible, même révoltante du pauvre. Dieu ne demande que cela, n’est que cela !

Et le Christ en sa Passion n’est que cela ! Comment dire cette brûlure intense qui consume son Divin Cœur, alors même qu’il devrait hurler sa haine contre tous ceux qui le martyrisent. Son cœur n’est qu’amour, son regard n’est qu’amour, sa vie terrestre qui s’achève sur la Croix n’est qu’amour, don de miséricorde.
Aimer jusque là, jusque la souffrance d’aimer, celle que vous explose le cœur et le fait se consumer au feu du Cœur Sacré du Christ.

Il faut demander cela, il faut nous laisser pétrir, travailler pour un jour devenir une braise d’Amour, une petite flamme de miséricorde, être une toute petite braise de la Divine Miséricorde.
Prier pour les pauvres de cœur, les méchants, les bourreaux est pour nous un chemin de conversion essentiel. Notre Sauveur qui a donné sa vie pour nous, et encore plus pour eux, les aime passionnément et Il souffre pour eux sur le bois de la croix et il souffre aussi de notre fermeture de cœur pour les adultes si pauvres pour lesquels nous avons tant de mal à prier en vérité.

Il faut que nous nous convertissions sur ce point : les aimer comme Dieu les aime en commençant humblement par la prière même si elle est sèche, même si elle est plus difficile.
C’est dans la pauvreté de notre prière pour plus pauvres que nous que le Seigneur nous attend pour nous convertir encore plus avant. Aimer ceux que notre cœur ne peut pas aimer ou si difficilement, si étroitement.

Que chacun de nous devienne une petite Flamme de Miséricorde, et que si nous sommes plusieurs à prier ensemble que notre petite assemblée devienne « un foyer de Miséricorde » ( pardon de reprendre l’expression de foyer tant liée à Marthe Robin ), notre prière puisant sa force et son inspiration dans la contemplation et l’adoration du Cœur Sacré de Notre Seigneur.

Il faut que notre cœur s’ouvre à la prière pour ceux qui nous semble les plus pécheurs, ces adultes maltraitants, nos frères.

C’est un beau chemin de conversion qui demande beaucoup mais c’est le chemin de la Divine Miséricorde queine cesse de s’offrir par le Doux Cœur du Christ Jésus : convertir notre cœur pour qu’il batte à l’unisson avec le Sien, qui, en sa Passion, aime infiniment tous ceux qui l’abandonnent, le torturent et le crucifient, c’est à dire nous tous et surtout ceux que nous reconnaissons comme plus pécheurs que nous, parce que leur péché est hors de notre entendement, qu'il est horrible, terrible et qu'il anéantit toute dignité aux enfants pour lesquels nous prions.

Mona - Mai 2008

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Février 2008 - Chiffres de l'ODAS

sourire_enfantPrier pour les enfants maltraités implique malheureusement d’être confronté à la conscience de la pauvreté du monde, et plus que de longues phrases, certains chiffres sont éloquents :

Lors d’une émission télévisée[1] des chiffres terrifiants étaient donnés :

  Ø 3 enfants meurent de maltraitance chaque semaine

  Ø dans 26,5 % des cas ces coups viennent de la mère de l’enfant

et dans 24,4% c’est le père qui est en cause et 5,6% le beau-père. Ainsi 56,5% des cas de maltraitance ont lieu dans le cercle familial étroit.

L’ODAS , Observatoire de l’Enfance en Danger, dans son rapport pour 2005 donnait aussi des chiffres alarmants[2]. Entre 1998 et 2005 le nombre d’enfants maltraités est passé de 19 000 à 20 000 et celui des enfants en danger de 64 000 à 77 000.

Entre 2004 et 2005 le nombre d’enfants en danger a augmenté de 2% !

Les types de maltraitance évoluent : les abus sexuels tendent à diminuer ( - 800 ) mais les négligences lourdes augmentent ( +700 ) ainsi que les violences psychologiques ( +1300 ). A noter également l’augmentation de la marginalisation et de l’errance de certains enfants ( 3800 cas en 2004, 5100 en 2005 ). Enfin les carences éducatives et les conflits de couple sont les principaux motifs facteurs de danger pour l’enfant.

De tels chiffres ne peuvent laisser indifférent : ils nous disent la souffrance de ces jeunes et la pauvreté de ce monde devenu si superficiel qu’il en oublie ses enfants. Comment ne pas rappeler la phrase de Jean-Paul II :

" Sauvons les enfants pour sauver l'espoir de l'humanité "

Notre prière doit être compassion pour ces enfants mais elle doit aussi, et surtout, être Miséricorde pour les adultes maltraitants, trop pauvres ou trop blessés, trop défigurés par le péché.
Notre Dieu est Miséricorde
, alors nous-mêmes, avec nos pauvretés, nos limites, nos impossibilités d’aimer, devenons de toutes petites flammes de la Miséricorde de Notre Dieu et Père pour ces adultes si pauvres et pour que ces enfants ne soient pas à leur tour défigurés à jamais par la pauvreté de leurs bourreaux.

Adressons nos prières à Notre Seigneur Jésus Christ, à son Divin Cœur en qui est Toute Miséricorde, et demandons Lui également de purifier notre pauvre cœur pour qu’il puisse aimer les pauvres, tous les pauvres, nos frères en humanité, et surtout ceux dont la pauvreté nous paraît encore plus insupportable, à savoir les maltraitants.



 

[1] France 2, « Toute une histoire » émission du 14 septembre 2007

 

[2] publiés dans la revue de l’UNASEA (Union Nationale des Associations de Sauvegarde de l'Enfance, de l'Adolescence et des Adultes ) «  Forum » n°36 de janvier 2007    

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Novembre 2007 - de Toussaint à l'Avent

102_0279Cette lettre vous est écrite au moment où nous allons célébrer la magnifique fête de la Toussaint :

Béni soit le Seigneur d’avoir racheté et sauvé une telle couronne de pécheurs qui sont devenus, par sa Miséricorde, des Saints. Daigne le Seigneur guérir et sauver toute l’humanité.

Permettez-nous un peu de promotion pour faire vivre l’édition catholique, et de rappeler ce somptueux livre édité pour le Jubilée de l’an 2000, « Le Livre des Merveilles », « 365 histories vraies à lire chaque jour où l’on voit DIEU à l’œuvre dans le monde ». Mame/Plon, Paris 1999, 1345 pages. Il s’agit d’une vraie merveille, c’est le cas de le dire. Bientôt Noël, voici un cadeau pour 1 ou 3 ou 15 membres de votre famille, de vos frères et sœurs chrétiens, ou pour ces connaissances que vous voulez évangéliser. Si c’est un peu cher à force d’en offrir, invoquez la Providence.

Cette lettre vous est donc aussi écrite au moment où nous allons faire mémoire de nos défunts et intercéder pour les âmes du purgatoire :

-Faire mémoire d’abord, parce que Dieu n’oublie pas les morts, il les relève, et dans l’espérance ou la communion des Saints, l’Eglise est tout à la fois du ciel et de la terre.

Nous pouvons aussi faire mémoire des membres de notre chaîne déjà passés au ciel, notamment dernièrement de Rosa Alloux et de Marie-Antoinette Gautier. Nous l’avons voulu ainsi, ils sont toujours comptés dans notre groupe, car ils sont plus vivants que nous et, si nous prions pour eux, nous espérons qu’ils peuvent déjà faire monter une encore plus belle prière pour ces enfants qui ont tant besoin d’être aimés selon le Cœur de Dieu.

- Intercéder, puisqu’à part les canonisés, nous ne savons pas grand-chose des « temps »  de purification. Et la prière pour les âmes du purgatoire est une solidarité spirituelle qui mérite le mouvement de notre cœur.

Pour nous, membre d’UEDLP, peut-être pourrions-nous ce 2 novembre, porter charitablement notre prière vers ceux, vers tous ceux qui, durant leur vie, ont été des maltraitants. Plus que d’autres, à cause de leur misère, ils ont besoin d’ouvrir leur cœur à la Miséricorde.

Daigne le Seigneur, avec l’Évangile de Saint Luc 18, 9-14 en ce 30ème dimanche, nous rappeler que tous, nous sommes graciés, et donc appelés à entrer dans le mouvement « d’action de grâce », et aussi, si l’on peut dire, dans un mouvement « d’action des graciés » qui intercèdent pour tous leurs frères, notamment ceux qui « apparaissent » les plus pauvres, et pour qui, à cause de notre propre pauvreté, nous pourrions avoir difficulté à intercéder !

Le temps que cette lettre vous arrive, nous serons tournés vers la Venue du Christ-Roi, ou déjà introduits dans l’Avent.

- Le Christ-Roi, la plus belle fête de l’année des chrétiens.

Non seulement avec Noël nous saluons l’aurore du salut, non seulement avec Pâques et Pentecôte, nous célébrons la victoire de Dieu en sa Miséricorde, non seulement avec la fête du Corps et du Sang du Seigneur et celle du Sacré-Cœur, nous célébrons d’accès à la grâce par l’Eglise et ses Sacrements, mais avec le Christ-Roi, terme de l’année liturgique, nous célébrons le jour de la victoire définitive pour tous ceux qui l’auront humblement espéré, où il n’y aura plus ni cris, ni larmes, ni pleurs, car nous verrons Dieu face à face, et les temps du combat seront achevés.

- L’entrée dans l’Avent, c’est l’occasion de vous souhaiter une « Bonne Année ». Oui, de même qu’il y a l’année civile et l’année scolaire, de même qu’on nous rabâche abondamment l’année des Chinois, du singe ou du rat, je vous invite à fêter le nouvel an, le samedi 1er décembre, oui décembre, au soir. Cela à deux avantages :

Vous étonnez et amusez vos amis qui n’y ont jamais pensé.

Vous évangélisez discrètement en leur rappelant que l’essentiel de votre temps est rythmé par l’Eternel. Si dans l’Incarnation, Dieu a pris le temps, c’est pour que ce temps puisse être liturgique et nous orienter vers l’éternel et vers l’éternité.

Alors oui, « BONNE ANNÉE des CHRÉTIENS »
à vous tous, frères et sœurs d’UEDLP.

Père Bruno
novembre 2007

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Juin 2007 - Les Anges Gardiens

angegardienAvec l’arrivée du monde moderne, l’Église s’est trouvée dans la nécessité de faire le point, de trier dans son patrimoine, pour discerner ce qui relevait de la Vérité et ce qui n’était que mythologie.
La correction a été sévère, excessive.
Dieu et la Résurrection ont, pour certains, été recyclés aux oubliettes des temps primitifs.
Sur mon chemin, enfant, jeune puis séminariste, la « mode » n’était pas aux anges.
Avec la nouvelle maturité, sérénité de notre Eglise, on peut légitimement revenir à ces sujets.
C’est même nécessaire, parce que c’est révélé et donc utile à notre chemin.
Entre temps, la nature ayant horreur du vide, loin de nos travaux de réflexion, les commerçants de magie, d’ésotérisme, de New-Age ont aussi fait commerce de ce monde plus ou moins bien connu de toutes les religions du monde.

S’il est un domaine où les fausses pistes sont dangereuses, c’est bien celui-là.
Combien de chrétiens utilisent la magie-blanche en croyant être en terrain chrétien !
Un conseil : entre le rien et la fumisterie, lisez la Bible et le catéchisme de l’Eglise catholique.
Et que, grâce à Dieu, vos saints Anges Gardiens veillent sur vous.

Dans la belle fête du Cœur du Christ.
Père Bruno - juillet 2006

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Avril 2007 - Résilience et Résurrection

IMG_5585Bonjour à tous et à toutes.

Que la Joie et la Lumière de Pâques que nous venons de célébrer illuminent notre vie au quotidien dans les gestes les plus humbles et anodins, gestes toujours ancrés dans cette réalité prodigieuse : Dieu nous aime infiniment là où nous sommes et tels que nous sommes.

Nous venons tout juste de célébrer la Résurrection de notre Divin Seigneur et nous aimerions vous parler de la relation entre LA RESILIENCE ET LA RESURRECTION ou comment chaque humain dans sa vie fait l’expérience de la mort et la Résurrection ?
Comment Gérard, enfant maltraité, va-t-il trouver la force de construire une famille et être un père attentif et aimant ? Comment les personnes brisées par les camps de concentration, les dictatures, les guerres …trouvent-elles la force de repartir.

Saint Augustin disait aussi : « La puissance du Christ nous a créés et sa faiblesse nous a recréés »

Ainsi cette re-création peut être la résilience qui est la capacité d’une personne à continuer à vivre, à se développer, à avoir des projets dans la vie malgré le ou les traumatismes subis. C’est « vivre avec » le traumatisme, qui fait partie de la vie.
Plus que résister, c’est apprendre à vivre aussi avec ce traumatisme. Une phrase célèbre qui permet de résumer la notion de résilience est de Nietzsche : « Ce qui ne tue pas rend plus fort. »
Tous les psychologues et ceux qui travaillent avec des enfants et des adolescents sont conscients que l’enfant a un potentiel de résistance, de développement, même dans les situations les plus graves, qu’il a des ressources pour trouver ou retrouver sens à sa vie pourvu qu’il soit aidé, soutenu, accompagné et si possible dans la durée. C’est pourquoi aussi nous continuons à prier pour les enfants confiés même s’ils sont devenus adultes. Notre aide discrète dans le secret de la Communion des Saints peut aussi aider ces enfants à avancer sur le chemin de la guérison.
Ainsi la résilience est la capacité à mobiliser ses forces tout en se reconnaissant faible et vulnérable Ce qu’un enfant a vécu ne s’oublie pas, mais il peut en faire quelque chose de positif. Souvent pour se reconstruire un enfant va trouver une personne à laquelle il va se confier et ce à partir de quoi il peut commencer son travail de réparation.
Souvent aussi un critère de résilience réussie est l’ouverture vers les autres. Beaucoup de ces enfants devenus adultes, dans un projet de vie renouvelée, se mettent au service de ceux qui souffrent ce dont eux-mêmes ont souffert.
Cette capacité à transformer les forces de mort qui habitent ces enfants maltraités, pour lesquels nous prions humblement, en forces de vie n’est-elle pas une réalité du Mystère de la Résurrection du Christ qui a été tiré de la mort.

A propos de la résilience Stefan Vanistendael , dans un article paru en mars 2006 sur le site de www.croire.com, disait :
« Le Christ nous a libérés de cette profonde aliénation en nous indiquant une autre voie : notre vie brisée, nos blessures peuvent se transformer en une vie nouvelle et inattendue.  […] Je crois, du moins si l'on accepte l'idée que la résurrection commence déjà sur terre, que cette régénération peut se produire ici et maintenant. Le Christ a montré que ce processus se poursuivra au-delà du temps et de l'espace, au-delà de nos limites naturelles. Ceci ne justifie ni ne glorifie les souffrances humaines, mais peut alléger le désespoir et ouvrir l'avenir au bonheur. »

Ainsi le Christ qui a pris sur lui toutes les souffrances et en particulier celles des enfants maltraités, qui est mort et ressuscité nous montre, par le Mystère Pascal, la force de Vie source d’Amour que Dieu met en chacun de ces enfants, en chacun de nous. 
Notre humble prière doit être porteuse de cette Espérance, celle qui au matin de Pâques a fait dire à Charles Péguy : « Mon Dieu, c’est comme si tout était neuf, comme si tout commençait ce matin »

Bien fraternellement                                       
Mona et l’équipe d’UEDLP                                                                                                 
Père Bruno

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Janvier 2007 - Famille et Maltraitance

IMG_0863Bonjour et bienvenue !

Que cette nouvelle année soit une année de bénédictions pour vous et pour votre entourage familial, amical, professionnel. Et que nos cœurs et nos prières ne cessent de chanter la louange du Seigneur Notre Dieu, lui le Seul Saint !

Au moment où ce petit éditorial est rédigé, nous sommes dans le temps de l’Avent, tendus vers la magnifique promesse de la venue de notre Sauveur en nos vies la nuit de Noël. Temps de l’attente, temps de l’espérance, temps d’un avenir promis. Nos cœurs et nos prières disent déjà l’espérance du Tout Petit, du Précieux, de l’Enfant, du Premier Né Notre Seigneur. Nous sommes dans l’attente de Celui qui va nous enfanter à la Vie en nous sauvant.

Ce sentiment, autre mais si proche, habite aussi le cœur de celle qui attend un enfant. Accueillir en soi, en son sein, un tout proche et bien plus précieux que soi, rêver de son avenir, préparer la chambre et le berceau. Partager cette attente avec le père de l’enfant et ensemble œuvrer déjà à son l’avenir. Comme Marie et Joseph, comme tous les parents de par le monde, attendre en couple, dans ce noyau premier de la famille.

La famille, Sainte Famille de Marie et Joseph, ou plus simplement celle appelée à la sainteté dans le quotidien de nos vies, est le lieu primordial de l’épanouissement d’un enfant. Lieu de tranquillité, de stabilité, lieu où l’amour se dit dans la quiétude, la tendresse. Lieu par excellence où l’enfant est et se sent protégé, où l’enfant peut s’épanouir à la vie. Lieu du devenir.

Et pourtant, la famille est  le lieu où la maltraitance des enfants est la plus développée !

Quelque soit le type de maltraitance, physique, sexuelle ou psychologique, 9 fois sur 10 l’enfant est victime par un ou plusieurs  membres de sa famille proche ( parents, grands-parents, oncles, tantes, cousins …). Dans 50,9% des cas ce sont les parents qui sont les auteurs des mauvais traitements et c’est la mère qui est désignée en premier comme l’auteur de maltraitance ( 26,5 % ) puis le père ( 24,4%), suivi du beau-père qui est mis en cause à hauteur de 5,6%.
(
chiffres diffusés sur le site  : http://www.allo119.org )

Au moment où nos cœurs espèrent la venue de l’Emmanuel entouré de l’amour de Marie et de Joseph, au moment où nous nous préparons dans l’amour et la joie à choyer nos enfants, nos petits enfants, neveux, nièces, filleul(e)s…avec ces milles petites attentions de Noël, pensons à ces enfants, prions pour ces enfants.

Mais prions aussi et avant tout pour ces familles où l’amour n’est pas,  ou bien se dit si mal.

Prions pour ces mères et ces pères, pour que leurs cœurs s’ouvrent à l’amour, pour que leurs yeux s’ouvrent enfin, pour qu’ils deviennent une famille dont le terreau fertile permettra à leurs enfants se s’épanouir.
Prions pour que ces familles mal-traitantes, mais aussi pour que les familles « bien-traitantes » aient pour modèle la Sainte Famille.

Mona et l'équipe d'UEDLP
Père Bruno

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Juillet 2006 - Parler des Anges Gardiens n’est plus de mode !

S6303711Parler des Anges Gardiens n’est plus de mode !
Et pourtant La Bible fait si souvent référence aux anges : dès le livre de la Genèse est nommé l’ « ange de Yahvé » ou l’ « ange de Dieu » ( Gn 16, 7-13 ; Gn 21, 17 ).
Les anges ne sont rien par eux-mêmes : ils n’existent que par Dieu et pour Dieu. Ils sont innombrables, des myriades de myriades ( Dan 7,10 ), chacun ayant un rôle défini , voulu par Dieu dans une hiérarchie céleste : anges, séraphins, chérubins, trônes, dominations, vertus, principautés, puissances, archanges, et chacun oeuvrant pour Dieu, par Dieu à la Divine Cohérence du monde visible et invisible.
Le Psaume 90 nous apprend que Notre Seigneur nous a confié à ses anges :
‘ il a pour toi donné ordre à ses anges de te garder en toutes tes voies. Sur leurs mains ils te porteront pour qu’à la pierre ton pied ne heurte. ‘
Notre Dieu de tout Amour met à notre service ses anges, créatures comme nous, mais immortels, supérieurs à nous, pour nous aider, pour nous guider sur le chemin vers Lui de qui nous recevons la vie éternelle. Ils sont au service des serviteurs de Dieu que nous sommes.

Parmi les anges, il y a les Archanges : Gabriel, Raphaël et surtout Michel. Ces archanges combattent pour Dieu l’ange déchu, Satan, l’ange du Mal qui œuvre à notre damnation. Par la Croix, le Christ est définitivement vainqueur mais le combat continue chaque jour, chaque heure jusqu’à la venue du Royaume. Nos anges gardiens nous aident à faire en Dieu, par, pour Dieu reculer le Mauvais en résistant aux tentations, en choisissant le Bien contre le Mal. Un chemin de sainteté s’ouvre à nous dans ce combat contre les ténèbres où l’Archange Saint Michel et la Vierge Marie combattent à nos côtés dans le quotidien de nos vies.

Mais pourquoi donc parler des Anges Gardiens dans ce petit feuillet d’UEDLP ?
Notre prière, si humble, si discrète et totalement abandonnée dans la confiance à Dieu, est aussi contribution à ce combat contre les ténèbres et participation à la Victoire finale de la Lumière. Le Mauvais, Satan, fait particulièrement son lit dans l’atrocité de la maltraitance et œuvre ainsi pour obscurcir, en vain,  l’œuvre d’Amour de Notre Dieu  et Père.
Aussi :
- demandons la protection des saints anges et archanges pour que les enfants maltraités ne soient pas contaminés par la haine de leurs maltraitants, par la haine d’eux mêmes tant le Mal les a abîmés ;
- demandons la protection des saints anges et archanges pour qu’ils choisissent, dans la liberté que donne l’Amour Vrai du Père, d’être œuvre de pardon et qu’ils ne transmettent pas le mal en devenant à leur tour, adulte, des maltraitants ;
- demandons la protection des saints anges et archanges pour que les adultes trop pauvres choisissent d’affronter la vérité, qu’ils reconnaissent leurs torts, qu’ils demandent pardon à leurs victimes, qu’ils s’engagent sur un chemin de guérison et de justice. Et qu’ils apprennent progressivement qu’eux aussi ils sont aimés d’un même amour par Notre Dieu qui aime tous ses enfants d’une même démesure.
- demandons la protection des saints anges et archanges pour notre cœur ne soit pas gangrené par le dégoût, le rejet de ces adultes maltraitants. Ils sont nos frères et sœurs et l’œuvre de Dieu pour eux, comme pour nous, est Miséricorde et Justice.
- demandons la protection des saints anges et archanges de nous armer, nous fortifier dans le Combat contre les forces du Mal pour que l’Amour triomphe au cœur même des ténèbres de la maltraitance, car Dieu seul est Saint !

Il nous faut redécouvrir l’importance des Anges Gardiens, ouvrir nos yeux, et notre prière à leur présence invisible mais réelle à nos côtés. Ils nous aident à surmonter les épreuves les plus négatives en grandissant dans la foi. Et rendons grâce au Seigneur de nous donner de si beaux alliés pour sa seule gloire et le salut du monde.
Mona et l'équipe d'UEDLP
Père Bruno

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Avril 2006 -Prier en communion avec les Saints

IMG_0903Dans cette prière que nous avons pour les enfants maltraités mais aussi pour les adultes maltraitants se dit la réalité de l’Eglise, où tous unis, chacun a besoin de tous les autres dans cette solidarité priante.
Membres de l’Eglise, nous sommes unis et partageons la souffrance de chacun de nos frères et sœurs, de ces enfants qui souffrent. Mais aussi celle de ceux, adultes, qui n’ont pas su les respecter.
Tous pécheurs, nous avons tous besoin de l’entraide mais aussi de l’intercession des vivants et des morts dans cette œuvre de Charité et de Miséricorde à laquelle le Père désire tant nous associer aux côtés de son Fils.
Chacun, élément insignifiant mais si précieux au cœur de Dieu, est lié à l’ensemble de ses frères et sœurs, et ne forme ainsi  réellement qu’un seul corps, le Corps Mystique de Notre Seigneur Jésus Christ.
Saint Thomas disait à ce sujet : «  Nous ne disons pas : Mon Père, mais Notre Père, ni : Donnez-moi, mais donnez-nous ; parce que le Maître de l’unité n’a pas voulu que la prière fût privée, c’est à dire qu’on priât  pour soi seul ; il a voulut qu’un seul priât pour tous, parce que lui-même nous a tous portés en Lui seul. »

Nous ne  formons d’une seule et même grande famille spirituelle, vivants et morts, saints connus et reconnus, saints anonymes de tous les temps, grande famille où chacun selon les mérites accordés par la Grâce divine, contribue réciproquement, par l’entraide et l’intercession, à ce que le Royaume d’Amour triomphe sur terre. Tous unis, nous le sommes par, avec, et en le Seul Pur Amour, celui du Cœur Très Sacré de Notre Divin Seigneur.
Chacun de nous, par cette prière pour les maltraités et les maltraitants est « petite flamme de miséricorde » dans cette Magnifique Œuvre de Miséricorde de Notre Dieu  pour tous.
Saint Paul dans la première lettre aux Corinthiens écrit « En effet, prenons une comparaison : le corps est un, et pourtant il a plusieurs membres : mais tous les membres du corps, malgré leur nombre, ne forment qu’un seul corps : il en est de même du Christ. Car nous avons tous été baptisés dans un Seul Esprit en un seul corps, Juifs ou Grecs, esclaves ou hommes libres, et nous avons tous été abreuvés d’un seul Esprit. Le corps, en effet, ne se compose pas d’un seul membre, mais de plusieurs.  [….] Si un membre souffre, tous les membres partagent sa souffrance ; si un membre est glorifié, tous les membres partagent sa joie. Or vous êtes le corps de Christ et vous êtes ses membres, chacun pour sa part. »  ( 1 Co 12, 12-14 …. 26-27 )

Par cette humble prière pour les enfants et les adultes nous sommes unis, tous fidèles et intimement liés au Christ dans ce mystère de Foi, d’Espérance en communion avec Lui et toute Eglise.

Mona et l'équipe d'UEDLP
Père Bruno

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Avril 2005 - Les enfants et la guerre

IMG_4108Aujourd’hui dans les dizaines de conflits dont souffre notre planète, 90% des victimes sont des civils et parmi eux, plus de la moitié sont des enfants.
Durant ces 10 dernières années, d’après l’UNICEF, 2 millions d’enfants ont été tués, 6 millions ont perdus leur foyer et 12 millions ont été blessés ou mutilés à cause des mines antipersonnelles.
De plus 20 millions d’enfants ont été obligés de réfugier hors de leur pays d’origine.

Au quotidien, les enfants qui subissent la guerre affrontent le manque de nourriture, les violences émotionnelles, les attaques, les mines, les abus sexuels, les viols et enlèvements pour, comme au Soudan, que des jeunes filles et même des fillettes deviennent des esclaves sexuelles des soldats.
Enfin 300 000 enfants-soldats sont les victimes actives d’une guerre à laquelle ils sont forcés de participer. Ceux-là sont victimes de harcèlement moral, d’humiliations, d’accoutumance à la drogue et à l’alcool, de la violence psychologique des crimes qu’ils voient et qu’ils commettent.

De toutes les victimes des guerres, les enfants sont les plus vulnérables et les moins aptes à surmonter les conséquences émotionnelles et psychologiques.

Notre vocation de priants est de prier pour toutes les victimes de maltraitance, pour tous ces enfances brisées par la folie des adultes.

Prions Notre Père Très Aimant, Lui l’Unique qui nous offre toute Paix ;
présentons Lui ces enfants victimes de la violence absurde de la guerre.
Demandons Lui d’envoyer son Esprit sur toute la Terre pour que tous, nous apprenions chaque jour un peu plus, à l’image du Christ Jésus, à écarter de nos cœurs la haine, à aimer notre prochain, à œuvrer avec Lui, dans sa Compassion et son Amour, à cet avenir de Justice et de Paix qu’Il veut pour nous tous, et en particulier les plus faibles, les enfants.

Unissons nos prières pour ces enfants et pour rendre gloire à Notre Dieu.

Mona et l'équipe d'UEDLP
Père Bruno

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0604 Un et un et un

IMG_3017Suite à plusieurs courriers reçus à l’occasion du Nouvel An 2006 nous témoignant votre amitié fraternelle, et nous demandant s’il était possible de recevoir un second prénom d’enfant et d’adulte dans la prière, je voudrais donner mon sentiment :

D’abord, nous partageons cette humble joie de recevoir en notre âme et conscience cette vocation de prier pour un enfant et un adulte. Mais comme le cœur reste vaste, nous préférons en rester à « un et un » noms par priant : Un et un, c'est-à-dire un enfant blessé et un adulte pauvre !

Au-delà, c’est toute notre attitude de cœur, de prière, de vie qui en est colorée, renouvelée, convertie. Beaucoup d’entre nous, par ces deux noms, savent prier « pour tous ceux » qui vivent de ces épreuves.
Notre cœur lui-même est rendu différent par la prière que le Seigneur lui a demandée et donnée : Et c’est finalement « un et un et un » : l’enfant, l’adulte et nous !

Ce n’est donc non pas un ou deux ou trois noms d’enfant, mais « un et un et un » … et un jour, par ces trois « un », c’est « tous », toute l’humanité !

Avec notre fraternelle communion.
Père Bruno - avril 2006

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0805 Miséricorde

IMG_2116Chrétiens, nous sommes tous appelés à devenir instrument de la Miséricorde de Dieu et la mission qu’Il nous confié de prier pour ces enfants nous invite tout particulièrement à le devenir.
En Pologne, le 17 août 2002, lors de la célébration de la dédicace du nouveau sanctuaire de la Divine Miséricorde à Cracovie, Jean Paul II disait

En dehors de la Miséricorde de Dieu, aucune autre source d'espérance n'existe pour l'homme"

La Miséricorde sauvera le monde !

Mais, nous qui sommes de plus en plus souvent confrontés à la misère de l’humanité blessée et blessante dans notre vécu mais aussi par le bombardement des médias, sommes-nous capables et prêts à comprendre qu’il y a urgence à aimer notre prochain par les yeux de Dieu, notre Père.

Il faut nous laisser toucher au cœur par cet amour miséricordieux du Père qui malgré les errements de ses enfants nous aime toujours plus, toujours d’avantage.
Ouvrir les yeux et regarder le petit, le méchant, le maladroit, le calculateur, le pauvre, le bourreau avec ce même regard de tendresse que nous avons pour un enfant. Nous laisser toucher par sa petitesse comme Notre Dieu est touché en son Divin Cœur par notre petitesse.

Dieu n’est que Miséricorde, car il est Dieu. Et Dieu ne peut renier cet amour fou du pauvre, sinon il ne serait pas Dieu !
Il faut demander la grâce d’aimer du regard d’Amour et de Miséricorde de Dieu. Nous laisser toucher au cœur, aux tripes par la petitesse même incompréhensible, même révoltante du pauvre. Dieu ne demande que cela, n’est que cela !

Et le Christ en sa Passion n’est que cela ! Comment dire cette brûlure intense qui consume son Divin Cœur, alors même qu’il devrait hurler sa haine contre tous ceux qui le martyrisent. Son cœur n’est qu’amour, son regard n’est qu’amour, sa vie terrestre qui s’achève sur la Croix n’est qu’amour, don de miséricorde.
Aimer jusque là, jusque la souffrance d’aimer, celle que vous explose le cœur et le fait se consumer au feu du Cœur Sacré du Christ.

Il faut demander cela, il faut nous laisser pétrir, travailler pour un jour devenir une braise d’Amour, une petite flamme de miséricorde, être une toute petite braise de la Divine Miséricorde.
Prier pour les pauvres de cœur, les méchants, les bourreaux est pour nous un chemin de conversion essentiel. Notre Sauveur qui a donné sa vie pour nous, et encore plus pour eux, les aime passionnément et Il souffre pour eux sur le bois de la croix et il souffre aussi de notre fermeture de cœur pour les adultes si pauvres pour lesquels nous avons tant de mal à prier en vérité.

Il faut que nous nous convertissions sur ce point : les aimer comme Dieu les aime en commençant humblement par la prière même si elle est sèche, même si elle est plus difficile.
C’est dans la pauvreté de notre prière pour plus pauvres que nous que le Seigneur nous attend pour nous convertir encore plus avant. Aimer ceux que notre cœur ne peut pas aimer ou si difficilement, si étroitement.

Que chacun de nous devienne une petite Flamme de Miséricorde, et que si nous sommes plusieurs à prier ensemble que notre petite assemblée devienne « un foyer de Miséricorde » ( pardon de reprendre l’expression de foyer tant liée à Marthe Robin ), notre prière puisant sa force et son inspiration dans la contemplation et l’adoration du Cœur Sacré de Notre Seigneur.

Il faut que notre cœur s’ouvre à la prière pour ceux qui nous semble les plus pécheurs, ces adultes maltraitants, nos frères.

C’est un beau chemin de conversion qui demande beaucoup mais c’est le chemin de la Divine Miséricorde que ne cesse de s’offrir par le Doux Cœur du Christ Jésus : convertir notre cœur pour qu’il batte à l’unisson avec le Sien, qui, en sa Passion, aime infiniment tous ceux qui l’abandonnent, le torturent et le crucifient, c’est à dire nous tous et surtout ceux que nous reconnaissons comme plus pécheurs que nous, parce que leur péché est hors de notre entendement, qu'il est horrible, terrible et qu'il anéantit toute dignité aux enfants pour lesquels nous prions.

Mona - Mai 2008

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0501 La vie dès son commencement ?

03_fleur_salsifiOn connaît le débat, et combien il est douloureux, quelque soit le point de vue où l’on se situe. Le calcul est effrayant, à compter les semaines. Embryon, fœtus, eugénisme, …
Comment ne pas être pris dans le vertige de l’émotion et des émotions ? Quelle place à la réflexion ? Où est la limite ?
Si on ne prend pas le parti absolu de l’instant initial, la question de la limite est insoluble.
Humain après la 10ème semaine de grossesse ? la 12ème ? Certains pays en sont à la 20ème ! Et dernièrement, cette anglaise qui réalisa en Espagne un avortement dit ‘tardif’ au cours du 8ème mois. Si je ne me trompe pas, il me souvient qu’à l’école, on entendait dire que le père romain de l’Antiquité devait reconnaître le nouveau né pour que celui-ci soit reconnu et qu’il puisse vivre !

C’est cela qui oblige l’Eglise à sa position. Une société se juge à son souci de ses pauvres.
Et si tu es pauvre, tu apprécies.
« Qui est le pauvre ? » renvoie à la question de l’Evangile « Qui est mon prochain ? »
Ils sont sur toutes les frontières, sans exception :
1 - Dès le début de la société, à la rencontre du spermatozoïde et de l’ovule.
2 - Sur les bords de la société, avec le soin à rendre à nos frères touchés par toutes formes de pauvreté : maladie mentale, immigration, ennemis en cas de guerre, chômeurs, voisin irascible …
3 - Jusqu’à la fin de  la vie en société, sans acharnement thérapeutique, mais sans euthanasie.

Ce qui est intéressant, c’est que l’Eglise tient cette positon de façon systématique quand beaucoup d’entre nous (tous ?) voudraient choisir. Nous ne déployons souvent pas la même énergie selon les sujets de nos discussions : avortement, immigration, peine de mort, handicap, torture, …
Et selon les cas, nous en appelons soit à la prise en compte de la  complexité des situations, soit au devoir de tenir ferme dans la défense des principes. Comment conjuguer les deux si nous choisissons ? Il faut toujours tenir les principes et faire, ensuite, chacun ce qu’on peut en conscience. Et ce n’est pas de l’hypocrisie.  Nous agissons tous ainsi, mais quand nous en avons besoin, nous le reprochons facilement aux autres.

La question de la prière pour les « petits à naître » gène, car elle redit le principe. Et cela pose immédiatement la question de la légitimité morale de la légalisation de l’avortement. Or dans la tête de nos concitoyens, il y a deux types de fœtus, celui voulu coûte que coûte, et celui qui gène.
Sous prétexte d’aider la femme pauvre, on en est arrivé à un vrai usage fréquent « de convenance ». Et malgré les réserves de la 1ère loi de 1974, le dérapage malheureusement annoncé est advenu. « La réforme de 2001 a changé l’esprit de la loi. La référence à la transgression a disparu. On est passé d’un ‘interdit sauf’ à un ‘autorisé à condition que’. L’entretien social n’existe plus qu’à titre facultatif » (La vie n°3090).
Et je viens de découvrir qu’après le passage de l’avortement à l’IVG, on est passé de l’IVG à l’Orthogénie ( ! ), que je pense pouvoir traduire « Bonne-naissance » !
Et malgré le développement de la contraception, l’avortement, même chez les adolescentes, progresse chaque année en France ! Le silence sur le sujet ne signifie pas acceptation, mais tabou.
Et on a oublié le plus pauvre, « l’enfant pauvre dedans la femme pauvre »  quand la femme est vraiment isolée, abandonnée par la société, et en premier par celui qui prétendait l’aimer, l’homme, fidèle ou de passage. Elle n’a pas été entourée pour être aidée à porter plus pauvre qu’elle en elle, ce qui la conduit à un nouveau traumatisme.
L’Eglise a toujours dit : « Attention à toutes les frontières ». Pour le début aussi ? Oui, depuis le début, dès le début. Et elle dit simultanément : « N’abandonnez pas les femmes vraiment en détresse. Vous, riches, aidez ces plus pauvres à protéger leurs encore plus pauvres ».
La question est loin d’être clause dans nos sociétés repues et angoissées.
Père Bruno - janvier 2005

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Octobre 2005 - Naissances non déclarées

IMG_410050 millions de naissances non déclarées en 2004 dans le monde !
En lisant cette information diffusée par le bulletin  de l’Association ‘Plan France’ qui depuis 67 ans propose de parrainer des enfants et d’aider au développement de leurs communautés de vie dans des pays en difficulté, nous avons été interpellés.
La Déclaration des Droits de l’Enfant de 1989 dit : « l’enfant est enregistré aussitôt sa naissance et a, dès celle-ci, droit à un nom et à une nationalité… » ( art 7 ).
Pourtant à ce jour 41% des enfants nés dans le monde ne sont pas déclarés et n’ont donc pas d’existence officielle avec de grandes disparités selon les régions du monde : Afrique sub-saharienne : 71% - Asie du Sud : 63% - Moyen-Orient / Afrique du Nord : 31% - Amérique Latine : 14% - Union Européenne / Anciens pays de l’Est / Russie : 10% - grands pays industrialisés : 2% ( chiffres communiqués par le Fonds des Nations Unies pour l’Enfant ).
Les conséquences de cette non déclaration sont toutes graves pour l’enfant: ne pas posséder d’identité ; impossibilité d’accéder à l’éducation  (analphabétisme accru ), à la santé ( pas de vaccination ), au logement ; aucune prise en charge en cas de décès des parents ( SIDA en Afrique ) ; incapacité à voter, à se marier, à hériter, à déclarer leurs propres enfants ; risque d’autant plus important d’être victimes d’abus sans pouvoir obtenir réparation ( viol, travail forcé, prostitution… ) ; incapacité à connaître précisément son âge et donc de pouvoir dénoncer un acte de pédophilie et un mariage forcé …

Nous avons demandé au Père Philippe Gruson, exégète, que nous remercions vivement, de nous renseigner sur la manière dont le nouveau-né était reconnu dans la Bible :
« Dans l’Israël biblique, il n’y a pas besoin de reconnaissance particulière de l’enfant nouveau-né. Dans une société de type patriarcal, la famille et l’entourage connaissent évidemment la mère et donc le père (à part cas exceptionnels comme celui de Tamar et Jacob, Gn 38,24-26). Un rite connu est celui de l’imposition du nom (après l’exil, il sera souvent lié à la circoncision ). Qui nomme ? Dans l’Ancien Testament, sur les 46 cas d’imposition du nom connus, 28 fois le nom est donné par la mère (dont les 12 noms des fils de Jacob par Rachel ou Léa, en Gn 29,31-30,24 + 35,18) et 18 fois par le père. Quelques textes disent que le nouveau-né, une fois sorti du ventre maternel, est placé sur les genoux du père : concrètement (Job 3,12) ou symboliquement (Ps 22,11 : Dieu). »

Nous qui prions plus particulièrement pour l’enfant qui nous a été confié mais aussi, dans la vocation de notre prière qui est universelle,  pour tous les enfants de cette Terre, portons plus particulièrement ces enfants, ces 50 millions d’enfants,  oubliés de tous puisque sans existence légale. Portons-les dans les bras du Père qui est Tout Amour qui nous connaît chacun par notre nom.

Portons les aussi dans les bras de Marie, notre Mère à tous.

Mona et l'équipe d'UEDLP
Père Bruno

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